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Sujet du message: Le système scolaire actuel, bon ou à changer ?
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Allez, on prolonge un peu le débat... Ca peut être cool d'avoir quelques avis, même si apparemment la plupart sont pour le changement.
Bon, c'est relativement difficile pour moi d'avoir un point de vue objectif sur ce système étant donné, que je suis encore dedans ( du moins jusqu'au 4juillet j'espère ).
D'abord, sur la différence entre conaissance et intelligence, je pense qu'on est tous d'accord. On peut admettre qu'on porte trop d'importance au par-coeur et non à la reflexion. Les math pour moi en sont le principal exemple, il suffit d'avoir fait 400 000 exos pour savoir exactement quoi faire le jour J, sans pour autant comprendre.Et cette matière, est vraiment trop importante selon moi dans les filières générales. Je trouve ça aberant de déterminer l'avenir des gens selon le fait qu'ils sachent appliquer ou non une formule.
Bien sûr, mon cas personnel me renforce ce que je pense. J'ai raté 3 mois décole, et pourtant dans toutes les matières reflexionelles, ( éco,philo,Histoire-Géo ..) j'ai réussi à élever mon niveau au dessus de la moyenne de la classe,mais en maths, si on est pas en cours c'est très difficile. Donc, on juge les gens sur leur présence et non leur capacités. Que va leur apporter ça le jour d'un entretien ou dans leur travail... Hormis de devenir des moutons de panurge qui appliqueront ce qu'on leur dit et qui ne saurons pas penser,réfléchir par eux-mêmes.
J'imagine que tout ceci vous paraît franchement caricatural et sans doute trop déterministe, néanmoins c'est ce que je pense, et ça me fout en l'air de savoir que je peux rater un an, uniquement parce que je n'étais pas là pendant 3 mois, alors que j'ai pu prouver ce que je valais partout sauf en math... ( je vais probablement avoir entre 3 et 4...Ca suffira surement mais on sait jamais. )
Mes amis, débatons.  _________________
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20 Juin 2008 22:51 |
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| Akiradu63 a écrit: |
| Je suis pas du tout d'accord avec vous sur l'école les gars, si vous voulez créer un topic pour qu'on en parle je suis pour ^^ |
Ayé. Merci stone
Le fil :
| Limguela a écrit: |
| C'est surtout les connaissance scientifiques qui sont ridicule en france. En école, on apprend pas l'histoire de la science alors que pour moi, c'est un truc essentiel. On préfère suivre des cours de "science" ce qui absolument ridicule... C'est comme les cours de dessins, mais quel intérêt ?! qu'ils nous mettent des cours d'histoire de l'art !!!! faut pas s'étonner si on en arrive à des trucs pareils. |
| Stone a écrit: |
Sauf qu'à notre époque, les jeunes en ont rien à tapper de l'histoire de l'art, ni du dessin d'ailleurs. Mais c'est plus lucratif, marrant et ça les encourage plus à s'investir. ( bien que j'en sois pas convaincu mais bon..) alors que l'histoire de l'art, excuse moi mais je vois très très peu de jeunes qui y irait... Bref, concernant la lune, certes c'est aussi utile que de savoir extraire une racine carrée, mais franchement, c'est quand même quelque chose que t'apprend a 6 ans quoi...
Alors ça, savoir la formule ionique du sodium ou calculer la dérivée d'une fonction logarithme, ça on l'apprend et c'est même au bac, mais toute la culture, d'un pays aussi fourni en histoire que la France, ça on apprend pas... C'est vraiment un problème de priorité enfin c'est mon avis. |
| Limguela a écrit: |
| Bah tout est relatif... La connaissance, c'est pas une médaille que tu accroches au veston, connaitre des trucs qui ne te servent qu'à gagner à question pour un champion, ça sert à rien. C'est pas un gadget la connaissance, c'est un outil. Le papou n'a pas vesoin du même savoir qu'un plombier polonais ou qu'un prix nobel de médecine. On apprend avant tout un savoir qui nous est utile. Pour certains savoir que la terre tourne autour du soleil et que la lune tourne autour de la terre, c'est vraiment très accessoire... Tu peux pas demander à tout le monde de comprendre le monde, d'être passionné par le monde qui les entour, d'avoir le temps de s'y intéresser. Le problème c'est que ça ça devrait faire partie de la base, parce qu'on est tout de même civilisé et que comprendre un minimum le monde dans lequel on vit, c'est un minimum, comme savoir aussi se débrouiller seul dans la forêt au cas où (y a que les scouts qui apprennent ça^^), mais bon, quand à l'école on t'apprend, par exemple, qu'il y a les hommes et autour les animaux, suggérant que l'homme n'est pas un animal, je vois pas ce qu'on peut espérer de mieux. On est déjà un peuple qui je pense est déjà assez ouvert à d'autres cultures, ça c'est déjà pas mal ; je pense qu'on est tout de même moins ignare que d'autres. |
| riv' a écrit: |
Baaaa l'art plastique (parce que juste le dessin ça n'existe plus ou preque) et l'histoire de l'art c'est enseigné à qui veut à partir de la seconde hun.
C'est clair que ce ne sont pas ds matières "obligatoires" et donc suivient par tout le monde mais c'est mieux que rien...
Puis bon, tous les élèves ne sont pas intéréssés par tout ça, et c'est compréhensible... déjà tout le monde fait de l'histoire-géo (beaucoup de géo-politique en section L, et ça c'est pas mal du tout), c'est une bonne base.
Pour ce qui est des "ignorants", ba il faut croire que savoir tout ça n'apporterait rien à leur vie...c'est dommage mais bon, chacun voit les choses comme il le sent hun. |
| Limguela a écrit: |
| Oui mais je parle de base commune pour l'histoire de l'art et de l'histoire de la science, donc si tu rends ça facultatif, ça n'a plus de sens. On va pas mettre la conjugaison facultative non plus^^. Pour moi, c'est bien plus important que les maths par exemple. Je ne sais pas si c'est encore pareil en L, mais j'ai fait parti je crois de la première génération de ce qu'on appelle aujourd'hui les L et donc le programme était encore tout bizarre. Et ils avaient décidé de pas trop compliquer la tâche pour les maths... c'était niveau école primaire et c'était très bien. Parce qu'il faut une base d'algèbre et de géométrie, mais après, si tu ne fais pas une carrière scientifique ou économique, je ne vois vraiment pas l'intérêt. La bêtise surtout, c'est qu'on continuait à avoir trois ou quatre heures de maths par semaine, pour apprendre des trucs dont on savant déjà et qu'on avait appris bien avant... ce temps, on aurait pu le passer à autre chose. Pour moi, les maths, c'est déjà une spécialisation... Les fractions, les coefficients ou je ne sais quoi, c'est franchement pas utile, c'est pas ce qu'on pourait appeler une base nécessaire... et y a pas qu'en math... qu'est-ce que j'ai pu me faire suer à l'école... le problème, c'est l'absence de contenu, on passe son temps à faire des exercices, à répondre à des questions stupides, à faire ou écouter des dissertes, à lire à haute voix des articles, à faire du social, à mettre des notes, à faire du ludique... quelle perte de temps bordel... pas étonnant qu'il y ait autant d'échec scolaire, on y apprend rien ! |
| Vinzz a écrit: |
En tout cas je suis d'accord que le système scolaire (et pas solaire) n'est pas au point. Les Maths sont considérés bien souvent, à tort selon moi, comme la base pour évaluer l'intelligence. Un mec qui est fort en maths est plus logique qu'un autre qui ne l'est pas. Absurde pour moi.
Alors on nous gave de Maths tout en sachant que ça ne servira à rien pour la grande majorité d'entre nous. Et après les jeunes sont dégoutés du système scolaire, veulent arrêter les études et voilà.
Perso j'ai fait un Bac L et bien m'en a pris. D'abord j'aurais été incapable de faire S car justement les Maths je ne pouvais pas. Chacun son truc.
Après j'ai fait la fac car j'ai eu la chance de ne pas avoir été dégouté par les Maths car en L. Mais tout le monde n'a pas cette chance. Et c'est dommage.
Oui les maths sont beaucoup trop au centre de l'éducation et de l'évaluation.
Bref, la culture c'est comme la confiture, certes.... mais sans confiture du tout point de tartine non plus.
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| Limguela a écrit: |
L'école n'est pas là non plus pour évaluer l'intelligence de ses élèves. Ni pour la développer d'ailleurs. On entend parler de socle comment de connaissances, jamais du développement de l'intelligence ou de la personnalité. C'est peut-être un tort j'en sais rien, mais au moins on échappe à des méthodes de développent de la personne qui seraient dangereuses. Les maths à la limite ça développe l'abstraction j'en sais rien, la logique peut-être, mais ça c'est des trucs qu'on développe naturellement par l'expérience donc c'est totalement inutile de passer quatre heures dessus par semaine. Et puis l'évaluation des élèves, ça c'est une réalité, peut-être une nécessité, j'en sais rien, mais c'est bien relou aussi. Le premier truc qu'on apprend à un gamin c'est qu'il peut, qu'il doit, qu'il faut, être jugé et comparé à un autre. Je trouve pas ça très sain... Si on veut donner un socle commun de connaissance, on fait des QCM... Alors que là, on nous juge sur la manière de les exploiter dans une disserte, sur notre présentation, notre comportement, notre participation, notre docilité à s'intégrer à un système inefficace... bref, tout un tas de trucs qui n'ont rien à voir avec la connaissance pure. Faut savoir ce qu'on veut, et là, le système ne sait pas ce qu'il veut, on fait un peu tout et n'importe quoi, on fait les choses à moitié. Résultat, les élèves sont perdus et finissent par rejeter le système, par s'y ennuyer. Qu'on réinstaure des cours de rhétorique, de comportement ou d'expression, c'est plus simple... au lieu de passer notre temps à lire dans la marge : "mauvaise présentation... pas clair... attention aux fautes... bonne remarque mais... soyez plus précis..."
Ce que je voudrais surtout c'est qu'on évite de confondre intelligence et connaissance. Ça, ça me barbe à un point...
Ce quoi comme topic déjà ? |
| Vinzz a écrit: |
| Limguela a écrit: |
Ce que je voudrais surtout c'est qu'on évite de confondre intelligence et connaissance. Ça, ça me barbe à un point... |
+10.
On confond presque systématiquement les deux, c'est assez navrant.
| Limguela a écrit: |
Ce quoi comme topic déjà ? |
Euh.... oui il faudrait créer un new topic sur les critique de l'éducation ou un truc du genre
Allez pour pas être totalement HS :
Vous vous souvenez sans doute de lui dans question pour un champion. Ben là il tente d'expliquer son comportement de "psychopate" durant le jeu
=> http://fr.youtube.com/watch?v=TsErPDsdn_o |
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20 Juin 2008 22:58 |
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Sujet du message: Re: Le système scolaire actuel, bon ou à changer ?
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| Stone a écrit: |
| même si apparemment la plupart sont pour le changement. |
Moi, c'est pas mon sujet^^. Je dis qu'avec la puissance du système qu'on a (le meilleur au monde sans doute) le résultat est misérable. Je suis pas pour le changement, ça dépend ce qu'on demande à changer. Je dis juste que c'est mal fichu, à cause du système d'accord, mais aussi des profs, des hésitations... . Bref, c'est un tout quoi... Bon en fait si allez un changement... Allez la révolution^^.
| Stone a écrit: |
| D'abord, sur la différence entre conaissance et intelligence, je pense qu'on est tous d'accord. On peut admettre qu'on porte trop d'importance au par-coeur et non à la réflexion. |
Pas tous d'accord non. J'ai dit qu'il fallait pas se tromper entre les deux, mais certainement pas privilégier l'intelligence, ou la réflexion comme tu dis, sur la connaissance. Pour moi, l'école doit être oui le lieu du par cœur, parce qu'une connaissance, c'est du par cœur, le savoir empirique n'a rien à faire à l'école, c'est à chacun de l'appréhender... S'il y a une chose sur laquelle je suis d'accord avec le système actuelle, c'est que l'école doit être l'école du savoir, qu'il faille que chaque élève sorte du système avec une base de connaissance minimum. Mais ce n'est pas comme ça que c'est enseigné en pratique. Moi je regrette le bon vieux temps où les élèves apprenaient par cœur jusqu'à en devenir fou. On est pas à l'école pour le plaisir... la preuve, moi je m'y suis fais chier comme c'est pas permis (et pourtant j'avais pas mal d'heure de théâtre pour m'aérer la tête). L'école, c'est pas un spectacle où il faille intéresser à tout prix l'élève. S'il faut l'intéresser, c'est pas la forme, par l'art de la rhétorique et de la pédagogie, pas en prostituant le contenu au désir de l'enfant.
La vocation de l'école, ce n'est certainement pas de juger de l'intelligence d'un gamin, ni encore de la développer. Et quand tu parles des matières ayant pour base la réflexion, je suis loin d'être d'accord. Ça a peut-être changé mais de mon temps, ce qu'on demandait en histoire, en géo et plus surprenant en philo, c'est des connaissances, savoir les mettre les unes après les autres bien sûr avec en semblant de logique. Jamais de proposer toi une réflexion. En histoire et en géo, je trouve ça normal, l'intérêt de la matière n'est pas de disserter sur une époque, j'ai jamais compris ça... c'est de montrer si on a compris une période, les évènements... Ce serait plutôt le rôle de la philo, mais moi, ça ne se passait pas du tout comme ça ! Ce que tu pensais, on s'en fichait pas mal. Ce que les profs demandent c'est de voir si tu es capables de citer des grands philosophes pour étayer une réflexion (et là encore peu importe si ça tien la route, à partir du moment ou c'est bien référencé). Et pour la coup là, c'était des cours d'histoire de la philo qu'on a et non pas de philosophie. En terminale, moi j'ai très vite déchanté. Je me suis dit, chouette, enfin un cours dans lequel on va pouvoir se masturber le concombre, pouvoir défendre des idées... que dalle... tout ce qui les intéresse c'est de voir si tu as bien sucé la bite d'Aristote (que j'adore^^), de Platon ou de Spinoza ! Vous êtes gentil, moi je n'ai qu'une seule citation à vous donner c'est Florent Pagny : "Vous n'aurez pas ma liberté de penser !" Quand je me masturbe j'aimerais ne pas avoir à me servir de la main d'un vieux chnoque disparu depuis des millénaires...
Et même si tout d'un coup, la vocation de l'école était de rendre plus intelligent les mômes, ça ne marcherait pas. Parce que ça ne se transmet pas, c'est un chemin qu'on fait seul... c'est comme l'amour, ça ne s'apprend pas... Philo-sophie... l'amour de la sagesse.
Et pour prendre une référence, je crois que c'est Elizabeth Badinter qui vient de sortir un roman je crois sur un prince florentin (je suis pas sûr des détails... ─ je vais perdre des points sur ma note finale : mes connaissances sont trop approximatives^^) qui avait eu comme précepteur les meilleurs philosophes de l'époque. Ceux-ci étaient certains d'en faire donc une sorte de prince super héros avec la sagesse en étendard. Que dalle... le type est devenu un religieux, un tyran, bref, tout le contraire de ce qu'il lui avait enseigner.... Et elle tirait donc comme conclusion, que l'école ne peut pas tout (pour paraphraser un type de gauche un jour qui a dit que l'Etat ne pouvait pas tout^^)... Tu ne peux donner finalement que des bases d'un savoir à des élèves, mais finalement, un homme, il s'éduque lui-même. Et donc, il est intelligent ou pas, c'est du domaine de l'acquis (voir de l'inné) personnel sans aucune transmission possible.
Voilà donc pourquoi il serait vain de vouloir faire de l'école un transmetteur de réflexion et que c'est très bien que ça reste un transmetteur de savoir. Mais pour moi, si je me suis bien fait comprendre (et "en guise de conclusion"^^) c'est quelque chose que l'école a perdue. Si les élèves sont en difficulté, c'est à cause du système qui ne sait plus ce qu'il doit être...
J'oubliais un truc (ah oui ça fait foirer ma conclusion ça : deux points de moins) : L'école est démocratique, elle doit transmettre à tous, donc aux plus stupides. S'il elle se met à valoriser les plus capables (par leurs "intelligences"), c'est de la ségrégation. "Le Savoir pour tous" (woah, terminer par la référence ultime du précepte ou du concept ─ mince, une hésitation : -2pts ─ de l'Ecole républicaine, ça le fait^^). _________________


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20 Juin 2008 23:35 |
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Très passionnant comme débat. Et très intéressant comme point de vue de ta part, différent et pertinent !
Bon alors, j'aimerais revenir sur le principe de la philo. Là encore, je suis désolé de faire mon égocentrique, mais je parle un peu de mes expériences en philo.. J'ai manqué un nombre incalculable de cours, et je n'ai jamais appris une seule citation ou une quelconque doctrine d'un auteur philosophique. ( Hormis une vite fait de Spinoza..qui s'intégrait parfaitement dans ma dissert du Bac ! ) J'ai toujours eu pleins de compliments de mon prof, ( cet abruit voulait me présenter au concours général, mais je pratiquais trop le séchage ce qui ne lui plaisait pas... ) mais je ne faisais que donner mon point de vue et soulever des aspects philosophique des problématiques. Tout ça pour dire, que non la philo c'est pas une simple mise en place de pleins de citations entrecoupées de doctrine datant de plusieurs siècles pour étayer des propos qui ne sont pas les tiens.
Au contraire, j'ai pris goût à cette matière, là ou enfin, mon avis importait.
Au niveau de ta vision de l'école, j'ai encore du mal à comprendre cette attitude doloriste, qui veut que parcequ'on a souffert étant jeune, il n'y a aucune raison que nos gosses ne souffrent pas. Pourquoi vouloir à tout prix souffrir pour apprendre ? Ne peut -on pas progresser sans pour autant se faire chier à mourir ? En quoi la pédagogie ludique est elle une prostitution ?
L'école est réellement sans intérêt, rien ne nous y intéresse, et les profs tentent de battre des records de nullité et de soporiphisme affligeant. En parlant des profs, j'aimerais juste comprendre pourquoi on recrute des gens qui sont bons dans leur matière. Est-ce qu'être bon admet obligatoirement une bonne pédagogie ? Si c'est pour qu'un prof nous fasses sa démonstration,plie ses cahiers en fin d'heure et se barre sans qu'on ait pu parler, pourquoi ne pas étudier en amphi et de ce fait supprimer 50% des profs ? ( Oui c'est pile dans l'actualité ça dis donc ! )
Sincèrement, je pense qu'on se marche sur la tête en valorisant ce par coeur... Franchement, l'école a quelle fonction, éducative ? ( comme Education nationale.. ) une fonction de faire évoluer ? une fonction d'apprendre à réfléchir ?
Mais j'aimerais Lim, que tu m'expliques pourquoi tu aimerais qu'on valorise la souffrance en cours, j'ai du mal à comprendre ce système de " j'ai souffert,je vois pas pourquoi toi non. " ( Sans aucune critique, on est d'accord que ce débat, et que je n'émet nul part jugement de valeur hein. ) _________________
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20 Juin 2008 23:46 |
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Bah en fait t'as pas dû bien comprendre ce que je disais... c'est normal ça m'arrive tout le temps, je m'assoie souvent sur mon lobe frontal là où sont logés les capacités linguistiques... (il est tellement confortable)
Je ne crois pas avoir dit qu'il fallait se faire chier en cours. Je prenais mon exemple, moi qui me suis fais suer, dans un système où on essaye d'intéresser l'élève autrement. L'évolution depuis nos (ou mes) parents, c'est le désir chez les profs de faire participer l'élève, de lui laisser la capacité de s'exprimer, et ça, ça semble être un truc qui tu appelles de tes voeux (pour utiliser une expression que j'abhorre ─ tiens, une autre^^). Les élèves, ils ont besoin de l'école pour s'exprimer ? ils ne le font pas assez entre eux dans la cour, avec leurs parents ? est-ce que les mômes d'avant 68 qui n'avaient pas droit à la parole en classe ni même à table à la maison, étaient des niais de l'expression, est-ce qu'ils avaient des difficultés à exprimer leurs idées ? je crois qu'ils se sont pas mal démerdés en 68 justement pour réclamer plus de liberté, plus d'amour entre les êtres...
Pour moi, faire participer les élèves, les amuser en cours, c'est à la fois souvent inefficace parce que les élèves sont là pour être à l'écoute d'un maitre (si tu crées une participation dans une classe de trente, tu en mets les quatre cinquième à l'écart !) mais aussi parce que c'est une perte de temps. Moi ce que je réclame au système, c'est du contenu et de l'efficacité dans la méthode d'apprentissage pour viser un niveau correct en sortie d'école. Or, aujourd'hui, le détail tue la connaissance : en apprenant trop, on apprend rien (en CE1 une maitresse nous avait demander d'apprendre par cœur tous les articles des droits de l'homme ou je sais plus quoi... tu retiens rien).
Si le prof veut créer un lien avec l'élève, il doit se mettre à son niveau, faire copain copain, il perd de son autorité et surtout tu ne peux pas demander à tous les profs d'avoir un talent d'orateur, de comédien. J'ai eu de profs qui faisaient pas mal participer les élèves, notamment en anglais (même si ça se conçoie comme truc...) et j'étais du genre lunatique comme élève... eh bien, c'était avec ces profs là que je foutais le plus le bordel, non seulement parce que je me faisais chier, mais aussi et surtout parce qu'en se mettant à notre hauteur, ils prennent le risque de se faire bouffer... et moi j'en manquais pas une : si un prof n'était pas à la hauteur, je lui en faisais voir toutes les couleurs (alors qu'à d'autres, c'était limite ils se demandaient si j'étais pas un autiste... et quand ils se rencontraient aux conseils de classe, ils se demandaient s'ils parlaient du même élève...).
L'école de la démocratie, c'est aussi permettre à tous les profs de garder une autorité. Les profs qui savent se faire respecter très souvent, tu es attentif au cours (même s'il y a aussi le cas du prof qui ne fait pas participer et qui n'a aucune autorité, et ceux-là sont les pires).
Concernant la philo tu as eu de la "chance", parce que dans mon lycée, il y avait des classes qui étaient tombés sur un prof qui faisait de débat en classe qui voulait que tout le monde donne son avis sur tout, bref que ce soit woodstock, mais voyant que pour le bac, c'était pas du tout ce qui était demandé, certains élèves (qui faisaient du théâtre avec moi) sont venus voir notre prof pour des conseils pour le bac... Ça a peut-être changé, mais je me souviens qu'à l'époque, certains appréciaient beaucoup ces cours de philo parce que c'était vivant, mais qu'ils ont été bien surpris en voyant leur note du bac... (ce qui n'a rien changé pour moi : j'aurais pu tomber sur Dennis Hopper comme correcteur, ce qui je disais était certainement peu compréhensible, que je ne pouvais pas espérer meilleur note que ce qui m'est tombé dessus...). Mais ça a peut-être changé, je l'espère... mais uniquement pour cette matière. _________________


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21 Juin 2008 0:08 |
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+100 !!! pour Lim sur le point "on a un des meilleurs systeme au monde et les resultats sont tres en deca des espérances"
En Allemagne l'école commence à 6, 7 ans avec les problèmes de garderie attenant (bien pire qu'en France), ca commence a huit heures et ca finit vers 11h30/12h jusqu'au collège. Bref les vacances, ensuite la durée des journées s'allonge progressivement au fil des ans.
Quand ils voient un chapitre, il passe un cours dessus et ensuite c'est le suivant, donc une relative pression sur les élèves, leur système est nul, aucune personne vivant pres de la frontiere ne veut mettre son gosse dans une école allemande dans les plus jeunes ages, ils veulent tous une école francaise.
Donc le systeme Francais n'est pas mauvais.
Ce qui me saoule c'est que certain prof passe le 1/3 ou plus de son temps en congé maladie... Ca c'est A B U S E. On a un boulot on l'assume merde !!!
Le système est pas mauvais mais il est aussi tout puissant, c'est un état dans l'état.
C'est vers le collège lycée que ca se gate a mon avis et encore c'est pas le pire.
Stone s'en fout que ca te plaise ou pas, si le prof est bon, organisé dans son cours, t'arriveras à le suivre et t'apprendras
95% du temps les prof autoritaire sont bien plus appréciés que les gigolos.
Les études universitaires, on peut leur taper dessus, mais leur problème n'est pas qu'elles sont mauvaise, c'est qu'elles sont totalement inégales d'une filière à l'autre, d'une université à l'autre, c'est un grand bordel opaque!
Avec un avantage pour les bonnes filières, ca t'apprend à te démerder tout seul et là c'est tout bon.
La philo j'ai cru que c'était savoir exposer ses idées vaniteux comme je suis, raté j'ai eu 4.
Les maths c'est très pratique, dans mon boulot j'en ai besoin tout le temps de façon plus ou moins déguisée. Ca permet de développer pas mal de capacité de réflexion et d'organisser son boulot à partir d'un certain niveau.
J'en ai ch... en prépa à rien comprendre sur des problèmes abscons mais c'est ce qui m'a surement le plus apporté dans ma scolartié, se surpasser dans des techniques de recherche de solution et d'organisation pour essayer d'arriver à un résultat.
Ce qui est TRES nul par contre dans notre systeme c'est la dévalorisation systématique des filières littéraires! Tout le monde ne peut pas être bon dans les matières scientifiques.
Si on pouvait adapter un peu la filière littéraire avec la réalité du travail (peut être sur l'art de la communication, je ne sais pas moi), ce serait peut être pas un mal.
Certes l'école permet d'avoir un socle de connaissance mais elle est très éloignée de la réalité quotidienne.
Les stages en entreprise devrait être obligatoire dès 14 ans pour découvrir un peu la vie (et accessoirement se faire un peu depognon sans que ce soit papa maman qui te couvre d'or à rien foutre)
Just my 2 cents |
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21 Juin 2008 14:39 |
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| cisco a écrit: |
Stone s'en fout que ca te plaise ou pas, si le prof est bon, organisé dans son cours, t'arriveras à le suivre et t'apprendras
95% du temps les prof autoritaire sont bien plus appréciés que les gigolos. |
Hum j'imagine, que tu voulais dire qu'on s'en fout que ça me plaise ou pas. Mais le soucis, est qu'est ce qu'on veut, que les enfants réussissent ou que les profs soient bons ?
Parce que excuse moi, mais un prof qu'est agrégé, qu'est le meilleur du monde, qui a un taux de connaissance absolument gigantesque, s'il est pas foutu de m'en expliquer les 10% le plus important, ça n'a strictement aucun intérêt. Des profs qui sont bons dans leur matière, on s'en fout. Ce serait vraiment mieux, s'ils connaissaient un peu les base de la pédagogie, et l'utilité de leur métier, qui n'est pas d'écrire sur un tableau noir en se faisait pousser des chevilles énormes, et pouvoir gueuler sur les ignorants que sont ses élèves!
Au niveau du prof autoritaire, c'est bien là tout le problème. J'ai sans doute dû mal m'exprimer ou alors tu fais des associations qui n'existent pas. Je n'ai jamais dit que je ne voulais pas de prof autoritaires. Vraiment jamais. J'ai simplement dit, qu'un prof qui savait te faire passer son cours, de quelque manières que ce soit, ( s'il veut faire comme Kipling, joué par un certain R.Williams, je m'en fous, tant que ça marche et qu'on a pas perdu du temps à venir dans son cours ! ) est bien plus utile pour les élèves qu'un prof qui est fort dans son domaine, mais qui ne vit que pour lui. L'autorité est la base de la pédagogie, et je pense aussi que ce sont les profs qui gueulent qui se font respecter et qui nous transmettent quelque chose. Les profs qui sont trop influençables, se font marcher dessus et, là, eux aussi sont complètement inutiles.
Bon comme je l'ai dit, c'est compliqué pour moi d'avoir du recul, étant donné que je viens à peine de sortir de l'Education nationale...
Tiens, à propos de la qualité du système français, là encore je me suis mal exprimé. Je voulais plutôt parler de la qualité de l'enseignement français, notamment vers la fin du collège-Début du lycée. Parce qu'outre ça, nos horaires sont surement ceux qui sont les plus adaptés en Europe pour nous préparer à un futur travail. ( En comparaison avec les pays qui ont cours que de 8h a 13 ou 14h, par exemple. ) De plus, comme tu le dis très justement, l'accompagnement pré-6ans, est vraiment bien ficelé en France, et évite pas mal d'emmerde aux parents. _________________
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21 Juin 2008 14:55 |
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Oui j'avais plutot lu attentivement le post de Lim en effet, normalement c'est l'inverse
Entièrement d'accord avec toi, la qualité d'un prof ce n'est pas de tout savoir mais de savoir l'expliquer.
Un exemple frappant avec deux porfs de maths, un génie qui sautait 5 étapes de calculs d'un coup qui parlait à toute vitesse et que peu arrivait vraiment à suivre.
Et un autre qui détailait tout, qui faisait des erreurs de calculs de temps en temps mais dont le cours était structuré à la perfection et dont j'ai retenu évidemment beaucoup plus.
Un était bon en maths, l'autre était pourri mais bon prof et en plus nous faisait bien plus bosser. |
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21 Juin 2008 15:21 |
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Venant de finir mes 20 ans dans le milieu scolaire français (je vais aller me frotter au système Krisprolls Ikea !!!), je me permets de donner aussi mon avis.
Premièrement, ce qui me révolte principalement dans notre système (et là où j'ai le plus de lacunes), ce sont les langues vivantes. J'ai commencé pour ma part l'anglais en grande section de maternelle, ce qui servait pas à grand chose mais étant naturellement curieux, j'ai retenu quelques trucs. Après il a fallu attendre la fin du primaire pour reprendre cette langue, et ce 2 à 3h par semaine jusqu'au lycée. On nous fait apprendre l'anglais comme une matière normale alors qu'on devrait insister sur la communication, forcer les élèves à parler en groupe ou seuls avec le prof, rédiger plus de devoirs, etc. Ca n'a jamais été le cas pour moi, où j'avoue avoir fait le planqué en cours et mes résultats me faisaient croire que j'étais bon... Jusqu'au bac... Maintenant j'en veux énormément à ce système qui m'a permit de me démerder en anglais mais sans pouvoir affirmer que je parle anglais. Et la nuance est fondamentale. A mon niveau, je ne connais pas forcément les solutions, certainement s'inspirer de ce qui se fait dans les pays du nord de l'Europe. Mais c'est également un mal français, quand on entend le maire de Paris qui vend les JO devant un comité et qu'il galère à aligner 3 mots, ça fait peur. On devrait peut-être arrêter de vanter notre langue (que j'adore pourtant) et s'ouvrir plus vers les langues étrangères.
Un deuxième point qui me choque dans le système éducatif français est la trop grande généralité de l'enseignement. C'est certainement très bon pour notre culture mais pourquoi s'entêter à ce que (quasiment) tous les lycéens fassent encore des maths, surtout si c'est pour mal les faire (je connais des gens qui ont eu leur bac S avec 2 en maths ). J'avais eu l'occasion d'aller dans un campus anglais, et ils devaient faire leur menu de cours (3 à 4 je crois) pour leur équivalent du bac. Cela permet d'être plus rapidement dans ce qu'on aime. J'ai bien aimé la philo parce que ça développe ta réflexion mais quand je vois les 3/4 de ma classe qui n'en avaient rien à fouttre et se sont pris des tôles, je trouce ça inutile. Et puis ce système permettrait aussi de mieux préparer au système de fac où trop d'élèves viennent couler dès la première année parce que pas forcément interessés (c'est impressionnant le nombre de bacheliers qui choisissent un peu au pif, parce qu'on leur a dit de continuer leurs études) ou parce qu'ils ont enfin un enseignement libre d'un coup... Trop libre à priori !
Pour finir, je vais vous parler vite fait de mon enseignement actuel. Dans mon école d'ingé, j'ai suivi des cours de gestion de production, d'économie, de finance (très utile), de qualité, d'industrialisation, de sociologie et ergonomie (ca fait marrer tout le monde au début mais y'a des notions utiles pour la vie en entreprise), de gestion des ressources humaines, de gestion de projet et puis des stages où on te suit réellement. Je trouve que cet enseignement est très pratique pour mieux comprendre comment fonctionne une entreprise. Si j'avais pu avoir des notions dans ces matières au lycée, ca n'aurait pas été un luxe. Parce que personnellement je n'ai jamais entendu parler du monde de l'entreprise jusqu'au lycée, alors que la majorité des lycéens finit par y travailler. Je dis pas que c'est une nécessité pour tous, mais qu'on nous laisse davantage le choix de faire ce qu'on veut ou tout simplement de tester d'autres matières moins classiques. _________________
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22 Juin 2008 18:35 |
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Concernant les langues, j'en ai déjà parlé plusieurs fois ici. Je résume... (et je suis bien sûr d'accord avec toi ─ tout le monde est d'accord, sauf les profs comme d'hab) :
- Les profs sont nuls. Ça on peut le dire pour cette matière... moi j'ai jamais eu un prof d'anglais (ou pire d'espagnol) qui prononce correctement les mots. La prononciation, c'est tout de même le minimum... On dit que dalle sur les accents, or ça a son importance de savoir situer un accent. On passse son temps, comme pour les autres matières, a recopier des exercices sur un livre, à noter ses devoirs, à parler des notes de machin, de la méthodologie (vachement important la méthodologie quand on veut apprendre une langue^^). Il faudrait mettre l'accent sur le vocabulaire, la conjugaison, les verbes irréguliers et surtout LES LOCUTIONS (ou les expressions). Une langue, ce n'est pas la traduction mot à mot de sa langue maternelle, il y a des tournures de phrases spécifiques. Alors on fait trois cours de suite sur "agree", comme quoi on ne dit pas "I'm agree", alors qu'il suffit de dire que ce n'est pas la traduction littérale de "je suis d'accord", mieux que ça a pour origine comme quatre cinquième des mots anglais, une expression française : "j'agrée". Et au lieu d'y passer trois jours et puis après plus rien (et on se fait engueuler en première par un prof qui nous dit qu'on devrait le savoir parce que c'était au programme de seconde !!! ─ alors si le petit stone est malade... he's not agree du tout !!!) mais de l'utiliser dans la conversation. Je suis d'accord, les élèves et les profs doivent surtout communiquer, chacun devant relever les erreurs de l'autre. Mais c'est sûr, ça fait moins cours magistral, plus TD, cours de rattrapage après cinq heures... c'est pas très valorisant pour les profs ; mais il faut savoir ce qu'on veut : des profs d'anglais qui prononcent "work" - ouaurk - et tout fiers de corriger des copies le soirs en ajoutant ou retirant des demis points ici ou là, ou des élèves qui se retrouvent face à un américain, un indien, un vietnamien (bah oui on parle plus beaucoup le français là-bas) complètement démunis parce qu'ils ont l'impression de se retrouver face à un problème mathématique sonore ! : "a+HEYb²+MAN! = c²WHAT,S-d(e+µ) UP?!", une langue qu'il n'a jamais entendu, jamais pratiqué que sur dans son cahier...
- Je me rappelle d'une américaine qui avait suivie son mari en France et qui ne sachant trop quoi faire avait tenté de postuler à l'école des profs pour devenir prof d'anglais. Et pour elle cela avait été le parcours du combattant, elle relevait tout un tas d'imbécilités, notamment qu'on nous apprenait l'anglais du XIXe siècle, alors que la langue parlée c'est surtout l'américain... Bref, je me rappelle plus du reste, mais c'était assez édifiant. Et du coup elle avait renoncé tellement c'était compliqué pour elle pour décrocher son diplôme... _________________


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22 Juin 2008 21:05 |
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Je voulais rebondir sur un sujet : les maths.
On a tous dit une fois à un prof de maths "mais à quoi ça va me servir plus tard de savoir trouver la primitive d'une fonction du 2nd degré?". Pour la grande majorité des gens, la réponse est claire : à que dalle.
L'important dans cette matière, c'est pas d'en tirer un savoir, mais bien d'entrainer son cerveau à travailler dans l'abstrait. Et pour connaître assez bien le monde de l'entreprise, s'il y a un point commun à tous ceux qui y réussissent et gagnent des pepettes (non, pas que la thune doive être notre principal moteur dans la vie, mais avouons que le fait d'être serein quant à la question d'avoir de quoi nourrir ses enfants à la fin du mois est somme toute appréciable), c'est cette aisance intellectuelle à raisonner dans l'abstrait.
Bien sûr je vous vois venir "ouaih mais yen a qui sont nuls en maths". Certes, c'est un fait indéniable, mais c'est pas en se disant que de toutes façons on aura jamais la moyenne et en se soutirant à cet excellent exercice intellectuel, qu'on va se forger des capacités à même de pouvoir être échangée contre une somme d'argent intéressante à la fin de chaque mois.
Personnellement, je suis de ceux qui ont entendu et réentendu "ouaih mais toi t'façon t'as des facilités tu peux pas comprendre". Il n'empêche que si je suis aujourd'hui absolument incapable de trouver la dérivée n-ième d'une matrice, et qu'à vrai dire je n'associe plus aucun concept à cet ardu énoncé, je sais que le fait d'avoir lutté à une époque de ma vie (c'était en prépa, ne stressez pas les lycéens) pour comprendre ça m'a permis de développer des facultés intellectuelles qui me servent aujourd'hui dans la vie professionnelle. Et ce sont ces facultés qui me permettent aujourd'hui de dire à un employeur en le regardant dans les yeux : si tu me donnes pas plus, je me casse (je le dis plus subtilement, je vous rassure).
On est d'accord, je n'ai pas la prétention d'être plus intelligent que la moyenne, l'intelligence est une notion métaphysique qu'il serait fastidieux de développer ici. Je sais en revanche que je comprends plus vite que la moyenne un concept abstrait, et qu'on le veuille ou non, ces facultés que l'on développe en cours de maths tout au long de sa scolarité, font la différence dans la plupart des professions. Si vous avez un jour l'opportunité de rencontrer le pdg d'une grande boite, vous vous rendrez compte je pense qu'il comprend les choses plus vite que vous. J'en ai notamment connu un qui était capable de lire son journal et écouter la radio tout en tenant une discussion pertinente.
Voilà donc mon avis sur cette matière qu'est les maths, je suis à peu près sûr que les pontes de l'éducation nationale qui continuent de donner à cette matière cette place prépondérante se basent sur le même raisonnement que moi.
En revenant à un sujet plus terre à terre, je suis d'accord avec Lim que la mission de l'école est d'inculquer au plus grand nombre une culture générale satisfaisante. Toutefois de mon point de vue, l'école a aussi pour mission de mettre les jeunes sur la voie d'une vie épanouie. Et je vais paraitre tristement désabusé en disant ça à mon jeune age, mais bien peu de veinards sont capables de s'épanouir sans argent dans nos sociétés. Il me semble donc primordial que chaque personne sortant du système éducatif soit en mesure de trouver un emploi qui lui plaît.
Là est selon moi le gros échec du système éducatif. Je me considère comme ayant des valeurs de gauche, mais je trouve la masse gauchisante du système éducatif assez abjecte. Comment peut on désigner du doigt le monde de l'entreprise comme étant l'ennemi public n°1 alors que le privé représente la grande majorité des emplois (et la tendance semble pas près de changer avec votre miniprésident). Cet état de fait n'est en aucun cas une bonne nouvelle (je reviendrai un autre jour sur le caractère essentiellement néfaste du capitalisme, c'était le thème de mon mémoire de fin d'études), mais le rôle de l'école à mon avis n'est pas de changer le système (elle n'en a de toutes façons pas les moyens) mais de permettre avec pragmatisme au plus grand nombre de survivre dans ce système.
Le gros problème, c'est que les acteurs du monde éducatif ne se sont jamais frotté à la vraie vie et on toujours vécu dans le cocon des bancs d'école. Il en résulte qu'on peut suivre n'importe quelle carrière universitaire gratuitement, y compris une usine à chômeur comme la fac de psycho. Et au final, la grande majorité des étudiants qui entrent en université ne travaillent pas dans le domaine qu'ils ont étudié et finissent par entrer dans le privé par la petite porte.
En face, il existe des études créées par et pour les entreprises, où toute personne un tant soit peu motivée et dégourdie trouve très rapidement un travail intéressant et en général bien rémunéré à la sortie : les Ecoles de Commerce (je parle en connaissance du sujet, vous l'aurez compris). Or dans une société où le chômage est l'un des fléaux majeurs , je trouve scandaleux que pour suivre ces études, il faille soit avoir des parents pleins aux as, soit avoir des parents de classe moyenne aisée et s'endetter sur 5 ans. J'estime avoir beaucoup de chance d'appartenir à la deuxième catégorie, car je me la pète pas, si mes parents n'avaient pas pu me payer le logement, mes petits boulots d'étudiant n'auraient pas suffit à me permettre de suivre ces études (20.000 à 25.000€ en moyenne sur 3 ans, ça ferait une belle bagnole pour un jeune de 20 ans). Car pour ces filières qui battent des records niveau employabilité à la sortie, l'état ne lâche pas un radis, même pas un petit effort pour prendre par exemple en charge les intérêts de l'emprunt (lâcher 60€ par mois à fond perdu quand t'es étudiant, ça pique un peu). Bilan, il est quasiment impossible pour un fils d'ouvrier de suivre ces études quand bien même elles seraient pour lui un moyen d'ascension sociale énorme. Il pourra par contre sans trop de soucis faire une quelconque fac publique, où là, gratuité de l'enseignement + bourses + mi-tps à mcdo permettent de joindre les 2 bouts. Et dans la plupart des filières, il se rendra compte au bout de 3 ou 5 ans que ses études lui offrent comme panel de perspectives professeur ou chercheur. Pas mal. Bah yen a quelques uns qu'ont vraiment envie de faire ça c'est déjà ça... Mais si vous faites la somme de toutes les gueules de dépressif que vous avez croisées à côté du tableau noir pendant votre parcours scolaire, vous conviendrez que beaucoup font le boulot de prof parce qu'ils ont pas franchement eu le choix. Et comme je l'ai dit, ceux qui veulent pas être profs ou chercheurs, finissent par bosser dans le privée, mais en commençant tout en bas. C'est dommage de se dire que cette personne n'a pas pu faire les études qui lui auraient permis de bosser dans la même boîte mais deux étages au dessus...
Voili voilou, j'espère que mon point de vue sur le monde éducatif que je pense assez original vous aura intéressé. Pour la fin de l'histoire, je suis ravi de devoir rembourser aujourd'hui pas loin de 400€ par mois. Ca me semble cher payé pour avoir choisi des études qui me permettent de ne pas pointer pas au chômage et de payer bien sagement des impôts. Alors que dans le même temps, beaucoup de mes camarades de lycée qui ont choisi des filières passionnantes et gratuites (à titre personnel, ça m'aurait vraiment intéressé d'étudier la philo, la psyco ou l'histoire) ont déjà allègrement puisé dans les caisses des assedics.
Mais bon, les rouages de l'état n'en sont plus à une aberration près. _________________
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23 Juin 2008 2:19 |
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C'est con depuis plusieurs jours j'écris un truc pour ce topic et Daiv dit tout avant moi. Je suis mille fois d'accord avec lui sur les maths, notamment. J'ai aussi fait prépa ECE, ça doit être un conditionnement
Sur les ESC, je sais pas encore, étant moi même encore dans une ESC modeste, je préfère pas m'avancer (ESC Clermont). Tu viens de quel école ?
Je posterai quand même mon message, quand j'aurai fini. |
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23 Juin 2008 5:52 |
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Mince alors. J'arrive un peu en retard moi...
Y'as eu trop de débats ! Mais débats très interéssant en tout cas
Je suis dans l'ensemble assez d'accord avec vos critiques.
D'abord je me retrouve assez avec le parcours de Lim', les cours me faisaient suer et j'ai été extremement déçu par la philo. On devrait rebaptiser cette matière parce que quand on arrive et qu'on voit "Philisophie", on se dit "chouette, ça va changer, on va débattre, penser, etc.". Bref, résultat que dalle. C'est du dol, de l'escroquerie, de la pure tromperie! Au moins j'ai développer mes capacités de "feinte du savoir". J'ai appris quelques auteurs+ouvrages+citations un peu passe partout telles que Leviathan de Hobbes ou le Prince de Machiavel, et paf ça faisait bingo à chaque fois.
Autant dire que en fin de compte la philo était une des matières où je réflechissais le moins....
Les maths ne m'ont jamais rien apportées, mais chacun est différent. Mais mettre sur un piédestal cette "matière", non.
Pour les cours de langue en France, ce n'est un secret pour personne, ils sont nullissimes. Encore une fois, tout comme Lim' je n'ai jamais eu de prof correct de langue vivante. Que cela soit l'anglais ou l'allemand. Je sais qu'il est facile de critiquer, mais c'est tout de même une constatation générale : les français sont nuls en langue. Cela vient bien de quelques part non? Et moi je vise le système éducatif.
Pour les écoles de commerce c'est hélas la vérité comme quoi ça ouvre du travail (interessant je sais pas, mais quand on est payé tant,, ça ne peut être qu'interessant^^), et ce bien plus que la fac.
Mais comme dit Daiv, ce n'est pas à porté de tout le monde, pas à la portée de gens comme moi; car même en ayant eu besoin de rien, issu d'une classe moyenne et pas "pauvre", les prix (car il s'agit bien de prix) horribles de ses écoles étaient tout simplement trop excessifs. Et pourtant ma mère a toujours fait passer l'éducation avant tout.
Mais bon, ça encore passons. Le pire je trouve, c'est de constater (j'ai pas mal d'amis qui ont fait écoles de commerce), que l'on achète parfois le diplôme, et ça ça me débecte assez. Je ne fait pas de généralité mais 2 de mes potes ont fait un voyage avec quelques cours en amphi, sans exams finals, et reviennent avec un diplôme (bien reconnu)!!
Oui, un pote est parti 3 mois en Chine, dans son petit studio, puis est revenu et a eu son diplôme. Véridique.
Bref, y'as des limites au foutage de gueule quand même^^.
J'ai eu pour ma part beaucoup de chance de percer en fac malgré des années lycées pas extraordinaire pour faire un boulot qui m'intéresse et bien payé (juriste). Mais je sais très bien que je suis passé à rien d'être aujourd'hui en Bac + rien comme disent certains, et de toucher les Assedics...
Bref, ce débat très interéssant est énorme et nous n'avons pas finis
Pour finir, le par coeur je connaît assez (5 années de Droit..), et j'adhère mais qu'à moitié. Je m'explique : d'un côté c'est une façon d'apprendre incontournable, de la poésie au formule et en passant par les citations. Dans le monde du travail, il faut bien retenir certaines choses afin de les appliquer. Mais appendre pour apprendre et oublier, non seulement la chose apprises, mais le pourquoi on l'a apprise non. On dit d'ailleurs "un bon juriste c'est un Code et un cerveau qui réfléchit"; c'est un peu caricatural mais c'est un peu l'idée. Savoir n'est important que si l'on sait dans quel but et pourquoi. Il faut réfléchir au pourquoi du comment avant de foncer tête baisser et d'apprendre un article etc.
D'un autre côté, développer l'intelligence, la réflexion, si le système peut y contribuer oui, mais il faut bien sûr que la famille ou autre complète cet apport. _________________



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23 Juin 2008 11:41 |
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Ah, des réponses à mon post préféré ! ^^
Tiens, c'est intéressant que tu parles des langues Vinzz, parce que j'ai eu deux approches totalement différentes avec l'Anglais et l'Espagnol. Dans ces deux matières, j'ai toujours été naze, ne comprenant toujours pas à quoi rime ces cours où on écoute des cassettes, raconte n'importe quoi, et recopie 62fois le tableau rempli de vocabulaire.
Mais cette année, j'ai pris sur moi même, parce que la culture anglo-saxone ( plutôt outre atlantique d'ailleurs ) m'a toujours beaucoup attiré. Du coup, je me suis mis à regarder quelques films en sous titré et a analyser les mots qui correspondaient. Puis petit à petit, je suis devenu bon, je regarde des films en V.O en comprenant parfaitement tout, je discute régulièrement avec des amis suédois en anglais, j'ai fini avec 17 de moyenne... Comme quoi, là encore, c'est pas de la mauvaise volonté, ou un manque d'intelligence.. C'est le concept de ces cours de langues qui est mauvais. On essaye de nous faire remarquer la métaphore qu'a voulu faire passer tel auteur anglais dans tel texte..mais on s'en tape de ça. C'est pas comme ça qu'on va s'améliorer, c'est bien beau de savoir lire de Shakespeare, mais là encore; quel en sera l'utilité à la sortie de l'école ? Le but est-il qu'on sache disserter sur l'efficacité d'une aide dans les pays pauvres ( mon sujet du bac ) ou qu'on sache parler anglais ?
Bon sinon, au niveau du coût des études je suis quand même plutôt partagé. Le prix des écoles privées ( qui sont d'ailleurs très hétérogènes d'un point de vue du niveau mais qui souvent s'accordent très bien sur les prix ) est vraiment grotesque. Ca nous endette avant même que nous ayons commencé à travailler. Désolé de toujours ramener à moi, mais par exemple mon école coûte 6 000€ par an, et je vais à Bac+5.. Donc ca fait un sacré prêt que je vais devoir rembourser à la fin de mes études. Et encore, j'espère être dans les 70% qui trouvent un travail à la sortie !
Alors ça entraine les jeunes à se battre pour rentrer en école publique qui sont de ce fait devenues particulièrement compétitives.. Mais à quel prix...Bon alors, après certes il y a quelques initiatives comme Mr Descoings à Sciences-po qui a permis à quelques habitants ( 30 ? ) des Z.E.P de rentrer dans cette école et de s'assurer un bon avenir ( bien que Sc-Po ne soit pas une garantie en sois, mais ça sera toujours mieux pour eux. ) . Mais c'est encore vraiment trop peu, pour les écoles de commerce,c'est vraiment inabordable, et pourtant il y en a vraiment beaucoup, mais toutes aussi chères les unes que les autres.
Au niveau des maths,de la philo etc..j'ai déjà donné mon point de vue, mais j'avoue que notamment celui de Daiv' m'a fait prendre un peu de recul sur l'utilité des maths..
J'aime ce post en fait ! , continuez de débattre, c'est très instructif ! _________________
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23 Juin 2008 11:58 |
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| Akiradu63 a écrit: |
C'est con depuis plusieurs jours j'écris un truc pour ce topic et Daiv dit tout avant moi. Je suis mille fois d'accord avec lui sur les maths, notamment. J'ai aussi fait prépa ECE, ça doit être un conditionnement
Sur les ESC, je sais pas encore, étant moi même encore dans une ESC modeste, je préfère pas m'avancer (ESC Clermont). Tu viens de quel école ?
Je posterai quand même mon message, quand j'aurai fini. |
Je ne suis pas de ceux qui accordent de l'importance aux clessements entre écoles, toutes ont un énorme avantage sur les facs : les profs qui y enseignent sont des professionnels, ce qui fait qu'après 3 ans, même en étant plus assidus aux open-bars qu'aux cours, on sort en savant se mouvoir dans le monde professionnel et en ayant les connaissances nécessaires dans le domaine qu'on a choisi d'approfondir (A moins qu'on entre dans l'infime part des étudiants d'ESC qui sont vraiment trop allés aux open bars et qui sortent trop alcooliques pour trouver un taf leur permettant de rembourser leur emprunt et finissent SDF).
Après, savoir si ton école est classée 6e ou 13e ou 21e, je ne suis vraiment pas persuadé que ça change grand chose sur ta réussite dans la vie professionnelle. A moins bien sûr que tu ne souhaites bosser dans de très grandes boîtes à sup de co, genre les banques ou les grands cabinets d'audit. Après je te déconseille vivement de t'engager dans ce genre de boulots. 90 heures de boulot hebdomadaire à l'étage langda d'un building langda de la défense, tu gagneras certes beaucoup d'argent, mais t'auras pas le temps de la dépenser et tu passeras ta vie à espérer que ben laden s'écrase dans ton beau building de verre pour en finir avec ta vie de merde. L'argent ne fait pas le bonheur, surtout celui de la so-gé.
En dehors de ces quelques tafs, les boîtes "normales" ne connaissent que HEC, alors après que tu viennes de l'ESC Clermont ou de l'ESC Talence ou de l'ESC Luminy, ça change pas grand chose. Ce qui fait la différence c'est pas où t'as étudié, mais où t'as bossé. 2-3 bons stages, un petit carnet d'adresses dans un secteur, une bonne gouaille, un peu de culot et un peu de cul tout court, et t'auras un meilleur taf que pleins de mecs sortant d'écoles soit disant meilleures.
Moi pour info, je sors de Toulouse, que j'ai choisie non pas pour la qualité de son enseignement académique, mais bien parce que j'ai surkiffé cette ville de Toulouse. Toujours donner la prime à la qualité de vie, c'est la règle n°1. _________________
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23 Juin 2008 12:29 |
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