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Oui^^
Pour jesse james, le titre du film annonce le final, qui va mourir et par qui, donc là ne réside pas l'interet du film, seulement casey a trop la tete du traitre, cela aurait été le pseudo poète, là c'est la surprise, parce que rien montre que lui le ferait. Mais bon, casey je le trouves bien meilleur dans "gone baby gone" de son grand frère.
Pompoko
Mince, j'ai pas aimé, c'est long, 2h, et c'est répétitif, au début c'est marrant, après ennuyeux. Dommage j'aime bien les films du studio ghibli, cette fois non, ça arrive, au moins c'est fait. _________________
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13 Sep 2008 15:48 |
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The Barkleys of Broadway (Charles Walters) 1949
Pffff... La bobine de Fred Astaire n'est pas faite pour le Technicolor (excepté le bon "The Bandwagon" et les sympathiques "Funny Face", Silk Stockings"). Même les chansons des Gershwin n'en sont pas inoubliables. Seul rayon de soleil : lors de la réconciliation finale entre Fred Et Ginger Rodgers (leur dernier film ensemble), le morceau pour roucouler "They Can't Take That Away from Me". Qui avait déjà été utilisé dans "Shall We Dance 1937" (RKO)...
Small Town Girl (William Wellman) 1936
L'histoire d'une jeune fille d'un coin paumé qui sait au plus profond de son cœur qu'elle est faite pour sortir de ce trou à rats... Puis un beau jour, arrive Robert Taylor BCBG qui la kidnappe et c'est parti pour l'aventure.
Plutôt amusant lorsque l'on voit que James Stewart est un second rôle dans ce film : un garçon timide et un peu pataud à la grande ambition que sa petite vile étrique. C'est le George Bailey de "It's A Wonderful Life" !
Bonne première demi heure puis le film tombe de le mélo (c'est pas un reproche) avec l'histoire d'amour entre la jeune provinciale et Robert Taylor mais sans avoir l'humour d'un Capra dans "It Happened One Night" (New York Miami). Mais je m'y suis bien tout de même amusé.
College Coach (William Wellman) 1933
Calvert University, une université qui se cherche du prestige et pour le directeur c'est tout trouvé : c'est en sport qu'il faudra aller chercher des résultats et ainsi être sous les spotlights. L'équipe de football n'a pas gagné un seul match depuis trois ans^^. Coach Pat O'Brien arrive, un coach sans scrupule, qui s'en tape de la manière dont la victoire est acquise. Il fait en sorte que les idiots de l'équipe (Lyle Talbot) ont des notes correctes aux examens, les exempte de cours au profit des entrainements, demande à son équipe de la jouer "dirty" (blesser le joueur adverse vedette) étant menée au score (alors qu'il sort tout juste d'une conf' de presse où il y explique "que quand l'adversaire la joue dirty, tu dois la jouer fair play"^^)... Résultat des courses : Calvert remporte tous es matchs de la saison, l'université regagne un peu de prestige (alors qu'elle n'a plus aucun fond pou les autres disciplines^^) et ça finit même en happy end lorsqu'est proposé à coach Pat O Brien (jamais inquiété par ses méthodes tout au long du film) un nouveau poste d'entraineur avec à la clef des dollars en pagaille. N'importe quoi^^
(petit rôle de John Wayne dans l'équipe de football)
La Fin Du Jour (Julien Duvivier) 1938
Ah crotte, je l'ai regardé en pensant qu'il était de 1939 avec cette histoire de prochain vote... Pas grave^^
Encore un bon Duvivier. Une bâtisse, une abbaye en 1938 où réside des retraités du monde du théâtre. Des gens à l'aube de leur disparition qui n'ont plus que leurs souvenirs de jeunesse. Des intrigues, des histoires pour chacun de nos personnages amères et cyniques parce que, j'imagine, que ça doit être difficile de vieillir sans être amer (je le suis déjà moi^^)... Comme Michel "Boudu" Simon, éternelle doublure du théâtre, sonnant la charge contre l'organisation de la maison de retraite à coup de vinasse, Louis Jouvet séduisant la minette pour le sport on va dire mais qui se révèle un pathétique et monstrueux homme (il s'envoie encore et toujours des lettres de ses anciennes conquêtes pour garder confiance^^ et n'en a cure du suicide du petite qu'il a séduite) et Victor Francen, comédien maudit, ayant perdu de sa superbe et amer de n'avoir jamais eu le succès qu'il estime avoir du. Des personnages en fin de vie qui ne peuvent plus tricher, qui sont ce qu'ils sont devenus à force de vivre.
Jusqu'au jour où cette maison de retraite n'a plus de sou. Tous ces vieux vont être dispersé dans des hospices qui puent à chaque coin de la France. Le monde du théâtre s'en émeut et donne des fonds tout en montant un spectacle face à toutes ses anciennes gloires de la scène. Un acteur de la distribution fait faux bond et c'est Victor Francen à qui on s'en remet pour sauver la pièce. Ce rôle il le connait par cœur tout comme Simon, l'éternelle doublure. Simon le supplie de lui donner son dernier, son ultime rôle mais se heurte au refus catégorique de Francen qui ne l'a jamais estimé. C'est pour ces moments que le film est bon lorsque ces retraités tombent la chemise. Simon termine oublié de tous alors que le spectacle se joue (the show must go on) et le film se terminera sur son enterrement avec Francen récitant l'un des plus beaux monologues que j'ai jamais entendus.
Comédie ? drame ? j'en sais rien. Une comédie dramatique des moeurs du troisième âge^^. Comme tous les bons films, ça déborde, c'est un mélange de genre comme le cinéma asiatique peut en proposer de nos jours (à ma connaissance^^, faut dire qu'à part l'Asie, je ne vois pas des films de notre époque des autres continents)
Ce film, c'est Sunset Boulevard avant l'heure. _________________
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18 Sep 2008 7:45 |
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La Fin du jour j'avais beaucoup aimé. De là a le comparer à Sunset Boulevard (qui est passé aujourd'hui à la téloche^^)...
Bon sinon j'ai essayé de voir un western conseillé par toi bandini... heu^^ j'ai décroché au bout de trois quart d'heure tellement c'était mauvais. Les Quatre fils de ché plus qui, un film avec John Wayne, réalisé par Hathaway... Aucun rythme, on ne fait que se promener, en faisant une sorte d'enquête dans laquelle on ne fait que suivre d'un lieu à un autre, de la boutique du coin au ranch perdu de la famille, un peu comme dans un jeu vidéo où on passe son temps à marcher pour aller d'un endroit à un autre^^. Ronflant, j'ai raté la baguarre de la fin, et c'est tant mieux !^^
Les salauds dorment en paix. Akira Kurosawa. 1960.
Kurosawa nous sort là un film totalement atypique, une véritable surprise, à la limite d'un nouveau genre, qui pourrait être le film de crime d'entreprise. J'ai jamais vu un film qui ressemble à ça, c'est pas loin de certains films politiques italien, des trucs le plus souvent sur la classe ouvrière, mais là c'est un peu ça sauf que ça concerne les élites des dirigeants d'une entreprise publique. Et le film n'est pas tendre avec cette société. Non seulement elle est corrompue, mais la fin est sans détour, le système ne peut pas changer et les salauds peuvent toujours dormir en paix. C'est tout de même curieux pour nous occidentaux de voir cette hiérarchie dans l'entreprise, le respect infaillible envers ses supérieurs, même quand ils sont corrompus sinon plus. Au Japon, l'entreprise, c'est pas loin d'être aussi fort que la famille et encore à l'époque (ça l'est sans doute moins aujourd'hui) les notions de respect, de devoir, d'honneur sont très présentes. Ils ont la langue pour comme je le rappelais la dernière ; ils possèdent des subtilités de langage qui sont des marques de votre identité, de votre valeur, et le langage conditionne certainement les comportements...
Bref, là on a donc affaire à une histoire de corruption, de marchés truqués, de détournement de fonds, des escrocs, des criminels en col blanc quoi. Ce n'est pas une mafia parce qu'ils ne font pas commerce de produits illicites, ils ne sont pas en lien direct avec le crime, mais ce sont des gros pourris et toute la question c'est toujours de savoir à quel point ils sont coupables puisqu'ils ne font toujours que répondre aux ordres qui viennent d'en haut. Ils sont tellement respectueux de l'autorité des supérieurs que quand il y a des fuites et qu'il faut trouver un bouc-émissaire, les fonctionnaires, les cadres intermédiaires acceptables toujours de porter le chapeau, voir de se suicider pour la sauvegarde de l'entreprise. Alors ça commence par les cadres intermédiaires, les comptables et puis petit à petit, ça atteint les hauts fonctionnaires. Mais toujours le même principe : on obéit. Et c'est ainsi que si chacun sert au moment utile de fusible, la pérennité d'un système crapuleux n'est jamais remis en cause.
Ça c'est le contexte du film, mais après au milieu de tout ça, il faut une histoire. C'est là qu'intervient le personnage de Toshiro Mifune. On apprend au cours du film qu'il est le fils d'un de ces hauts fonctionnaires qui a été poussé au suicide. Il rentre dans l'entreprise, parvient au plus près du vice président en se mariant avec sa fille et va organiser sa vengeance en faisant tomber une à une les têtes, puisque le système rend impossible d'en couper une pour que toutes les autres tombent... Mais malheureusement, le système aura raison de lui. Tout est bien qui fini bien... pour les crapules.
Il faut donc oser s'attaquer à un récit comme ça. Ça ressemble vraiment à rien de ce qu'on a pu voir. Mais c'est le contexte qui est particulier, sinon ça reste un récit avec tout ce qu'il y a de traditionnel : l'homme qui veut se venger, qui s'attache à la fille alors qu'il ne voulait pas, et surtout toutes les différentes péripéties qui montre qu'on est dans une histoire, un spectacle, et non un documentaire, un film politique. Mais là encore, la forme du récit, du film, est vraiment surprenante. On est déjà un peu désarçonné par le contexte inhabituelle dans lequel se déroule le film, mais en plus là, il casse certains repaires que le spectateur a communément dans les autres films. Dans un film de deux heures, on sait reconnaître où on en est dans le déroulement de l'histoire. Sans doute à cause de l'habitude, on sait à peu près décrypter les différentes avancées dans la dramaturgie. Les films sont parfaitement formatés pour une introduction en tant de temps, un développement, etc jusqu'au dénouement. On sait quand ça commence, et généralement on sait quand ça se termine. Là, on est un peu perdu. Certaines séquences sont très longues. Plus que des scènes, il s'agit de tableau, un peu comme chez Brecht. Ces longues scènes ont leur propre vie, leur propre déroulement. On est habitué au cinéma à ce que tout aille vite, que tout soit précipité. Au final, les thèmes, les conflits, sont survolés, on comprend les grandes ligues, souvent sans aucune nuance. Là, en prenant son temps, Kurosawa nous permet de profiter à plein des situations, d'approfondir des situations. On n'est plus dans un rythme cinématographique mais parfois réellement théâtral. C'est un peu comme si le film utilisait une dimension supplémentaire. Ça donne du relief à l'histoire, de la profondeur, mais on reste un peu bien sûr perdu sans l'étroit carcan d'une dramaturgie formatée pour les deux heures. Et comme en plus, le déroulement du récit est inattendu, imprévisible, on en est d'autant plus perdu. C'est un peu l'incertitude d'une lecture de roman : bien sûr on compte les pages qu'il nous reste de la fin, mais entre temps, le récit peut emprunter différentes voies, prendre des détours, approfondir des détails de l'histoire. C'est à la fois agréable de se retrouver dans un type de récit, un temps qui nous est étranger et dans lequel on est obligé de rester attentif, mais aussi un peu déstabilisé par cet inconnu. Tous les autres films tout à coup paraissent toute identique. Alors ça ne fait pas pour autant du film un chef d'œuvre, parce que le milieu de l'entreprise, il faut avouer que c'est pas aussi sexy, aussi primaire, traditionnel, que les films sur la mafia par exemple (au moins là, on a des vrais salauds, pas des gagnes petits qui ne sont en fait que des escrocs ; le sang est toujours plus intéressant que les billets), mais tout de même, ça prouve qu'on peut encore inover, aller là où on n'est pas encore aller. Du reste, j'en ai vu d'autres des films qui vous laisse avec cette impression, d'être totalement perdu par le déroulement du récit : ça peut être un film, qui est très court, qui va direct au but, ou au contraire comme ici un film plus long, qui vous happe, qui prend le temps de dérouler les choses, de parler des choses...
Alors je viens de voir sur wiki, que Kurosawa et son scénariste, ce sont inspirés de Hamlet (comme il le fera plusieurs fois d'ailleurs). Moi, je veux bien... le thème de la vengeance, le côté, « il y a quelque chose de pourri dans l'entreprise »^^, certains personnages, comme celui de la fille qui rappelle Ophélie, certaines scènes... OK, mais ça s'arrête là. Moi, j'y vois aussi une référence sympathique au théâtre grec, dans la première scène, cette scène du mariage qui doit bien durer un quart d'heure et qui est montré à travers les yeux, les commentaires, des journalistes. Ce n'est rien d'autre que ce que les Grecs faisaient dans leur tragédie avec le chœur, présent pour commenter, présenter l'action, et parfois même interagir avec les personnages de l'histoire. C'est encore plus perceptible quand à la fin de cette scène, l'un des journalistes dit que ce qu'ils viennent de voir ferait une bonne pièce en un acte et qu'un autre lui répond en plaisantant que ça ne serait qu'un prologue d'une pièce beaucoup plus vaste^^. Là, on voit tout l'attachement de Kurosawa à toute la culture européenne. Si on l'aime autant ici, c'est peut-être justement parce qu'il ne fait rien d'autre que des films qui nous sont proches, qui sont dans la droite ligne de ce que notre culture a produit de mieux, du théâtre antique, à la tragédie classique en passant par les pièces de Shakespeare ou la musique de le fin du XIX, russe le plus souvent (Kurosawa a adapté aussi l'Idiot de Dostoïevski).
Un mot sur les acteurs, parce qu'on peut difficilement faire mieux. Ça manque un peu de personnage féminin (mais ça on est chez Kurosawa, pas chez Naruse) mais il récupère toutes les stars de la Toho : Toshiro Mifune bien sûr, Takashi Shimura, lui aussi le fidèle et bien sûr Masayuki Mori, qui lui a eu la chance de tourner à la fois pour Kurosawa et pour Naruse... La classe ça ! Je crois qu'on ne le voit jamais tous les trois dans une même scène, en tout cas dans le même plan. Notamment dans une scène clés du film, qui est narrée par un autre (un peu comme dans Rashomon). _________________

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18 Sep 2008 23:29 |
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[•Rec]
Minable comme film. Je comprends pas pourquoi ça a fait tout ce tohu-bohu. C'est typiquement le film qu'on nous ressort tous les dix ans, d'un type qui n'a aucune culture cinématographique et qui reproduit les erreurs passées en imaginant être le premier à faire « originale »... La vision subjective via la caméra ça existe depuis le début du cinéma, rien qu'en 1947, on avait La Dame du lac, mais c'est pas fameux non plus. Là, on a eu il n'y a pas longtemps, Cloverfield, qui est bien mieux à mon goût, mais ça reste un procédé casse gueule... Là différence entre les deux, c'est que l'un est construit, et l'autre pas. Cloverfield est peut-être le premier film de ce genre à avoir m'avoir convaincu parce que justement, il y a plein d'artifice dans le film, qui font justement croire que ce n'est plus un truc tournée avec une caméra subjective (le film aurait très bien pu être filmé autrement). Rec est basé sur l'improvisation des acteurs et là encore c'est vraiment faire preuve d'un manque de culture ou en tout cas d'un manque de connaissance du travail de l'acteur... L'improvisation, c'est une technique de travail pour arriver à autre chose, c'est un cheminement, un outil, pas une fin en soit dont on peut se servir pour créer un effet « naturel ». Une improvisation dirigée ok pourquoi pas, mais contrairement à ce qu'on pourrait penser ça ne donnera jamais plus de vie que des acteurs qui suivent les lignes d'un script. Dans une improvisation, le plus souvent, les acteurs se sentent obligés de meubler les silences, ils en rajoutent toujours, ils s'écoutent rarement, ils contredisent ce que vient de dire un autre acteur avant lui, l'écoute n'est pas du tout la même d'une part que dans la vie mais aussi et surtout que celle d'un acteur qui joue des mots prédéfinis, qui jouent une situation connue dans ses moindre détails. Dans la vraie vie, dans ce genre de situations (je parle de la situation du film), on ferme sa gueule, on parle pour soi, on est en situation d'extrême attention, de questionnement, de doute, de peur, et tout ça, c'est en silence ! donc si le réalisateur a voulu donner une impression de la vraie vie, il s'est complètement gouré. Dans un film, le spectateur croit au film, parce qu'on lui raconte une histoire, on ne lui met pas en cherchant artificiellement à lui donner plus de réalisme que nécessaire, et alors il entre dans le jeu, c'est comme un pacte passé entre le racontant et le spectateur : pour entrer dans une histoire, c'est comme dans un rêve, il faut accepter le fait que ce n'est pas la vraie vie et qu'il y ait un certain nombre d'invraisemblances (comme la multiplicité des actions, leur resserrement dans le temps, les coïncidences, les dialogues bien léchés, etc. ) il accepte les invraisemblances, comme le fait qu'il y ait plus de dialogues que dans une telle situation, parce qu'ils sont nécessaires pour lui raconter une histoire. Il accepte tous les artifices parce qu'ils sont là pour améliorer son entré dans l'univers. Un film, c'est une sorte de rêve éveillé, c'est le récit exagéré de faits passés (réels ou non) contés ainsi pour qu'on ne les oublient pas. Les histoires, donc le cinéma, n'a pas pour but de nous faire croire en la vie (on sait qu'on vit) mais pour nous apporter une expérience, pour vivre à travers des personnages à travers des effets de mise en scène. Or si on veut lui faire croire que tout cela est vraie, le pacte qui uni habituellement le raconteur et le spectateur est cassé : pourquoi avoir de l'empathie pour des personnages... prétendument vrais ; c'est leur histoire, pas la nôtre, mais surtout on ne peut y croire de la manière dont c'est mis en scène... Le problème, c'est l'acteur. Et c'est un truc à savoir : le jeu traditionnel de l'acteur est fait pour donner l'illusion de la vie, mais l'improvisation donne une impression de vie artificielle. Une erreur vraiment de débutant d'un metteur en scène qui n'est pas du tout familier avec le jeu d'acteur (un boulanger qui ne sait pas ce que c'est que de la farine... autant qu'il fasse son pain avec du plâtre, puisque tout ce qu'il compte pour lui, c'est la recette, le temps de cuisson, etc). Le résultat est pitoyable, avec des acteurs qui surjouent un max, qui n'arrêtent pas de dire des conneries... Le genre de truc qu'un scénariste écrirait peut-être en pissant son premier jet mais qu'il éliminerait après une première lecture face au ridicule des phrases, des répétitions... Dans ce genre de truc, il faut faire confiance à la situation (le spectateur comprend très bien la situation pas la peine d'en rajouter avec des répliques ridicules), les répliques ont une valeur informative pour faire avancer l'action quand elle ne le peut pas autrement... Un écrivain par exemple ferait exactement la même erreur, en voulant mettre de la vie, du réalisme, dans ses écrits, en ajoutant des trucs du genre « salut, ça va, comment tu vas ? ». Et le summum de l'amateurisme, les limites du ridicule de l'improvisation, sont atteintes quand la fillette est à l'écran. Elle est sensée dans l'histoire être en mutation ché pas quoi, ne pas avoir une angine mais en train de devenir un monstre... Or la fillette, dans ces plans séquences, ne semble jamais être concernée (possédée on pourrait dire) par son personnage, si bien qu'on ne voir rien venir, juste avant de mordre sa mère, elle est toute tranquille, elle semble même s'ennuyer... L'improvisation, c'est un peu comme un jeu d'enfant joué par des adultes. Les enfants aiment jouer ensemble à la crémière ou au docteur, mais quand les adultes s'en mêlent, il y a un petit côté incestueux ; les adultes n'ont pas à venir s'immiscer dans le jardin secret des adultes et vice versa. Or au cinéma, ce qu'on demande, c'est un peu ça, on demande à l'enfant d'intégrer les jeux bizarres des parents... Là, on sent bien qu'on a pas voulu intégrer la fille pleinement à la situation, et heureusement sans doute, mais du coup, elle n'y croit pas... Dans un vrai film, on aurait pris le temps de créer une illusion, plan par plan, en se servant de la spontanéité de l'enfant dans des situations inattendues et paradoxalement mille fois répétées, un peu comme ce qu'on ferait pour diriger un animal. C'est la grande force de l'enfant au cinéma, mais c'est une technique à trouver. Là, c'est tout simplement pas du cinéma. C'est des adultes qui jouent à se faire peur, en oubliant que ce n'est pas soit qu'il faut chercher à faire peur, mais le spectateur. Ou plutôt c'est le real qui l'oublie (ou qui ne le sait pas) parce qu'il est plus intéressé par la peur et la mise en situation de ses acteurs plutôt que celle du spectateur ; un peu comme un écrivain qui ne se soucierait que de jouer avec ses mots et qui en oublierait presque qu'il raconte une histoire à ses lecteurs... Un récit réduit au néant, une sorte de film de vacances à montrer à la famille. La seule séquence véritablement cinématographique, on la trouve à la fin. Là, on nous raconte une histoire, c'est un peu plus structuré, et c'est là que ça commence à être un peu plus flippant. Et c'est justement là où il y a le plus de montage (effectif ou non). Le montage intègre l'idée de choix, le choix, c'est la narration, la narration, c'est l'œuvre. On fait pas un film avec que des plans séquences en disant à un acteur qu'il commence là et qu'il doit finir là et qu'entre le début et la fin, il fait ce qu'il veut. Donc l'idée du reportage, c'est ce qu'on appelle une vraie fausse bonne idée. Le cinéaste pensait sans doute être le premier à avoir l'idée, mais si aucun film n'a jamais réussi avec ce principe (à quelques rares exceptions comme Cloverfield, C'est arrivé près de chez vous ou Blair Witch, ou Borat même si je suis pas du tout fan de ce genre de truc... mais il y a autre chose que le procédé du faux documentaire, du faux film perso, dans ces films, il y a un ton, un univers qui ne laisse pas indifférent...) c'est justement parce qu'il est nul. Et il est fort à parier que dans dix ans, un autre type reviendra encore avec la même idée en pensant être le premier à l'avoir... Bref, j'ai du mal à comprendre comme des gens peuvent encore se laisser berner par un tel navet. Il faut vraiment être crétin pour ne pas voir l'amateurisme d'un tel machin. (Et les ricains qui vont en faire un remake... là je suis au bord de m'étouffer... faire un remake d'une histoire qui n'a rien d'originale, il y a comme un problème).
Les Femmes de ses rêves. Les Frères Farrely.
Du classique (comme quoi c'est vraiment pas la peine de chercher à être original pour convaincre). Et du très agréable. Rien à dire.
Kung Fu Panda.
Yaouh !!!!^^ Du classique et blabla bla. Plaisant donc.
Batman, le Chevalier noir. Christopher Nolan.
Franchement depuis le génial Memento, Nolan, j'ai rien aimé de ce qu'il a fait. Pour moi c'est un cinéaste trop austère, sans poésie, trop prosaïque. Tous ces trucs manquent cruellement de fantaisie, de folie... Donc, voilà, je dois être le seul spectateur sur terre à ne pas avoir aimé ce film... C'est que je me suis fait méchamment fait chier en plus. Ça dure une plombe... L'histoire va un peu dans tous les sens. Il n'y a pas de début, pas de milieu, pas de fin... C'est un peu la suite de Batman begins, mais comme j'avais déjà pas aimé celui-ci... Donc pas d'intro du personnage féminin... un personnage tout aussi bien traité à la fin... On croit à un personnage important et elle vire au deux tiers du film. Donc d'un point de vue dramaturgique, c'est un peu bancal comme truc. Et puis après, on ne sait pas ce qu'est le réel thème du film. Il n'y a pas de véritable unité d'action, on ne sait pas où on est... Bref, pour moi, c'est vraiment nul comme film. En plus je peux pas saquer Christian Bale... Au moins on peut dire qu'il va parfaitement avec Nolan celui-là : il a autant d'humour que lui ! Des mecs qui se prennent au sérieux pour mettre un scène une fantaisie, ça me fait pas rire.
Le plus étonnant c'est que pour une fois la critique et les spectateurs se retrouvent : les premiers parce qu'une BD traité sérieusement (je dis pas avec intelligence parce que pour moi, le film n'a rien d'intelligent, au contraire... quand on ne sait pas de quoi traite le film...) ça leur permet de dire des conneries du genre « batman le chevalier noir, c'est le volet de la maturité » et les seconds, sans doute parce que c'est cool de suivre un film avec un acteur mort...
If, Lindsay Andreson. 1968.
Sans grand intérêt. J'ai pas bien compris si le but du film était de provoquer. Si c'est le cas, ça paraît aujourd'hui bien vieilli... C'est pas non plus un film qui semble vouloir dénoncer les pratiques d'éducation, ce n'est pas non plus le récit amusé d'un bande de pote qui font les quatre cents coups... Bref, je sais pas ce que c'est que ce truc, je comprends pas l'intérêt, le sujet, du film... Quand on ne comprend pas, on aime pas.
Je t'aime je t'aime. Alain Resnais. 1968.
Un exercice de style comme les aime Resnais. Encore un. Là, c'est moins réussi que d'habitude. Justement parce que c'est vraiment très formel. Après, il faut savoir piocher dans ce qui nous est proposé. Le film est un peu comme une boite de chocolat. On choisit, on aime ou on aime pas. Les différentes saynettes sont donc de valeur très inégale. Mais il faut avant ça passer toute l'introduction, obligatoire pour comprendre le contexte, mais qui finalement n'a aucun intérêt dans le film. Puis que ce qui est intéressant, c'est justement cette petite boîte de chocolat dans laquelle on doit choisir entre différentes séquences plus ou moins liées entre elles.
Moi, il y a donc, plusieurs choses que j'ai aimé dans cette boite, le plus souvent des répliques, des situations absurdes :
— il y a une quantité de choses qu'on apprend pas dans les livres. (à méditer^^)
— la résolution de la question du qui sommes nous et pourquoi : et si Dieu avait créé le chat à son image et que quelque millénaires après il aurait crée l'homme dans le seul but de servir le chat. (à méditer^^)
— et avant cela, Claude Rich à son chat : « ah tu es réveillé toi ? tu veux pas aller au bureau à ma place ? »
— la leppre d'excute à un plient écride en charatia et que pourbant on cromtrend partaitement... (surréaliste)
— le guide Michelin des cimetières (ça c'est une idée^^)
— la scène du crayon (on croirait presque du Cocteau, assez surréaliste)
— le type qui tue sa copine parce qu'elle sourit pendant son sommeil et qu'elle est malheureuse dans la journée — jaloux d'un rêve presque...
— « quand je fais l'amour avec des filles c'est comme si je restais happé par toi » « c'est tout de même désolant que tu vois d'autres filles » « peut-être mais je ne pourrais pas savoir ce que je viens de te dire »
— « je suis toujours ponctuel dans mes retards » « tu devrais écrire une encyclopédie des excuses pour ne pas aller travailler »
Bref, c'est un peu similaire Nouveau Roman : une certaine déconstruction du récit et de l'histoire et en même temps une attention toute particulière portée aux mots et au styles.
Un film qui rappelle un peu la Jetée pour l'histoire (sauf que le film de Chris Marker à un but, est autre chose qu'un simple exercice de style) ou Eternal sunshine of the spotless mind.
Funny Girl. William Wyler. 1968.
Dernier succès au cinéma du grand Wyler, peut-être le cinéaste le plus récompensé à Hollywood. C'est un peu une sorte de symbole ici que ce soit un vétéran qui mette en scène l'une des dernières comédies musicales... Un peu à la même époque, le western hollywoodien et la comédie musicale flamboyante, vont disparaître, j'ai l'impression. Le western spaghetti est déjà là. Il va totalement tuer le western aux USA. Et les comédies musicales vont peu à peu disparaître dans les années 70. Bob Fosse prendra le relais, on aura droit au Rocky horror pictures show à Hair aussi un peu plus tard, mais ça n'a déjà plus rien à voir ; les 80's verront plus de comédies musicales je crois, mais ça ne sera jamais comme avant... Barbra Streisand en ferra une ou deux après ça, mais là pareil, il y a un truc qui est cassé. C'est donc peut-être bien le dernier film musical de l'hollywood d'une certaine époque... grand spectacle, technicolor, mélange de comédie et de drame...
En tout cas, là c'est un vrai bonheur. Le film est entièrement porté par le talent, la personnalité de Barbra Streisand. Elle sait absolument tout faire : chanter bien sûr, mais aussi danser comme une poire, et surtout faire rire ! On aura rarement vu une fille jouer aussi bien les petites idiotes. C'est qu'il en faut du génie pour jouer avec spontanéité et sincérité l'étonnement éberlué de son personnage quand elle croise Omar Sharif pour la première fois. Elle a un sens du rythme, une vivacité hallucinante cette actrice. Il y a un charme, une intelligence qui ressort de tout ça, chez cette fille, c'en est presque troublant. Parce qu'elle est belle ! Oui Barbra Streisand est belle ! On en vient à adorer cet énorme nez qui prend la moitié de son visage, à être hypnotisé par ce regard louche. Parce qu'il n'y a pas plus vivant que Barbra Streisand dans ce film. Wou, une telle vitalité, ça donne de l'énergie !^^ (en fait dans la vie les gens comme ça, ça épuise plus qu'autre chose, mais c'est terriblement cinématogénique).
Le scénario n'est pas d'une grande perfection. L'histoire reste simple, elle semble un peu être calquée sur celle de Une Étoile est née, avec le mari boulet auprès de la star montente. L'addiction au jeu de Omar Sharif remplace en quelque sorte l'alcoolisme de Frederic March ou de James Mason. Sergio Leone semble aussi avoir emprunté la scène finale des retrouvailles dans les loges pour Il était une fois en Amérique. C'est vrai que ça fait de belles scènes, donc mettre de telles scènes dans un final, ça le fait (faut dire que le film de Leon tourne autour pendant tous le film d'au moins quarante deux scènes de ce type^^).
La Honte. Ingmar Bergman. 1968.
Très étrange comme film. Peut-être une continuité du Septième sceau (que déjà j'avais pas très bien compris), un truc sur la mort, en moins allégorique bien sûr... mais c'est de l'anticipation, et l'anticipation c'est un peu comme donner un autre sens à notre monde en lui donnant une autre histoire, donc pas si loin de l'allégorie... En tout cas, on sent que tout ça n'est pas neutre, qu'il y a un sens derrière tout ça. Si j'ai pas bien compris le Septième sceau (au-delà de la simple partie d'échec avec la Mort...) là, il semble n'y avoir rien d'autre à comprendre que la guerre transforme nos vies, notre intimité, même quand on cherche à se préserver de toute idée politique, quand on se retire dans le trou du cul du monde.
Donc là l'évolution de l'histoire est simple : Max von Sidow et Liv Ulman se sont retirés à la campagne pour vivre heureux, en dehors des tumultes des villes. Seulement la guerre civile les rattrape, dans leur campagne. Les insurgés se réfugiant pas loin de chez eux... Leur maison se retrouve bientôt au centre des bombardements. On leur demande de faire le choix entre le pouvoir (une dictature semble-t-il) et les insurgés (qui ne semblent pas être des saints non plus). Choisir l'un ou l'autre camp, ça revient finalement à la même chose, donc les deux amoureux veulent rester en dehors de tout ça. Seulement, il y a des moments où on a plus le choix et c'est là que la guerre civile entre dans le lit conjugal (au propre comme au figuré). Après des premiers bombardements et des exécutions en masse dans leur patelin, Max von Sidow et Liv Ulman s'en sortent et retournent chez eux. Mais ce n'est plus comme avant. Ils ne s'accordent plus sur l'attitude à adopter, s'il faut rester neutre, et s'il faut prendre le partie de quelqu'un, pour lequel... Et les deux camps se servent de leurs incertitudes, de leur contradictions, qui se transforme en une véritable docilité face aux deux camps : d'un côté elle se prostitue à l'officier qui les a laisser en vie (ce n'est même plus le cas après les désaccords avec son ami), ils ont en retour des petits cadeaux, et de l'autre, les insurgés viennent se servir chez eux. Jusqu'au jour où les deux camps viennent le même jour et se rencontrent... Après ça, c'est le chaos, la maison a été brûlée, et malgré tout, malgré la détestation profonde qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, ils continuent de vivre ensemble... Le symbole presque de la vie conjugale (limite chrétienne même comme vision) : malgré les désaccords, les conflits, malgré la fuite de l'amour, on reste ensemble, parce qu'on préfère vivre mal avec l'autre, que vivre seul et mourir.
Le début du film est très beau. J'avais jamais vu Liv Ulman aussi belle (je l'ai surtout vu dans les films suivants et dans Persona, son personnage n'est pas aussi lumineux... plutôt lunaire même^^). Après ça se gâte évidemment. Et on ressent quelque chose d'étrange, un peu comme si nous aussi, on commençait à ne plus les supporter, mais qu'on avait du mal aussi à nous séparer d'eux... On aurait voulu que jamais le monde, la guerre, ne les ratrappe.
Film curieux donc. Parce que ce n'est pas un drame, c'est plus une chronique, des « scènes de la vie conjugales » mises à l'épreuve de tous les temps. Il en ressort une étrange impression d'inachevé, non pas comme si bergman n'était pas allé au fond des choses, parce que c'est justement le cas en voulant explorer toutes les étapes de la vie d'un couple (enfin toutes non), mais son unité se fait sur une base thématique et non dramatique. Donc sur le plan de l'histoire, c'est comme s'il ne s'était rien passé. Une impression sans doute accentué par le fait que les personnages ne font que subir tout au long du film, ce qui est en contradiction avec le rôle traditionnel du « héros » qui veut qu'il agisse. Mais c'est justement ça ici, les personnages, veulent tout sauf être des héros. Brechtien en sommes : Bergman s'applique à nous montrer un reflet de notre propre image, donc à nous forcer à nous poser des questions sur nous-mêmes, plutôt que de vouloir nous divertir avec le récit captivant d'héros embarqués dans des histoires extraordinaires. Avec cette méthode, on a donc le film qu'on mérite : si on est incapable de tirer des leçons de tout ça, de se questionner, c'est un peu peine perdue, moi je suis un peu dans ce cas^^. Même si ça ne m'empêche pas tirer du plaisir de toute cette démonstration, un peu comme une limace qui tomberait en extase devant son reflet dans une flaque... sans comprendre que c'est son propre reflet qu'elle est en train de voir. C'est beau, et je cherche même pas à savoir pourquoi ça l'est, point.
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29 Sep 2008 16:12 |
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J'ai vu "28 semaines plus tard hier", l'histoire d'un virus qui contamine Londres, qui semble avoir disparu après 28 semaines et qui finalement revient.
Bon, ce n'est pas un bon film mais c'est divertissant.
J'ai largemment préféré "Je suis une légende" et "Doomsday". _________________ Le Foot le Samedi pour des stades en vie !!
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30 Sep 2008 11:23 |
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Love Happy 1949
La dernière farce des Marx Brothers. Encore que... Groucho n'est déjà plus là mais honore ses anciens camarades de sa présence avec des appartés où il raconte l'histoire. Chico et Harpo mènent la danse avec des numéros comiques spécialement construits pour eux comme la longue dernière séquence avec Harpo déambulant dans les nuits au mille facettes et ses jeux de lumière. Le colocataire pingouin d'Harpo, l'interrogatoire musclé, le running gag où Chico tente de comprendre les simagrées d'Harpo, la toujours jouissive cleptomanie d'Harpo...
On élabore la redondante histoire d'un tas de comédies musicales (la crise de 29 forcément) : une troupe qui monte un spectacle avec des problèmes d'argent. Quelques jolis numéros musicaux comme d'hab dans chacun des films estampillés Marx Bro : "Who Stole The Jam", "Swanee River" pour les chansons que j'ai reconnues.
Maintenant, ce film est aussi connu pour être l'une des premières apparitions de Marylin Monroe à l'écran. Et c'est avec sa jolie poire que le dvd se vend de nos jours. Sauf qu'elle apparait moins de 90 secondes^^ (un an plus tard avec "Asphalt Jungle" ça commencera à s'exciter autour de MM, un gang bang mondial). Ne vous laissez donc pas berner par l'asso marx bro / marilyn, elle n'existe pas !
B
Le Chat (Pierre Granier-Deferre) 1970
Les derniers jours d'un couple au bord de la mort dans un vieux pavillon de banlieue tout pourri. Le temps, ce fichu temps n'attend pas et ces années de mariage ont un gout amer. Ils ne s'aiment plus, se détestent, s'invectivent mais n'ont plus la force pour partir chacun de leur côté. Gabin ramène un chat, une bestiole qu'il bichonne ce qui rend affreusement jalouse sa femme Signoret. Madame le tue à coup de flingue dans la cave^^ et Gabin se casse, s'en dire un mot. S'ensuit quelques moments où les deux moitiés ne semblent plus savoir où ils sont... Quelques jours plus tard, Gabin revient à la maison: "Clémence, j'ai décidé de revenir mais je ne te parlerai plus jamais, jamais t'entends !"^^. Alors ils se causent par post-it. Des post-it que Signoret garde soigneusement dans une boite avant qu'elle ne fasse un infarctus. Après sa mort, Gabin décide alors de mettre fin à ses jours en absorbant des médocs. "Le Coeur a lâché" dit l'infirmière mais c'est pas les pilules qui l'ont achevé mais la disparation de son épouse.
C'est comme la dernière réplique dans King Kong :
_ Les avions l'ont tué!
_ Non! C'est la Belle qui a tué la Bête...
D+
The Prisoner of Shark Island (John Ford) 1936
Je m'attendais à tout un film sur le thème de l'injustice mais c'est pas ça. Docteur Warner Baxter, la nuit de l'assassinat de Président Lincoln, soigne sans le savoir son assassin sudiste. Ce qui lui permet de fuir les soldats à ses trousses. Baxter est accusé donc de complicité. Une parodie de procès, une cout martiale pour juger au plus vite et le plus sévèrement les personnes impliquées dans l'assassinat de Président Lincoln. Les généraux estiment que c'est la meilleure solution pour éviter à ce pays une autre sécession. Il est envoyé illico dans un bagne au bord de la Floride où les charognards l'attendent. Un emprisonnement à tort et à vie. L'assassin de Lincoln forcément, il va en baver notamment par l'un des gardiens du bagne : John Carradine, méga méchant^^. Son heure arrive lorsqu'une épidémie de fièvre jaune s'empare de la prison. Seul médecin à bord, il accepte l'aide que lui demande le directeur... C'est sa rédemption, leur rédemption où nordistes et sudistes s'entraident. Ford aime bien raconter ses passages "fondateurs" des Etats-Unis.
Avec notamment des images comme dans "le Mouchard", des trucs qui font très "muet" avec ces bateaux qui attendent au large dans le brouillard ayant les chocottes de la fièvre jaune pour livre les médocs tant attendus par Baxter (Alors Baxter les bombarde de boulets de canon^^).
Il y aurait pu y avoir toute une partie sur les moyens mis en œuvre par sa femme pour le sortir de ce trou mais non... Une tentative et puis c'est tout. Pas du tout revendicatif ou cherchant à se faire justice. Gracié pour son mérite dans l'épidémie de fièvre jaune, il retourne chez lui heureux que sa petite fille ne l'ait pas oublié.
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13 Oct 2008 10:32 |
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Klute de Alan J. Pakula (1971)
Film qui devance les "A cause d'un assassinat" et "Les Hommes du Président" mais on y voit déjà la marque de fabrique du réalisateur. Pas de complot, le thème ici est bien différent bien que ce soit un thriller aussi. John Klute est un détective privé engagé pour retrouver un homme disparu depuis six mois. Il apprend qu'il a fréquenté une pute, Bree Daniels avec qui il a eu des rapports tumulteux. N'ayant pas d'autres pistes à explorer il est contraint par la force des choses d'essayer de faire parler cette fameuse Bree pour avancer dans son enquête.
Tu parles si il est bien tombé^^ la communication entre Klute et Bree est difficile, ils sont totalement différents, lui le privé calme, posé, discret, pondéré et minutieux doit s'accomoder d'un bout de femme au caractère bien trempé qui assume un de ses metiers (elle est aussi pseudo actrice). Faire la call girl c'est un rôle à part entière, elle sait le jeu qu'il faut pratiquer pour que sa prestation épate les hommes. Elle a le pouvoir et fait ce qu'elle veut quand elle veut, c'est d'ailleurs le seul plaisir qu'elle en retire : mener les hommes par le bout du nez. Le plaisir charnel n'a pas sa place puisqu'elle joue la comédie finalement, le sexe n'est qu'un moyen, la conséquence logique pour elle. Il n'y a pas d'amour dans le plaisir du contrôle de soi et des autres.
Elle aime bien s'épancher auprès d'une psy, parce que ça le fait^^elle a un standing à défendre, alors faire des passes pour une clientèle haut de gamme et se payer une psy c'est le top.
L'arrivée de Klute dans sa vie ne l'enchante pas, c'est même carrément un accueil glacial qui lui est reservé, mais elle n'a pas trop le choix et se doit de coopérer pour qu'il boucle son enquète et lui fiche la paix après...
Elle essaye de le tenir à une certaine distance d'elle, d'ailleurs ça ne le dérange pas il est plutôt renfermé comme garçon^^, tout en se forçant à l'aider c'est tout le paradoxe. Elle qui est toujours dans le contrôle, la maitrise des gens, des évènements et des sentiments devient vite déboussolée, puis apeurée car menacée du fait d'avoir fréquenté Tom gruneman, le disparu.
Un film assez sombre, comme souvent chez Pakula, tout est dépeint avec une grande noirceur. On se retrouve dans un New York vraiment crasseux, une pellicule de merde poisseuse qui colle à la peau, les putes, la drogue et les felés comme unique environnement. Pourtant, Donald Sutherland et Jane Fonda rayonnent dans cette atmosphère étrange, leur relation tantôt conflictuelle, tantôt fusionelle captent l'attention si bien qu'on est plongé dans leur histoire en marge de L'histoire du film. Le duo est l'atout majeur, sans eux le film aurait une saveur bien differente. Un très bon film qui a finalement pas mal de concordances avec les suivants que Pakula réalisera. |
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13 Oct 2008 23:54 |
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J'ai regardé quelques bons films ces derniers temps.
"Les évadés" tout d'abord, avec Morgan Freeman. J'adore cet acteur, il peut jouer n'importe quel rôle avec brio. J'aime bien l'histoire du film, ça tient la route, on devient familier avec les taulards, on cherche pas à savoir ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait et c'est tout, ils sont habitués à la prison. La "happy end" n'était je trouve pas forcemment nécéssaire mais elle ne fait pas de mal non plus...bref, j'ai bien aimé.
"187 : code meurtre" aussi, encore un film que j'ai regardé parce qu'un acteur principal me plait beaucoup, Samuel L. Jackson ici.
Le concept est original, l'histoire part un peu en live, la fin est "ouaaah", j'ai beaucoup aimé aussi.
"Les fantômes de Goya", mon frère et ma mère l'ont regardés quelques jours avant moi et en ont beaucoup parlé, ça m'a intrigué et j'ai voulu jugé par moi même. Je ne connaissais pas du tout la periode de l'inquisition Espagnole, ça fait froid dans le dos comme on dit, evidemment c'est révoltant mais il ne faut pas mettre tous les catholiques dans le même panier à cause de ce film.
Nathalie Portman joue très bien un rôle qui je pense est difficile.
Aussi j'aime bien le fait que Goya soit un personnage comme les autres (je veux dire par la que ce n'est pas un film sur sa vie, il est juste dans le contexte).
Au niveau du scénario il y a des choses auxquelles on ne s'attend pas, je pense à la l'elipse des 15 ans d'enfermement du perso de N.Portman notamment. Après je ne vais pas en dire trop si certains veulent le regarder.
Et enfin je viens de regarder "He got game" avec Densel Washington et Ray Allen. Niveau films de basket j'avais déjà vu "Space Jam" et "Les blancs ne savent pas sauter"...c'est pas du tout pareil^^
Déjà je trouve très bien que ce soit un vrai joueur qui fasse le rôle du jeune talent très prometteur, ça donne encore plus de réalisme au film.
On n'est pas tout le temps sur un parquet ou un playground, il y a une histoire et c'est plaisant. On voit aussi le monde des crevures d'agents, même en film ils ont vraiment des têtes à claques ces mecs la !
Je ne sais pas trop quoi dire de plus, j'ai encore passé un bon moment télé-ciné quoi.  _________________ Le Foot le Samedi pour des stades en vie !!
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23 Oct 2008 23:34 |
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Content que tu ais vu "He Got Game"...un incontournable du Basket...  _________________


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23 Oct 2008 23:55 |
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