Je suis moins fleur bleu que Jordan:
J'avais écris il y a de cela quelques années maintenant, deux, trois vers sur un revers de nappe dans une brasserie de Paris. Je ne pensais pas m'en servir et de coup... on me l'a piqué. C'est con parce que ça a été un peu transformé (à l'époque l'écologie n'était pas aussi en vogue qu'aujourd'hui et le type qui me l'a piqué en a fait une sorte de truc hippie).
Ca donnait ça:
♫♫ C'est comme un avion...♫♫
Qui vit d'kérosène et tue les baleines...♫♫
Un avion...
Deux pneux qui chassent dans le ciel...
Un avion...♫♫
Mais jamais rien ne l'empêche l'avion...
D'aller plus haut oh oh oh oh ♫♫
Ensuite le type à rajouté la suite mais elle collait parfaitement à ce que j'avais écris...:
Mais je suis seul dans l'univers
J'ai peur du ciel et de l'hiver
J'ai peur des fous et de la guerre
J'ai peur du temps qui passe, dis
Comment peut on vivre aujourd'hui
Dans la fureur et dans le bruit
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu...
Sinon j'ai écris un discours poétique, une sorte de mix entre Bové et Saint-Exupéry:
A l'Art, citoyens!
Regarde, ça c'est une fleur,
C'est ce qu'il y a de plus beau et de plus précieux sur Terre...
Tu connais pas ça sur ta planète, hein? dis...
Les fleurs absorbent le gaz carbonique,
C'est pourquoi il faut en construire plein partout
Des fleurs: ici, là -bas, chez toi, partout...
- Chez toi tu peux pas? Mais c'est à tout le monde de faire l'effort de son côté...
Il ne faut pas être égoïste et et attendre que les autres fassent les choses à ta place.
Avant tout, il faut mettre des fleurs dans son coeur,
Parce que l'homme rejette trop beaucoup de gaz carbonique dans l'atmosphère;
Et à force, on va tous mourir asphyxié.
Alors, arrêtons de respirer, de recracher cet air impur, de polluer,
Et pensons à nos enfants: faisons tout pour qu'ils puissent demain renifler sans se soucier de la pureté de la morve qu'ils ingurgitent!
Cessons cette folie et faisons payer aux vrais responsables:
POUMONS - PAYEURS
Ceux qui respirent, doivent payer pour leur méfait; les pollueurs devront comprendre qu'il faudra un jour restituer tout l'oxygène volé et gaspillé!
Et construisons des fleurs pour que notre bonheur
Soit aussi celui de demain - en plus c'est très jolie...
(Ceci ne sera jamais un message visant à promouvoir l'adoption par l'Etat d'une loi en faveur de l'apprentissage de l'apnée à l'école - et c'est bien dommage!)
J'ai écris aussi une chanson, elle aussi écolo, que l'on chante maintenant depuis près de vingt ans dans les écoles du plateau des Mille Vaches (ils chantent tous en l'honneur des gens du rivage qui mourront bientôt à cause de la montée des eaux des océans, la fonte des pôles et le réchaufement des eaux du globe - mais ils ne s'en plaignent pas au contraire: ils sont tous atteint du "syndrome de Noé": ils espèrent la fin du monde et devenir les derniers survivants, sur leur haut plateau mauve qui leur servirait d'arche):
(Ca sa chante au bruit de la corne buse, et au bord des falaises de Crozon où les habitants du Plateau se rendent chaque année en pèlerinage)
J'ai le cul qui dérape sur la banquise
J'ai les poils du culs qui frisent
Je suis seul sur mon glaçon,
J'ai perdu mon p'tit garçon...
Ours polaire, je suis...
J'essuie toutes vos bêtises.
Toute ma famille est partie
J'ramasse tout le courage quim' reste pour survivre
Mon île est trop petite
J' dérape vers l'océan
J'prendrais bien une p'tite cuite
Maintenant qu'c'est permanent
- le réchauffement.
On dit qu'c'est climatique
J'pense plutôt qu'c'est dramatique
On ne fait plus que d'la figuration
Demain vous mangerez du plancton.
J'ai le cul qui glisse sur la banquise
Bientôt je s'rai r'froidi!
Quel talent!
