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Les Films dans ma TV
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Limguela

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Le Monde d'Apu. Dernier volet de la trilogie d'Apu. Satyajit Ray.1959.

Comme prévu, il s'agit d'un film plus gai, comme se doit de l'être l'acte III d'un drame. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il n'y a pas de drame. Puisqu'Apu est encore pourchassé par la poisse...

On se fait cette fois très vite au nouvel acteur qui joue le personnage d'Apu. Ça n'arrive pas en plein milieu du film, c'est moins dérangeant. Et puis il est bien plus vieux, donc c'est facile de s'y faire. Il a donc une trentaine d'année et il vit dans un appartement miteux de Calcutta, vivant de petits bouleaux, ne trouvant pas sa voie, publiant deux ou trois nouvelles, mais pas suffisamment pour payer son logeur. Encore, une fois, rien ici de bien original, mais l'art de Ray et de ne pas en faire des caisses. Ce n'est pas le contexte misérabiliste qui l'intéresse, c'est Apu, son devenir (c'est bien le sujet : la saga d'Apu).

Son ami d'enfance vient le trouver et lui propose de l'accompagner dans sa campagne pour assister au mariage d'une parente. (En sort enfin de cette ville piteuse et on retrouve les paysages de ces plaines magnifiques de l'Inde où on a l'impression que la Terre est plate. La terre est aride, mais l'eau existe en abondance (merci à la chaine himalayenne) , donc a espace régulier apparaît des arbustes, puis des habitations, et c'est comme ça un peu à l'infini... Une sorte d'oasis grande comme la France^^.) Le mari de la mariée se révèle être un dément et la famille se retrouve un peu dépourvue avec une mariée sous les bras et personne pour lui enfiler l'anneau. Hip hop, tope là... Apu est dispo, y a qu'à lui demander^^. Et là, c'est une demi heure de pure bonheur. Comme dans tout mariage arrangé, les mariés ne se connaissent pas et doivent apprendre à se connaître peu à peu. Un truc qu'on connait plus du tout chez nous... il faut revenir à Molière pour voir ça (mais c'est beaucoup moins poétique, parce que Molière dénonçait ces pratiques, alors que là, jamais ne leur viendrait à l'esprit de remettre en question les traditions). La jeune femme d'Apu n'a jamais vécu dans la misère, elle ne connait pas la ville, elle déprime un peu au début, mais c'est comme ça, on ne discute pas un mariage et elle s'y fait très vite. Et tout en restant coquette (Dieu qu'elle est belle !), elle décide de faire partie de la vie de son mari. Dès leur première rencontre, on sait que ces deux-là vont s'aimer... et que ça va pas durer (eh oh ! On commence à le connaître le Apu, il attire le malheur à tous les membres de sa famille^^). C'est la symbiose parfaite entre les deux amoureux, on profite avec Apu, enfin, d'un peu de bonheur dans sa vie. Puis, sa jolie petite femme tombe enceinte et retourne seule chez ses parents à la campagne. Ils s'échangent pendant un temps des lettres d'amoureux... on sent le drame arriver... Et hop, ça n'y manque pas, on commence à être habitué... La femme d'Apu meurt en couche alors qu'ils venaient à peine de se marier... L'art toujours de Ray est de ne pas trop en faire, puisque contrairement au film précédent où le récit s'attardait sur la dépression et la solitude de sa mère, là, on ne verra rien de la femme d'Apu et de sa mort. Il est vrai qu'on a suivi le personnage de la mère d'Apu pendant longtemps, alors que la femme d'Apu... Bref, Apu déprime à son tour, abandonne la ville, on comprend qu'il a un fils, qu'il ne cherche pas à voir... Il se rend dans les forêts du centre de l'Inde, il tente d'écrire, finit par renoncer... puis son vieil ami vient le retrouver. Cinq ans ont passé, il vient lui demander de venir s'occuper de son fils. Apu refuse... sans lui, sa femme serait encore là... Et finalement (sans explication, c'est comme ça, il ne faut pas tout expliquer) Apu change d'avis et se rend dans la maison du père de sa femme qui tente tant bien que mal d'élever une petite peste qui s'amuse à tuer les oiseaux et à voler des fruits... ça nous rappelle rien du tout, mais alors vraiment rien^^. Comme c'était à prévoir, l'enfant ne veut pas voir son père. Apu a beau lui offrir un train électrique (où le symbole, la référence à l'opus 1^^), mais l'enfant n'en veut pas... Pourtant Apu a compris dès le premier instant qu'il allait l'aimer cette petite terreur, sans doute parce qu'il lui rappelle, celle qu'il était autrefois...

Les deux premiers films sont tirés de deux romans semi autobiographiques de l'auteur, et là Ray s'amuse à créer comme l'auteur de deux premières histoires un lien entre l'histoire véritable de l'écrivain et celle d'Apu, qu'il invente cette fois lui (à moins que ce soit encore tiré d'un texte de l'auteur vu qu'il est encore crédité mais si c'est le cas j'ai pas compris de quelle oeuvre il s'agissait, sinon de sa propre vie...). On comprend que c'est en faisant la rencontre de son fils alors âgé de cinq ans qu'il a sans doute eu le désir ou l'idée de ce qui sera son premier roman, semi autobiographique, et qui est semble-t-il le meilleur de ses récits. On est en plein dans le récit initiatique : Apu, après la mort de sa femme, est perdu, il refuse de rencontrer son fils en le laissant à sa belle famille, il erre dans les forêts du centre de l'Inde en quête de réponse. Et il faut finalement attendre que son vieil ami vienne le chercher pour le convaincre de venir rencontrer et s'occuper de son fils pour qu'il trouve enfin la réponse à toutes ses questions, qui ne pouvait être bien sûr autre chose que son fils. Scène classique de dénouement avec une « reconnaissance » finale, le père qui reconnaît le fils, au premier regard, et qui au-delà de ses espérances se rend compte qu'il l'aime déjà.

Cette dernière partie n'est peut-être pas issue des textes de Bibhutibhushan Bandopadhyay, mais Satyajit Ray semble lui avoir été fidèle, puisqu'il ne s'agit pas d'un biographie de l'écrivain, mais bien de son double Apu : il reprend des éléments de sa vie pour en faire un vrai drame, le drame de la vie d'Apu. (Par exemple, si j'en crois wiki, l'écrivain se serait marié après le succès de la Complainte du sentier, il ne peut donc y avoir de lien de cause à effet entre les retrouvailles d'Apu et de son fils et la résolution de la quête d'Apu qui est d'écrire... c'est donc une volonté de Ray, mais qui reste dans l'esprit de l'écrivain puisque lui-même avait romancé ainsi sa vie pour en faire un roman à proprement parlé).

Apu-Bibhu^^, aurait donc perdu en fait tous les membres de sa famille, un peu à l'image de l'autre grand écrivain de langue bengali du XXe siècle et prix Nobel de littérature, Rabîndranâth Tagore (qui est pour l'ironie l'ancêtre de l'actrice qui joue la femme de Apu !^^ un sacré bonhomme ce cinéaste...). Il aura tour à tour perdu sa sœur, son père, sa mère, et enfin sa femme, avant de disparaître lui même très tôt à 56 ans seulement. Mais ça, le film ne le montre pas : il reste sur la rencontre entre le père et le fils. Une fin qui n'aurait pu être autre puisqu'elle répond directement à tous les drames familiaux qu'Apu a pu rencontré dans sa vie. Pendant toute la trilogie, le sujet c'est bien ça, la perte des êtres aimés, quoi donc de plus naturel que l'enfant qu'il a refusé de voir pendant des années et qu'il vient finalement chercher dans la maison de son beau père, représente pour lui comme l'espoir d'une nouvelle vie, la vie, celle des enfants, qu'il s'efforcera de retranscrire dans ses livres.

Enfin, voilà, l'histoire d'Apu est finie... Je me suis bien fendu la gueule^. Des drames à chaque bobine, c'est le pied ! Enorme chef d'oeuvre... Vive l'Inde, vive le Bengale, vive le cinéma, vive Satyajit Ray !
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Message26 Juin 2008 23:45
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Limguela

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Incroyable, toutes ces réactions pour Apu !

Cria Cuervos. Carlos Saura. Espagne.1976.

Les photos de film ne mettent vraiment pas en valeur ce magnifique film. Géraldine Chaplin n'y tient pas le premier rôle. Ce n'est pas le film anti-franciste annoncé ou sinon j'ai pas compris la symbolique du truc. Pour moi, c'est un film sur l'enfance, sur le deuil de l'enfant. Le rôle principal, c'est une gamine de huit ou neuf ans qui le tient. On la suit, elle ses deux sœurs, sa bonne, sa tante et ses souvenirs, ses fantasmes presque, de sa maman disparue. On pourrait croire à un truc glauque et franchement, j'ai un peu tardé de le voir parce que je m'attendais à un truc un peu chiant, un peu intello. C'est vrai que c'est un peu triste, forcément, les gamines viennent de perdent leur mère et leur père. Pourtant, il ne se passe pas grand-chose. Il n'y a pas d'intention de mettre en forme un récit linéaire, avec un but (symbole la symbolique de l'enfant qui détient la vérité et qui ne veut pas embrasser son père franciste à sa mort... en s'en fout de ça^^). Le récit, c'est celui de cette gamine à l'oeil perpétuellement perdu, qui semble vivre dans son monde à elle et qui nous y invite. On dit dans la vie, quand on voit quelqu'un avoir les yeux dans le brouillard, "à quoi tu penses ?" ; là, on sait, parce qu'on le voit, on nous le montre. Et ça, il n'y a que le cinéma pour nous donner ça. Encore une fois, après Apu ou encore bien d'autres films sur l'enfance, je suis totalement émerveillé par ce type de sujet. Pourtant, là, il ne se passe pour ainsi dire rien. Apu, c'est une saga, mais on y voit les mêmes scènes de la vie quotidienne des enfants : les jeux stupides, les petites joies, les découvertes ("qu'est-ce qu'on fait ? - on fouille...^^), les petits vices (être toujours là planqué derrière une porte quand il ne le faut pas), les chamailleries, les moments de réconciliation... Qu'y a-t-il de plus cinématographique que l'enfance au cinéma ? Ces gamines, on pourrait les regarder des heures sans s'ennuyer. Parce que les enfants sont des êtres mystérieux, magiques, des monstres, et on peut toujours essayer de les apprivoiser des les comprendre, ils resteront toujours insaisissables. C'est souvent facile d'utiliser des enfants (on le voit souvent dans la pub par exemple parce que l'effet est assuré), surtout quand ils sont tristes, mais après il faut savoir les mettre en scène. Le plus gros travail était certainement là de trouver cette gamine aux yeux pensifs... on a dû lui dire à cette pauvre petite dans sa vie que c'était mal de s'amuser, elle est comme un animal docile et peureux qu'on a trop disputé... Pas étonnant qu'on a sans cesse envie de la prendre dans nos bras et de lui demander ce qui ne va pas. Comment pourrait-on résister à ça ? On est humain finalement. A croire que l'homme tire son empathie de l'extrême fragilité de sa progéniture... être amené à être toujours à l'écoute, attentif, de nos enfants qui sont des monstres d'inachèvement, ça nous a amené à l'être également avec les autres êtres qui nous entoure. Enfin bref...

Il y a deux scènes qui m'ont particulièrement plu. La scène d'abord où la petite repense à des scènes avec sa mère avant de se coucher et où elle assiste aux "scènes de la vie conjugale" de ses parents (la mise en scène discrètement la fait évoluer au milieu d'eux, sans que ça paraisse un effet trop lourd avec des effets spéciaux ou je ne sais quoi... Elle est là, on a compris qu'elle l'imaginait ; c'est déjà du cinéma, donc forcément magique, pas la peine d'en rajouter). Ensuite, cette scène où les trois gamines dansent sur cette chanson qui reste dans la tête pendant des heures et des heures (Porque te vas) : il n'y a aucune dramaturgie dans cette scène, elles sont juste là, à s'amuser, à faire comme les grands. Un vrai moment de grâce.

C'est le premier film de Saura que je vois (pas sûr que les autres en valent le coup), mais celui-ci, c'est une sorte de croisement entre Cris et Chuchotement (en beaucoup moins austère) et Fanny et Alexandre. Du Bergman quoi... revu par Comencini (et son Innocent). Et encore une fois, les images du film ne rendre vraiment pas justice au film. Ces images laissent penser à un film austère, fermé, didactique, et en fait, c'est tout le contraire. Malgré tout le film est très optimiste, très beau. Je n'y vois aucun message anti-franquiste, que de la grâce.

Le film est bizarrement interdit aux moins de dix ans. Je comprends pas cette vision du monde qu'ont certains, de vouloir interdire aux enfants la vision du monde tel qu'il est. Est-ce qu'un enfant de sept, huit ans n'est pas assez mûr pour comprendre la mort ? De quoi cherche-t-on à les protéger ? ce serait plutôt une manière de les infantiliser, les abrutir... Est-ce qu'une mère lionne ne met pas en garde ses lionceaux du danger des hyènes pour éviter qu'ils aient peur ? il y en a vraiment qui perdent tous sens des réalités... Être mis en face le plus tôt possible ce qu'est la mort, c'est la comprendre, l'assimiler pour la vie. Ça évite d'être totalement névrosé par la suite... Et j'imagine même pas les dégâts que peuvent faire sur une personnalité quand on laisse croire parfois jusqu'à treize ans (j'en ai vu) que le Père Noël existe. Tant qu'on fera croire à nos enfants qu'il existe un monde merveilleux on arrêtera pas d'avoir un monde pourri par des anciens enfants qui se vengent des illusions passées... "Ah, c'est beau l'innocence..." mon cul oui ! Ce qui est beau, c'est un enfant qui apprend à s'armer pour la vie, pas un gosse qui rêve d'épouser Mary Poppins... Ceux qui parlent d'innocence, ils pensent en fait : "ah qu'il est con, c'est bien reste comme ça, au moins, ça fera toujours quelqu'un de plus stupide que moi".

B+


Porque te vas sur deezer


Le Roman de Mildred Pierce. Michael Curtiz. 1945.

Les enfants ne sont pas tous des anges. Joan Crawford se sépare de son mari et doit prendre un travail de service pour satisfaire aux bons goûts de son aînée. Elle finit par créer sa propre chaine de restaurant ("Fine food"^^) et par faire fortune (auparavant, ils avaient beau être pauvre, ils vivaient tout de même dans un joli pavillon de banlieue de LA avec palmiers et tout ce qui va avec... Code Hayes oblige, même les pauvres paraissent riches). Mais sa fille en veut toujours plus. Crawford se marie avec l'un de ses associés mais celui-ci la roule... sur tous les tableaux. Crawford vient dans sa maison au bord de l'océan pour taper sa crise. Elle y trouve sa fille dans les bras de son mari... Elle est belle la jeunesse... La fille qui déteste sa mère, lui dit qu'elle le fréquent depuis le début, qu'il a promit de divorcer et de l'épouser à son tour... Le mari : "moi non j'ai jamais dit ça !"^^ Crawford s'enfuit, son mari tente de la rattraper mais la fille le tue... en vidant carrément le barillet sur lui... La mère pense d'abord à se suicider, puis les circonstances l'amène à piéger un autre de ses partenaires qui lui court après depuis des années... en l'enfermant dans la maison au bord de l'océan et en appelant la police^^. Tout le film est en fait un long flash back pour tenter de découvrir qui a réellement tué le mari, à travers la garde à vue de tout ce petit monde.

On aura rarement vu un personnage aussi vénal que celui de la fille de Crawford. Le genre de garce qui doit se trouver à la pelle en Amérique. Un film noir dans le joli LA, ça change des rues sombres de NY, et j'avoue que c'est un contraste qui me plait assez bien (ça a pas mal réussi aux Griffes de la nuit, Hollywood boulevard, le Dahlia-De-Palma, le Privé ou LA confidential par exemple). Après, le film n'est pas non plus un grand film. Un bon film, tout au plus, parfaitement mise en scène et interprété. Mais après... comme toujours quand le pognon est au centre de tout, c'est moins intéressant. Le personnage le plus intéressant du film, c'est celui de la fille, qui a sa part de mystère, de contradiction, de folie même, mais là, elle est vraiment trop antipathique, pour ne pas l'être elle aurait dû être au centre du film un peu plus. Le personnage du second mari aussi est intéressant... un type qui se tappe la mère et la fille en même temps (et là censure alors ?!^^) c'est plutôt originale, mais antipathique, si on ne développe pas assez... Or tout tourne autour de la Crawford, trop parfaite, trop lisse, trop larmoyante. On croit voir une étincelle de vice en elle, de remord, donc de conflit intérieur, quand pendant en temps elle renie sa fille, mais au lieu d'assumer, le récit la fait partir en voyage pour la retrouver quand elle décide de pardonner la corruptibilité de sa fille... C'est un peu comme si on éteignait la lumière quand ça devenait intéressant. Mais bon... qualité Hollywood : du rythme, des décors, des stars.


Elle s'appelait Scorpion.
Comment tu as pu aimer ce film blondin ?! c'est vraiment très très mauvais^^. Seule consolation, mais alors vraiment très petite, c'est le joli visage de l'actrice principale.
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Message29 Juin 2008 23:26
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jordan4ever

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Lantana de ray lawrence

Avec anthony lapaglia (fbi : portés disparus) qui joue le même role que dans sa série, geoffrey rush, barbara hershey.

Film choral avec une dizaine de personnages qui se croisent, se recroisent sans pour autant savoir qu'ils ont tous un lien donc le genre de films que j'affectionne et là, c'est assez réussi.
Les personnages ont tous leurs personnalités propres mais avec tous, des problèmes affectifs, se retrouvant chez une psy qui va disparaitre au mileu du film et permettre un recoupement entre chacun, ou presque.
Les apparances sont trompeuses, tout semble évident mais c'est tout le contraire, cela surprend, c'est prenant, un bon film.
Message30 Juin 2008 22:22
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riv'

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Limguela a écrit:
Incroyable, toutes ces réactions pour Apu !


Pour moi c'est lui Apu..





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Le Foot le Samedi pour des stades en vie !!


Message01 Juil 2008 0:41
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Limguela

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Encore un chef d'œuvre de Mikio Naruse : Une Histoire de femme (Onna No Rekishi). 1963.

Le début est un peu difficile, on se perd avec les flash-back, il faut se concentrer pour suivre parce que Naruse ne prend pas trop le temps de bien nous préciser qui est le personnage principale (en même temps le titre aurait dû me mettre sur la voie, mais comme je ne l'avais pas retenu).

Et puis finalement, l'histoire prend de l'ampleur en s'installant enfin dans une époque, pendant la guerre et le bombardement américain. Ça devient un peu épique (même si on sort jamais vraiment de Tokyo), mais surtout, c'est très mélo. Dans le bon sens du terme, ça reste très digne, très mesuré, comme toujours chez Naruse. On pense à ce moment à Docteur Jivago, mais un peu comme si le récit adoptait le point de vue de Laura ─ les histoires de femme, c'est toujours plus intéressant^^.

Les décors sont tout aussi incroyable pour nous européens que dans Meshi, mais là, on se croirait vraiment dans un manga, avec toutes la tradition du mobilier ou des habillements japonais ; et guerre oblige, pas les plus raffinés.

On retrouve avec plaisir un acteur fétiche de Kurosawa (et du Sabre du mal), Tatsuya Nakadai. Mais surtout, Hideko Takamine, une actrice que j'avais déjà dû apercevoir dans Nuages flottants, mais qui m'avait pas marqué plus que ça. Et là... je crois que j'ai rarement vu une si bonne actrice...

Le Naruse de la semaine dernière m'avait un peu déçu, j'ai de nouveau de l'espoir pour la suite^^. Un petit B+.
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Message04 Juil 2008 22:43
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bandini

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Les Grandes Familles (denys de la patellière)1958

La Famille Schoudler perd l'ancien patriarche de la famille. Celui qui l'a batie et rendue riche. Tous les rapaces de la famille y voient un signe du destin, une page de l'histoire qui se tourne et vont tenter d'accroitre leur
situation dans la Famille. Gabin voit ça d'un mauvais oeil, sait qu'on va tenter de le déstabiliser et ce même dans ses propres rangs et tente d'y remédier. Gabin est donc obligé de remettre dans l'ordre dans tous les secteurs de la Famille : sucre, presse, banque, finance... mais surtout montrer aux jeunes louveteaux qui est le Boss. Gabin régnant en pater familias sur la famille Schoudler.

Dialogue d'Audiard avec Bernard Blier. Toujours un gage de qualité. Gabin/Bier/Audiard, le Big Three accompagné de role players comme Pierre Brasseur et Jean Desailly. Un petit côté "Le Président" avec un Gabin vieillissant mais qui reste le Patron.

C

Gas-Oil (gilles grangier) gabin/jeanne moreau/jean levebvre/roger hanin 1955

A l'aube, sous une pluie diluvienne, Gabin le routier renverse une personne ou plutôt l'écrase - parce que le type était déjà mort - mais lui ne le sait pas. Accident ou pas, les gendarmes foutent son camion à la fourrière et lui n'a plus que ses yeux pour pleurer. Sans travail, il se lève malgré tout tous les jours à 5h aidant ses potes à préparer leur transport. Un jour on lui rend son camion et Gabin a une érection de coeur. Le hic, c'est qu'il remarque qu'une voiture immatriculée 75 le poursuit... Ce sont les gangsters qui ont jeté le cadavre du type sur la route et ce pourquoi Gabin culpabilise. Ils sont à la recherche d'une valise contenant 50 briques, 50 Millions d'anciens francs quoi que le type mort devait posseder. Et les gangsters s'imaginent que Gabin les a. Alors il le cherche, l'intimide... Gabin s'en laisse pas faire et préviens ses potes routiers de l'affaire pour leur régler leur compte. "Les routiers sont sympas"^^ et ils mettent au point un barrage de camions coupant tous les issues possibles aux gangsters. Avec Roger Hanin du côté des méchants et Gabin lui fout une jolie beigne^^. Toujours Audiard au dialogue, je ne m'y suis donc pas ennuyé.

C

Vers la Joie (ingmar bergman) 1950

L'histoire d'amour d'un jeune couple d'un orchestre suédois.

Ca commence en pleine répétition de la 9e symphonie de Beethoven lorsque le violoniste apprend la mort de son épouse... Là, long flashback - tout le film - sur la rencontre du couple, les premiers amours, la première maternité, l'adultère du mari avec une maitresse qui ingurgite toutes les ressources du ménage... Quelques brefs instants d'empathie pour beaucoup de malheur, la vie quoi^^. Puis à la fin du film, on revient sur la 9e symphonie, et le violoniste trouve la force de vivre dans son malheur.
Beaucoup aimé parce que le bonheur c'est quelque chose que je ne comprends pas... à quoi bon ? On se sent vivant lorsque l'on souffre voyons... Ici on a un type en pleine mélancolie, la joie d'être triste trouvant la rédemption dans les souvenirs épars de sa femme et pour l'amour de son art.

Et les passages musicaux (Mendelssohn, Mozart, Smetana et Beethoven au programme de l'orchestre) qui rythment les évenements importants de la vie de ce jeune couple sont fabuleux (Et c'est toujours mieux que Scorsese qui s'endort sur les Stones 2008 ou s'assoupit devant The Band (The Last Watz). D'ailleurs il devient quoi ? Il ne tourne plus que des docu, il en a marre de la contrainte de studios... ?).

C+

Je me suis fait mon programme pour la semaine (en marge de ce que j'ai aussi emprunté : Marie Octobre de Duvivier, Boum sur Paris, Série Noire et Harold et Maude pour le prochain vote 1971): Le Masque de Fu Manchu sur Action à 0h50, ce mardi La Petite Hutte sur TCM à 0h45
, m'a l'air d'être une comédie légère avec la belle Ava de Mark Robson dont j'avais pu déjà voir son fabuleux Bedlam !
Jeudi : L'Héritière ( The Heiress) de William Wyler TCM 0h30
Vendredi : Docu James Cagney TCM 0.25

N'OUBLIEZ PAS A 1h00 sur FRANCE 3, GOLD DIGGERS OF 1933 (dans la liste des Indispensables) ! Mettez un post-it sur la tronche de votre compagne, sur votre poisson rouge ou sur la boite à mouchoirs, je sais pas... Mais à ne pas manquer !

Bon faut que je fasse mon top 1984.
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Message06 Juil 2008 21:24
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thomyorke37

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J'ai pas pu enregistré le film de France3 cette nuit Bandini mais gueule pas j'avais une bonne excuse: la finale de conf ouest 81, game 5, Kansas City-Houston sur Sport+ à la même heure.
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Message07 Juil 2008 12:15
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Limguela

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Indiana jones et le Royaume du crane de cristal. Spielberg.
Sympa. Lucas voulait se faire plaisir en faisant évoluer son personnage jusqu'à la période de son enfance... ayé lé content le George ?!
Bon, c'était pas indispensable, Spielberg relégué au rang de simple ouvrier, ça lui fait des vacances, alors que Harrison sort lui de sa retraite... Sympa, c'est le mot.
Un petit jeu "sympa" si on s'ennuie pendant le film (par exemple pendant les nombreuses poursuite en vehicules sur fond bleu) : dans quelle scène se cache Chewbacca et le Faucon millenium.

Le monde de Narnia I et II.
Je suis bon spectateur, j'aime assez... malgré certaines bêtises dans l'histoire. Je sais pas si c'était déjà comme ça dans le livre ou si c'est les scénarios qui ont fait des raccourcis débiles, mais là parfois il y a vraiment des trucs à la limite de la vraissemblance. Les lignes de l'intrigue sont parfois bien visibles... Et c'est pas parce que c'est une histoire pour enfant qu'on doit débiliser la trame, voir certains personnages, qu'on doit faire apparaître des personnages ou des créatures qui semblent connaitre les héros, mais que nous spectateurs, on ne connait pas (c'est mal élevé de ne pas présenter !^^)... Un blaireau qui parle, une "souris bottée... non mais c'est quoi ça ? on est parfois plus chez Perrault que chez Tolkien ! On est parfois plus dans le conte que dans l'héroic fantaisy, et c'est à mon avis le gros défaut de cet univers. On ne sait pas trop où on est en fait.

J'ai préféré le second, justement parce que les personnages sont un peu plus vieux, ils ne passent pas leur temps à s'émerveiller... Et puis le premier film , le metteur devait avoir l'esprit ailleurs, parce qu'il n'arrive pas du tout à diriger les enfants... Son rôle, c'est de leur expliquer pour chaque scène la situation, de bien leur faire comprendre ce qui vient après, et surtout d'où ils viennent pour jouer dans la continuité... Et là, parfois les acteurs sont complètement perdus, jouant des situations passagères et en oubliant le contexte (leur frère est chez la Sorcière blanche, ça devrait les préocuper mais non, ils vont s'amuser et profitent de la vie magique à Narnia - Ah leur frère a vendu son âme pour des loukoums, ils ne valent finalement pas plus que lui^^ Comment avoir de la symapthie pour des personnages aussi débiles ?!...).

(petite info qui ravira cisco : Conan 3 serait en préparation !)



Nuages d'été, Mikio Naruse. 1958
Encore un magnifique film de Naruse. Cette fois pas de véritable drame. Il s'agit plus d'une chronique d'une famille juste après la seconde guerre mondiale et le récit d'un monde qui change : les parents paysans contre les enfants qui veulent aller travailler à la ville ; les parents qui s'arrangent pour faire des mariages arrangés et les enfants qui sont bien décidés à faire des mariages d'amour ; et entre les deux, la jeune tante, veuve de guerre, qui vit encore avec sa vieille belle mère et qui travaille encore dans les champs alors qu'elle envoie son jeune fils à l'université.

C'est elle le personnage central de cette histoire, mais elle en est pas pour autant le personnage omniprésent. Elle sert juste de lien entre les deux mondes, car elle plus que les autres parents a compris les bouleversements du monde d'autrefois. Elle sert d'entremetteuse entre les familles pour marier son neveu, mais elle tombe amoureuse d'un journaliste qui l'aide à trouver une bru à son beau-frère et qui au départ n'était là que pour faire une étude de la perception des nouvelles lois de succession dans les campagnes, là où on emploie encore le plus les vieilles traditions - leur relation restera secrète car lui est marié ; et d'un autre côté, elle tente de convaincre le père, son beau-frère (si j'ai tout compris^^) que les anciennes coutumes ne sont plus d'actualité. Mais le père lui se tient aux vieilles traditions. Il ne peut rien faire quand son deuxième fils quitte la maison familiale pour rejoindre la ville pour devenir employé ; son aînée le rejoindra très vite et se mariera avec la fille que lui a trouvé pour lui sa tante (la fille adoptive de sa propre mère, autrefois priée de quitter son mari par celui qui était alors le chef de famille, son beau-père, à elle... parce qu'elle ne travaillait pas assez vite aux champs ! - c'est un peu compliqué et parfois dur à suivre^^), mais le mariage se fera seulement parce qu'ils s'aiment, et refuseront que le père fasse un mariage dans la tradition qui les aurait ruiné ; et le dernier fils, finalement, demandera lui aussi à aller à la ville, lui que son père avait promis à une autre fille de paysan mais qui veut rejoindre la ville et qui flirte avec le deuxième fils^^ (elle fera un avortement d'ailleurs)...

Bref, c'est Santa barbara (hou la vieille référence absoluement plus d'actualité^^), c'est parfois compliqué à suivre parce que ça va très vite, et c'est pas forcément toujours très explicite, les nouveaux personnages étant le plus souvent pas du tout présentés... Mais c'est passionnant. Naruse arrive à donner un peu de chair à cette histoire en s'attachant aux personnages. Pas de méchant, mais de héros, rien qu'un conflit de génération et le choc deux mondes. Le ton n'est jamais d'ailleurs à la confrontation, ça reste un sac de noeud que tous essayent de dénouer ensemble. Reste le fatalisme et la nostalgie d'un monde qui se meurt, comme des nuages d'été, hauts dans le ciel, qui sont rongés peu à peu par le bleu du ciel d'été, comme l'eau de la rizière qui envahit peu à peu les labours...

Ca n'a rien de didactique ou d'austère. Naruse ne fait que montrer, il ne juge pas. Comme dans Le Repas, il adopte une position intermédiaire : dans le Repas, le femme finit par accepter de repartir avec son mari et dans Nuages d'été, il reste avec l'image de la tante labourant son champ sous le ciel bleu, en train de penser à ses neveux qui sont partis, à son amant qui est parti, à son fils qui le fera sans doute bientôt, alors qu'elle reste encore jeune. La musique et le technicolor ajoutent à la beauté simple du film, au ton nostalgique, on a parfois l'impression d'être dans un film de David Lean ; du Altman plus poétique en quelque sorte...

The Hitch-hiker. Ida Lupino. 1953.
L'un des mythes de la culture us : l'autostoppeur. La version thriller du road movie, la version road movie du film de prise d'otage. Le film vaut ce qu'il vaut (un bon petit fim), mais c'est surtout une curiosité de voir un film noir écrit et réalisé par la Lupino. On imagine pas Kim Novack réaliser les Oiseaux, là c'est pourtant un peu ça^^.



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Message07 Juil 2008 19:38
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oscar schmidt

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68

Oui je l'avais déjà dit, il n'y a pas que des films (ou fictions) dans ma télé.
Je me suis régalé. Qu'on ne viennent pas me dire qu'il y a du "parti pris" ou de la démagogie, ce n'est pas ce que je juge. Mais simplement j'adore les "docus historiques" de ce genre. J'avais déjà beacoup aimé "Le roman des années 50" et ce fût encore le cas avec ce résumé de cette année 68 particulièrement riche en évènement. A voir.


Le dernier roi d'Ecosse

Il me semble que quelqu'un en avait déjà parlé. J'ai bien aimé, même si c'est pas le chef d'oeuvre du siècle. Withaker nous sort encore une jolie perf. On est quand même rarement déçu avec lui. Je suis à la recherche du docu "Un jour en septembre" du même réalisateur (Kevin Mc Donald), si quelqu'un sait où il est trouvable, merci d'avance.

Bon en résumé j'aime bien tout ce qui de près ou de loin touche à l'Histoire (même lorsque la réalité est égratignée), et d'ailleurs je trouve hallucinant que les instits et professeurs ne se servent pas plus de la vidéo dans leurs cours. Je suis persuadé qu'une partie des élèves qui passent régulièrement "à côté" faute d'attention, seraient beaucoup plus impregnés grâce à l'image...
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grille-pain a écrit:
Allez, mon coeur va a Utah

grille-pain a écrit:
Utah est une de mes 3-4 équipes préférées depuis 2 ans icon_eek.gif je te l'ai jamais dit, il fallait que ca sorte, je ne pouvais plus continuer cette haine factice envers les Jazz icon_razz.gif
Message08 Juil 2008 12:35
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Limguela

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L'histoire de l'Afrique, c'est au programme de quelle classe ?!^^ Oui la vidéo à l'école, c'est bien mais il faut pas non plus en abuser. Et savoir quoi montrer aussi... Passer huit cours d'histoire à mêter Shoah, ou Nuits et brouillards, je vois pas l'intérêt. Tu dégoutes du cinéma les jeunes très vite qui se font vite fait une mauvaise opinion sur un certain type de cinéma. Le Roi d'Ecosse (je l'ai vu l'année dernière) c'est peut-être bien, mais je vois pas dans quel cadre ça pourrait rentrer... on reste à l'école, il faut une excuse pour montrer des films (moi j'avais un prof de science qui nous montrait des films pour aucune raison... je me souviens avoir vu Rain man en classe de sciences^^, où est le rapport ?!).

Le doc que tu cherches est sur la mule.
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Message08 Juil 2008 13:09
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oscar schmidt

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Ah non mais je pensais pas à celui là, mais plutôt à "68" ou "Le Roman des années 50", qui à mon avis sont unh trés bon "condensé" de l'actualité de l'époque. C'est vrai que, vu que ça venait aprés, ça peut préter à confusion.

Mais franchement même des "fictions*" comme "Gandhi", "Sacco et Vanzetti", "JFK", Le dernier empereur, jusqu'à "La vie d'Emile Zola", "La reine Margot", "Amadeus", ou pourquoi pas "Le nom de la rose**", "Forrest Gump", retiendraient plus l'attention des élèves et les aideraient, à mon avis, à avoir un minimum de bases***.

* Je cite les premiers qui me sont venus, mais il y en a des tonnes, en particulier sur les guerres (Schindler, Pianiste, A l'ouest, Le jour, Stalingrad....)

** Il y en avait un autre trés bien sur l'inquisition mais le nom me revient pas

***Je ne parle pas pour les "élites" mais pour ceux ayant des problèmes d'attention ou ceux qui auraient l'impression de faire péter un cours en matant une vidéo.

Et pour mon doc à chaque fois je me retrouve avec un truc sur le 11 septembre ou sur une histoire d'ovni qui s'était déroulé un jour en septembre. Tu tapes quoi pour le trouver ?
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grille-pain a écrit:
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grille-pain a écrit:
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Message08 Juil 2008 17:08
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Il faudrait demander aux jeunes d'aujourd'hui (nous on est des vieux^^), parce que je suis persuadé qu'ils en voient des films, même des trucs docu. Sinon, ils se démerdent, sur Arte, il y a parfois de sublimes doc. Bon le plus souvent, c'est le samedi soir, les jeunes ont autre chose à faire, mais ils peuvent enregistrer, leur prof peuvent leur demander de regarder, ou même, ils font une copie et le montre ensuite en classe... Pour le respect des droits d'auteurs, c'est jamais respecté par les profs, donc autant y aller^^.

Il y a de fameux docs qui sont passés sur Arte. Un truc sur le christianisme en plusieurs épisode, sur la CIA. Et sur l'Aventure humaine, un doc dont j'ai déjà parlé sur l'incroyable armada chinoise à la fin du XVe siècle, et surtout sur de très nombreuses civilisations. Alors parfois, c'est des docu-fictions avec des scènes jouées (j'ai horreur de ça), mais la plupart du temps, c'est juste didactique et passionnant. Bien sûr ça ne donne qu'une vue segmentée de l'histoire, mais après ce sont aux profs de remettre un doc dans un contexte historique.

Après, ça dépend peut-êtres des écoles. Moi, je me souviens avoir vu pas mal de film à l'école. Amadeus, Stradivarius (au collège ça et c'était génial), Germinal, Danse avec les loups, Nuits et brouillards (bon ça c'est pas une bonne idée^^)...

Pour les docs, voir des docs récents c'est toujours mieux que les vieux doc tout pourris fait par l'ORTF... ça j'en ai vu, c'est super didactique, super austère. Ou sinon tu repasses tous les épisodes des Cités d'or avec les docs en fin d'épisode, tu donnes des bons de réduction pour acheter le coffret d'Il était une fois la vie, l'Histoire des plantes...

Mais faut pas non plus en abuser... C'est pas le support qui doit être le roi. C'est bien l'enseignement. J'ai souvent rouspéter auprès des profs pour l'inutilité et la lenteur que procurait les manuels scolaires (sans compter du poids), avec des films, ce serait le même problème. Alors si c'est pour faire découvrir oui, mais si c'est pour donner encore moins d'importance aux profs, alors qu'ils refusent déjà leur responsabilité en se cachant derrière un manuel, un tableau, un vidéo-projecteur, des copies ou que sais-je encore, c'est pas la peine. Celui qui enseigne, ça doit être le prof. L'enseignement passe par la parole, l'échange, et avec une vidéo, on a pas ça (malheureusement avec un prof non plus parfois ─ et c'est pas le nombre d'élève en cours qui y changera quelque chose... Je suis même persuadé que les élèves sont plus studieux quand il y a cinquante élèves dans une classe : les petits malins y réfléchissent à deux fois avant de foutre le bordel... alors qu'avec vingt élèves par classe, le prof devient un copain... Et ça doit être tout sauf un copain, un prof, il doit se mettre au-dessus pour apprendre quelque chose, pas au même niveau... Les profs naïfs et idéalistes de 68 au placard !!!^^ on en parle pas de ça dans ton doc ?! les conséquences désastreuses de la volonté de faire descendre les profs de leur piédestal ?).
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Message08 Juil 2008 18:02
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Ca faisait longtemps que j'avais pas regardé de films. Hier j'ai enchaîné avec Brazil et Bienvenue chez les Ch'tis

Brazil de Terry Gilliam

J'ai eu du mal au début à suivre et à ne pas m'endormir surtout mais passé 1h, 1h30 ça s'enchaîne et clic, boum ! le film prend de la vitesse et c'est magnifique ! icon_biggrin.gif Et puis que dire des décors, des couleurs et de Robert de Niro...

Bienvenue chez les Ch'tis

Je me déteste : J'ai adoré ! icon_biggrin.gif

Surtout que j'ai enchaîné après Brazil et putain, on voit la différence, la ya pas à réfléchir, c'est simple et ce qui est simple et forcément beau.

C'est pas le film du siècle mais ça permet de passer un bon moment.

Bon, les prochains films sont :

- Stranger than Paradise (histoire de participer un peu pour l'année 84
icon_wink.gif )
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- "You don't understand ! I coulda had class. I coulda been a contender. I could've been somebody, instead of a bum, which is what I am..."
Message11 Juil 2008 21:54
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Dans la vallée d'Elah. Paul Haggis. 2007

Un militaire est porté disparu dans une caserne aux USA. Son père, lui-même ancien militaire, est prévenu et part à sa recherche. Peu de temps après, on retrouve son corps ou ce qu'il en reste dans un terrain militaire près d'une route. Il a été découpé en morceaux puis brûlé dans une vaine tentative de dissimulation du corps. L'enquête est disputée par la police locale (par une femme flic au grand cœur interprétée par Charlize Theron) et par la police militaire us. Et au milieu de ces deux polices qui se mettent des bâtons dans les roues, le père (interprété par Tommy Lee Jone) poursuit sa propre enquête.

Le film suit alors les traces d'un film policier banal avec les doutes des enquêteurs, les fausses pistes, les revirements intempestifs... Mais ce n'est pas tant le cadre d'une simple enquête à résoudre qui importe, le film dépasse sa nature première et nous dévoile un malaise profond. Le malaise de l'Amérique tout entière, comme l'illustre symboliquement la dernière image du film avec ce drapeau américain hissé à l'envers pour signifier la détresse d'une nation en péril. Et plus particulièrement, le malaise de l'armée us, l'armée sensée apporter la liberté et la démocratie dans le monde, en Irak, et qui se révèle finalement être une immense usine à psychopathes, comme avant cela pendant la Guerre du Vietnam ou dans d'autres conflits.

Le film est donc avant tout une œuvre anti-militariste. Pas contre l'armée us n'est pas présentée comme le démon, pas plus que la politique de Bush qui n'est jamais évoqué, car même si on prend connaissance des exactions pratiquées par les soldats américains en Irak, ce n'est pas le sujet, l'accent n'est pas porté là-dessus. Tout est mis en œuvre pour faire comprendre que ces exactions sont inévitables en temps de guerre. C'est la cruauté de la guerre, voir de l'occupation d'un territoire, qui est ici mis en avant, sa futilité, son absurdité, les dégâts qu'elle apportent avec elle et dont personne ne pouvait soupçonner l'existence (malgré les Histoires qui se répètent...). Car au lieu de résoudre les problèmes, elle ne fait qu'en produire de plus sournois. Les militaires qui sont pris dans un conflit qui dure perdent complètement pied, ils n'y a que deux voies pour eux : la dépression ou la folie. Et dans tous les cas, la guerre participe à la destruction de ceux qui la font : il n'y a pas de gagnant.

Le film pourrait être résumé en deux scènes. La première quand l'un des trois meurtriers du fils de Tommy Lee Jones révèle tout durant un interrogatoire. On apprend pourquoi son fils était surnommé Doc (il s'amusait à planter ses doigts dans les plaies des Irakiens qu'ils ramassaient) et le militaire n'éprouve aucun ressentiment par rapport à son acte, pourtant il reste lucide quand il dit que ça aurait pu être lui un autre soir ─ pour eux, ce genre de choses, est tout simplement devenu le lot quotidien, une routine née en Irak pour tuer les principaux ennemis du soldat : l'ennui et la peur. La seconde, c'est quand Tommy Lee Jones revient à la fin du film, dans la chambre de son fils à la caserne et qu'il y croise un rookie qui vient s'installer. On comprend que ce jeune soldat, qui n'a encore rien vécu, n'échappera pas au futur que les démons de la guerre ont déjà tout bien préparé pour lui... comme le fils de Tommy Lee Jones, comme les amis de son régiment, comme l'armée us dans sa totalité, comme les idéaux et les illusions de l'Amérique...

Le film ne dénonce pas, il constate. Il n'en est que plus efficace, même s'il y a une grande part de pathos à peine crédible (le personnage de flic de Theron est trop sensible, mais pour les besoins du cinéma, de l'identification, de la catharsis, il ne pourrait en être autrement...). La mise en scène est terriblement efficace, elle colle à son sujet, adopte un ton totalement approprié, digne, refusant les effets de styles, c'est comme si le film portait du début jusqu'à la fin le deuil de toutes les victimes de cette guerre qui s'est officiellement achevée en 2003 : victimes des soldats, soldats eux-mêmes, leur famille...

Comme quoi j'avais peut-être tors d'être méfiant après avoir vu Collision, qui se perdaient trop vers la fin, où le pathos étaient vraiment trop lourd... Là, même si encore l'émotion est au centre de tout (peut-être à cause de la Theron comme j'ai dit), la mise en scène s'est tout de même pas mal épuré par rapport à Collision (sujet d'actualité et histoire vraie oblige peut-être).

Et voilà ancore un film américain qui démontre qu'ils sont toujours prompts et efficaces à mettre en scène leurs propres démons. La qualité de la culture américaine tient aussi et surtout dans le fait qu'elle sait être honnête avec elle-même, elle ne se cache pas, au contraire elle sait mettre souvent dans la lumière la part d'ombre du rêve américain. On a peur de ce qu'on ne connaît pas (à l'instar de ces soldats us qui sont envoyés à l'aventure dans un pays qu'ils ne connaissent pas, ne comprennent pas et qu'ils ne peuvent appréhender que par la peur, peur qu'ils ne peuvent contrôler que par un excès d'agressivité refoulée ─ ou exprimée) ; on aime ce qu'on connait. Et si la culture us est si ompniprésente, c'est qu'en dévoilant les contours de sa réalité, côtés obscures compris, on la cerne dans son ensemble, donc la connaissant mieux, on peut commencer à l'aimer. Difficile pour une culture qui ne fait pas son autocritique de se faire aimer. Voilà sans doute ce qui explique aussi le sentiment d'amour-répulsion que cette culture inspire dans le monde. ─ La France elle, attend toujours un film efficace sur la Guerre d'Algérie, sur le scandale du sang contaminé, sur le scandale des banlieues, sur ses syndicats pourris, sur les magouilles financières, sur l'impuissance chronique et la puérilité de ses dirigeants, sur le fonctionnement et le mode de promotion dans les entreprises... En France, on ne sait faire que des films glauques pour le gout esthétique du glauque ou des films consensuels, lisses, à gros budgets ; on ne sait pas et on ne veut pas faire entre les deux. Résultat, la production est souvent creuse, vide de sens, l'esthétique prime sur le sens (esthétique "glauque", esthétique creuse). Un fond ne peut pas être efficace sans une forme convaincante, une forme "jolie" n'est rien sans fond. Ça, même si certains le comprennent, on est incapable de le faire depuis un certain temps. Deux types de cinéma extrêmes continuent de s'opposer et dans leur volonté de ne pas ressembler à l'autre, ils s'enferment dans leurs propres erreurs. Tant qu'il y aura cette lutte ridicule entre deux cinémas, deux conceptions, deux cinéphilies, le cinéma français ne pourra traiter des vrais sujets de notre société, ne pourra pas porter son attention sur deux choses essentielles et indissociables ─ le scénario et le savoir faire de mise en scène ─ donc compter parmi les cultures qui comptent.

Ça donne la range qu'on ne soit pas capable de faire des films comme ça... C'est pas un problème de budget, mais bien de talent, de culture.

C+

Puis vu dans la semaine, Le Contrat et Fat man and little boy. Deux Cusack films^^ (mais j'ai pas fait exprès). Pas mal. (Et bien sûr Love Story, avec d'ailleurs la première apparition à l'écran de Tommy Lee Jones ─ le copain de chambrée d'Al Gore !^^ Ah bon ?!..).
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Message13 Juil 2008 21:47
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Loin d'elle. Sarah Polley.2006.

Je ne pense pas que ce sera un film que j'aimerais revoir, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à l'avoir vu. Même si je ne suis pas sûr que le mot « plaisir » soit le plus approprié... En fait on est happé du début jusqu'à la fin dans cette histoire d'amour (parce que c'en est une). On pourrait croire au début que c'est un film sur la maladie d'Alzheimer avec une description étape par étape de la lente descente vers la fin et l'oubli. Le film nous laisse d'ailleurs le croire pendant quelques minutes. Mais en fait, la maladie, n'est là qu'un contexte qui va mettre en œuvre des évènements, certainement communs à beaucoup de monde qui sont amenés à rencontrer cette maladie, mais qui au cinéma, n'a jamais été traîté. Il suffit d'ailleurs de lire un commentaire sur la page imdb du film que la réalité de la maladie est tout autre et qu'il s'agit bien d'une histoire, d'un spectacle, un drame.

Dès le début du film pourtant, on a des indices que le sujet ne va pas être tout à fait ce qu'on attendait. Le montage nous présente en effet en parallèle deux ou trois époques. A différent stade de la maladie. Seulement, on ne sait pas encore où et quand on est et pourquoi on nous montre certaines scènes. Il y a un mystère qui fait avancer l'action et qui nous laisse nous attentif au déroulement de l'histoire. Un mystère qui demeurera finalement jusqu'à la fin, après avoir suggéré de quoi il pouvait s'agir. Car on est dans la même position que le mari, qui voit le comportement de sa femme et qui est obligé d'en tirer des conclusions. Et comme seul sa femme a (ou avait) les réponses, le film reste dans l'incertitude.

Pour faire court, le personnage de Julie Christie est atteint de la maladie d'Alzheimer donc, et comme il s'agit d'une maladie évolutive et dégénérative, on commence à la suivre au premier stade de la maladie. Pas d'annonce mélodramatique, elle le sait dès le début, et l'intro est tout juste utile pour tisser les liens entre les deux mariés, mon trer leur relation presque fusionnelle pour mieux la détruire par la suite. Ainsi, ils essayent de vivre ensemble jusqu'à ce qu'ils (ou plutôt elle) décident qu'il vaut mieux qu'elle aille dans une institution spécialisée. Le mari la prie de ne pas le laisser seul mais elle semble être sûr d'elle. A cet instant, on pense (et ça l'est peut-être finalement puisqu'on aura jamais de dénouement clair) qu'elle est sincère et qu'elle a du courage de décider ainsi temps qu'elle est encore en capacité de décider.

Le mari est obligé de la laisser un mois dans cette maison sans la voir – règle étrange – et quand il revient sa femme s'est entiché d'un homme devenu muet après un petit séjour dans le coma. Pendant quelques jours, le personnage de Julie Christie se montre distante avec son mari qui lui souffre de la voir s'être éloignée de lui. Il vient tous les jours pour essayer de recréer le lien perdu par un mois de séparation ou par la maladie, mais sa femme est toujours aussi distante, accrochée au bras de son amoureux légumineux. Puis à travers les diverses conversation avec sa femme, le mari commence à se demander si sa femme lui avait caché une aventure lointaine avec cet homme. Malgré tout il continue de venir la voir tous les jours, la regarde heureuse auprès de son nouvel (ou ancien) amant.

Puis la femme de cet homme le retire de la maison de vieux et le personnage de Julie Christie s'en trouve totalement désemparée. Finalement, son mari créera des liens avec la femme du vieux légume et il réunira les deux amoureux malades comme avant... sans qu'on ait bien sûr de réponse quant à la réelle nature de cette relation.

Bref, c'est drôlement bien monté, particulièrement originale comme histoire et pourtant sans doute très banale. La mise en scène est épuré, simple. Sarah Polley a bien suivi les leçons de son maître Atom Egoyan parce que si le scénario n'a rien d'un Egoyan, la mise en scène à tout du cinéaste canadien. De toute façon ça n'aurait pas fait un bon film hollywoodien parce que le mystère, les fins inexpliquées, les questions posées sans réponse, ça c'est pas possible...

Julie Christie est à tomber par terre. Une telle beauté à cet âge, c'est du jamais vu (le lifting le plus discret de l'histoire de la chirurgie esthétique ou sinon c'est du tout naturel). Au fil du film bien sûr on est un peu moins sous le charme, non pas parce que la maladie est plus présente (d'ailleurs le mari à un moment à un doute) mais simplement parce qu'on s'éloigne d'elle comme le titre l'indique, parce qu'on adopte le point de vue du mari qui n'a plus aucune cohésion, affinité avec elle.

Les autres acteurs sont très bons (être dirigé par une actrice c'est tout de même un gage de réussite à ce niveau) et particulièrement le muet Michael Murphy qui sait rester convaincant dans son rôle de légume sans trop en faire – bluffant.

Au passage, on peut voir Sarah Polley, l'actrice, la mini série de HBO dont j'ai déjà parlé, John Adams, où elle tient le rôle de la fille du Président américain (ah oui elle est jeune... on croirait pas en voyant ce film de senior que c'est monté par une gamine de moins de trente ans).
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Message16 Juil 2008 20:59
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