Un film de david ayer dont le premier film, "bad times" avec christian bale m'avait bien plu, il est scénarisé aussi "training day" ou "dark blue" entre autres. Là, il reste dans le même trip, un flic avec ses travers dans LA, la corruption, la violence mais c'est moins bien que les précédents, les personnages ne sont pas très intéressants, keanu reeves ne tient pas la comparaison avec denzel et christian, forest whitaker en fait des tonnes et le reste de la distribution est un panel d'acteurs de tv; hugh laurie (dr house), terry owens (tout le monde déteste chris), jay mohr (ghost wishperer), amaury nolasco (prison break); et des rappeurs common et the game, ça ratisse large avec en supplément chris evans (la torche) ou cedric the entertainer (steve harvey show) mais ça fait pas un bon film, malgré une dernière demi-heure qui rattrappe un peu la première heure.
Johnson family vacation
Une black comédie avec cedric "the entertainer" marié à la bombesque vanessa williams et dont els enfants sont bow-wow et la petite soeur de beyonce, ça classe vite un film et ça fait un joli navet ennuyeux, plein de poncifs, légèrement sauvé par steve harvey mais vraiment légèrement.
Conclusion, il faut que j'arrete de matter des navets et que j'arrete la facilité, j'ingurgites trop de daubes mais "ju dou" et "rosencratz...." m'attendent, je me sentirais moins bête après, enfin normalement^^
08 Juin 2008 22:20
Limguela
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Sujet du message:
Jamais entendu parlé de ces films^^ Amaury Nolasco c'est la fille de l'Est dans Prison Break, le canon que Scofiled repousse ?
Pour le faucon maltais, si tu aimes ne rien comprendre aux intrigues sam, il faut voir le Grand sommeil !^^
******************************
Le Mari de la coiffeuse, Patrice Leconte.
Un film simple gentil, une sorte de Delerm au cinéma sur les petits plaisirs d'un salon de coiffure. C'est bien mais c'est pas suffisant. Le film est juste sans grande prétention, donc on ne peut pas lui donner plus de respect qu'il n'en demande.
La dernière scène cependant est très réussie, malgré la facilité et la bêtise du final de la coiffeuse. Certains ici pourraient dire qu'on ne tombe pas dans le pathos, mais c'est justement parce que Rochefort reste digne, qu'on se demande même s'il n'a pas un grain, qu'il est émouvant... un peu comme dans une scène finale de la Cerisaie où le vieux Firs est oublié par tout le monde sur le plateau. La fin évite donc l'écueil pathétique du "mon Dieu que c'est cruel" et reste dans le ton du film tout en nous tirant une larme ou deux (donc le pathos oui).
C-
La Femme au portrait, Fritz Lang 1944
Je vais pas tourner autour de pot. J'ai été tout le film distrait par une seule scène et par rien d'autre. La scène du meurtre. Pourquoi ? Parce que l'ami Fritz ne pense à rien d'autre que de déjouer la censure en nous dévoilant pendant pas moins d'un quart d'heure la poitrine de Joan Bennett derrière un chemisier en mousseline noire. Pas de soutien-gorge, rien que le galbe parfait et hypnotisant de ces deux magnifiques pamplemousses aux tétons bien irlandais, bien sournois, bien clairs, qui semblent vous dire "est-ce que c'est bien moi ? mais oui mais oui ! regarde de plus près... tu n'as pas bien vu ? regarde encore sous cet angle..." L'actrice est pratiquement top less... On remarque même la marque de bronzage dans le dos d'un maillot de bain qui cachait sans doute bien plus que ce qu'on voit là ; et on remarque presque l'étiquette sur la côté qui dit : "fabriqué en Floride".
Non mais que fait la police ? Un truc comme ça sur grand écran, on ne remarque que ça ! Les producteurs, les censeurs étaient-ils tous subjugués par le jeu et la beauté de Bennett pour ne pas remarquer cette poitrine nue ?! est-ce que c'était un moyen pour le studio de s'assurer que les jeunes garçons viennent voir et revoir le film ?! comment l'actrice a-t-elle pu accepter de porter un tel chemisier, un truc qu'on oserait ma pas porter aujourd'hui ?! On avait sucré à la même époque des plan du Banni d'Howard Hughes pour la poitrine de Jane Russell, on zieutera plus tard les lolos de Martine Carol (Caroline Chérie) et là rien ?! Alors qu'on voit tout ! On a le droit de mâter à envie ? - Tant mieux ! Dieu que c'est beau, que c'est long !... Oh ! merci à l'invention de la "pause" sur les lecteurs d'aujourd'hui de nous permettre les arrêts sur image ! Ah Joan, je te kiffe trop... j'adore ta recette des pamplemousses derrière un nuage de mousseline noire.
Sinon, le film... La même équipe que La Rue rouge qui viendra un an plus tard. Les trois mêmes acteurs, seul Edward G. Robinson joue le même nigaud, sinon les deux autres jouent des rôles tout différent. C'est d'ailleurs assez embarrassant... Je pensais au début, influencé par la Rue rouge, à une manipulation du personnage de Joan Bennett ; mais il se révèle vite qu'elle est bien honnête avec lui... L'histoire est donc très intéressante jusqu'à cette scène de meurtre. Ensuite, c'est plus ennuyeux. Très bien, y a du suspense, on craint pour eux, mais disons que ça manque sérieusement de mousseline tout ça... On sent la tension, mais c'est un peu comme si elle était restée trop haute trop longtemps, et que plus grand chose ne pourrait être capable de la remonter (je parle de la tension, pas d'autre chose^^). Lang, fait du très bon travail, la musique est aussi très bien utilisée, mais quand le film ne repose que sur deux choses : le nœud qui se resserre sur les deux meurtriers et sur un jeu de chantage, et surtout que ces deux aspects se chevauchent sans réellement arriver à leur terme, c'est trop mince pour en faire un chef d'œuvre. Bennett et Robinson ne se rencontrent plus jamais (une fois seulement, dans une scène sympa : il ne faut pas qu'on les voit ensemble donc ils jouent un peu les amants-agents-secrets...), donc fini les scènes sensuelles, fini le fantasme de voir Bennett au bras de Robinson, donc du notre.. Ça devient très sage, les deux ne font que se parler au téléphone... Reste une scène entre le maître chanteur et le rouge-gorge, où Lang met encore une fois Bennett dans une position des plus inconfortable. Là, plus de mousseline noire aux tétons de neige, non, une bonne vieille robe de grand-mère, mais bien moulante, sur un corps parfait, avachi dans un fauteuil, tout prêt à s'offrir à nous... Coach potato on dit là-bas... une telle patate j'en prendrais bien encore un peu. Bref, ça c'est le film qui donne bien la gaule à papy !
Et je repense à ce que disait Hitchcock à propos des scènes d'amour et des scènes de crime, qu'il fallait tourner l'une comme on mettrait en scène l'autre et vis et versa. Là, c'est tout à fait ça. Toute la scène du crime est terriblement sensuelle (je crois que j'ai fait passer le message^^), et toutes les autres scènes sont tournées ainsi. Même sans une scène d'amour, on a l'impression d'une grande sensualité, de quête du plaisir, d'envie de l'autre... C'est fascinant, bravo à Lang (tiens le bien nommé... Frise Lang, un nom à pratiquer le cunnilingus comme personne...), mais l'histoire manque vraiment de cœur. Et cette fin, parfaitement ridicule. Les "tout ça pour ça !", généralement, servent d'échappatoire quand on se retrouve coincé dans une histoire ; là, il y avait matière à ne pas finir par une pirouette. Curieux (et en faisant des recherches, j'ai découvert que dans le roman original, le personnage de Robinson se suicidait, bref, qu'on avait pas cet épilogue ridicule ! Pour le coup Fritz, je dis pas bravo...). Si au moins il nous avait laissé avec un téton de Joan ! Même pas... on croirait la fin de Eyes Wide Shut... « hou la la, que je suis un gros pervers quand je rêve ! »
C+
Jumper
Ce film concourt pour le film le plus nul de l'année. Certes c'est parfois divertissant, la téléportation, Samuel L Jackson, c'est cool, mais le scénario... on voit rarement un truc aussi peu soigné. On ne prend même pas la peine de combler les énormes approximations du film ; rien n'est creusé, on fuit comme des sérials éjaculateurs précoces dès qu'on rencontre un truc intéressant... "Quoi maman, je suis un jumper, tu es un blade jumber runner ?! ok, on est pas fait pour s'entendre : adieu."^^ Woaw la scène de dénouement la plus expéditive que j'ai jamais vu ! et qui ne résoud rien d'ailleurs. Sans doute pour faciliter une probable suite. Ça se vend par grappe les navets ?
Bref, heureusement qu'il y a les effets spéciaux pour se consoler... un peu comme quand on en s'ennuie au théâtre et qu'on regarde les décors... ou les seins de Joan Bennett.
M'enfin, faut bien voir un navet de temps en temps, pour apprécier le reste...
E(uh)
Le Mystère von bulow, Barbet Schroeder
Les histoires de tribunal, c'est toujours la même chose... Coupable, non coupable, comment trouver des preuves, quelles preuves, la personnalité de l'accusé, etc. Et le résultat, est toujours le même. C'est fascinant. Parce que la justice, la recherche de la vérité, les faux-semblants, c'est fascinant. L'une des plus vieilles histoires traite aussi de la culpabilité, de la vérité : Œdipe roi. Mais c'était intéressant parce qu'il y avait autre chose : des révélations, du péché, du vice... Là, les révélations ne sont rien d'autres que la découverte de la fabrication de preuve, de vices de procédure, et surtout le mystère persiste. Le film pose des questions et ne cherche pas à trouver des réponses. On nous donne à manger pendant tout le film et au final, on nous dit "on sait pas". Intéressant, très réaliste, la justice ne trouve pas toujours la vérité, belle morale... Mais pour un film, ce n'est pas suffisant. On reste sur sa fin, et pour moi, c'est encore un bel exemple, de "tout ça pour ça". Dans une histoire souvent, on a un point de départ, ce point de départ suggère deux ou trois fins, mais les meilleures histoires savent nous surprendre en faisant avancer ce point de départ, en modifiant les enjeux en cours de route suivant les nouveaux éléments et donc en en modifiant les possibilité de fins. "Comment Jocaste était la mère d'Œdipe ?! mais ça change tout !" Or là, on a un point de départ, et à la fin on est pas plus avancé qu'au début, le schmilblick n'a pas avancé d'un iota. A quoi bon. Sans compter qu'on a du mal à s'identifier à un personnage aussi froid. Certes il a de l'humour plutôt douteux, ça en fait presque un monstre sympathique, mais ça ne va pas plus loin, justement parce que le récit et bridé par son devoir de réserve, d'impartialité. Du coup, le personnage de von bulow reste autant un mystère que l'affaire. Intéressant... pour un point de départ, mais n'importe quelle fin a besoin d'un dénouement, d'une révélation, sinon point de catharsis. Alors rien ne l'interdit, chacun fait ce qu'il veut, mais pour moi ça appauvrie pas mal les possibilités d'une histoire, de son intérêt. Les fins ouvertes c'est bien, mais seulement quand elles ouvrent vers autre chose ; mais quand elles ne font que laisser en suspens une question posée pendant tout le récit et qu'elles décident de ne pas y répondre... A quoi bon ?
(A noter un petit rôle pour Felicity Hoffman, l'une des Desperate Housewife... c'était il y a bien longtemps)
D+ _________________
09 Juin 2008 0:04
Limguela
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Sujet du message:
Les Dents du diable. Nicholas Ray.1960.
Voilà un film pas du tout connu, j'ai regardé par hasard et j'ai adoré !
Encore une fois, je ne vais que raconter l'histoire... donc pas la peine de lire... c'est pour mon bon plaisir.
On est plongé dans les coutumes des Esquimaux... Dépaysement garantie. Le début est assez explicatif, avec une voix off pour expliquer certaines choses comme dans un documentaire. Très utile, parce qu'ils sont tellement éloignés de ce qu'on connait... On suit donc Anthony Quinn (qui a dû jouer une cinquantaine d'ethnie différente tout au long de sa carrière^^) qui est Inuk, un chasseur solitaire en quête d'une femme (rare chez les Esquimaux). On lui présente à deux filles accompagnées de leur mère, mais Inuk tarde à choisir et finalement quand il en a choisi une, un autre est partie avec elle. Il part donc sur la banquise, en traineaux à leur poursuite et embarque avec lui l'autre fille et sa mère... en guise de troc^^. On s'embarrasse pas avec le folklore chez les Esquimaux : "tu veux être ma femme ok, tiens je donne ça à ta mère... ─ non tu veux pas ok, je prends ta soeur..."
Inuk les retrouve finalement très vite, mais au dernier moment il change encore d'avis et préfère repartir avec l'autre fille. L'autre chasseur lui dit qu'il peut prendre l'une ou l'autre c'est du pareil au même... Bref, il repart avec celle qu'il ne voulait pas au début... et la mère.
Au passage, on voit la grande naïveté des Esquimaux, leur simplicité. Ils sont toujours en train de rire. Le travail sur le langage est très intéressant. Par exemple, il ne connaisse pas le "je", et il parle donc d'eux-même à la troisième personne en disant "cet homme"ou "cette femme inutile"^^. Ça ça m'a bien fait rire : ils se décrivent en fait au lieu d'utiliser le "je", c'est vraiment charmant et ça donne une indication sur l'état d'esprit du personnage, sur ce qu'il ressent, etc.
Puis, alors que Inuk chassait l'ours polaire, un autre esquimau tue l'animal avec un fusil. Inuk est d'abord apeuré, mais très vite il souhaite avoir la même arme et l'autre chasseur lui dit qu'il y a des hommes blancs qui leur donne en échange de peaux de renard. Inuk pendant toute une année chasse donc le renard et s'aventure alors vers le sud pour procéder à l'échange. Il rencontre l'homme blanc et ses coutumes étranges : ils boivent un jus qui fait rire, ils ne donnent pas leurs femmes pour être aimables, ils vivent des des baraques en bois, ils sont méchants... Bref, sa femme lui fait du chantage parce qu'elle voit bien tout le vice de cette société et voudrait retrouver son igloo. Donc tout naturellement, elle se lève et demande qui la voudrait pour femme !^^ Comme je dis, on s'embarasse pas de folklore, on est pas loin du mythe du bon sauvage. Finalement, ils repartent mais sans fusil.
Ils retournent donc vers le Nord et c'est là qu'un missionnaire voulant leur prêcher la bonne parole, bref, les emmerder avec des trucs dont ils n'ont rien à faire, vient à leur rencontre, dans leur igloo. Il leur parle du Seigneur qui viendrait chez eux s'ils veulent bien l'écouter, Inuk demande si ce Seigneur leur apporterait à manger, parce que c'est pas tout ça mais il faut nourrir chaque bouche dans un igloo... Le dialogue de sourd commence. Inuk propose au missionnaire un peu de viande pourrie... "heu non merci, on ne mange pas de viande pourrie chez moi... "comment ? mais la viande est pourrie mais les asticots sont bien vivants !"^^ Première insulte. Inuk discute à part avec sa femme et ils reviennent en proposant une partie de jambe en l'air au missionnaire (ils appellent ça "rire ensemble" que c'est pas mignon^^ surtout qu'ils sont toujours en train de rire...). Le missionnaire est outré... Mais Inuk se sent insulté... et tu le missionnaire (les hommes blancs ont des têtes très molles^^). Et ils repartent comme si de rien n'était.
Inuk et sa femme qui est enceinte abandonne alors comme le veut le coutume leur vieille mère qui est devenu incapable de faire quoi que ce soit, au beau milieu de la banquise. Mais avant ça, la mère explique ce qu'elle sait à sa fille concernant les bébés. (Tout est rare là-bas, donc leur connaissance sont plutôt limitées). Si c'est un garçon, elle devra couper le cordon avec ce qu'elle a sous la main, le lécher et le garder ; si c'est une fille, elle devra la jeter dans la glace (!) parce que le premier né doit toujours être un garçon, un chasseur, parce qu'une fille sera incapable de se nourrir...
Un peu plus tard, la femme d'Inuk (jouée par une japonaise je crois) accouche, seule, dans l'igloo, en accouchant à même la neige, en creusant juste un petit trou... En entrant, Inuk est content de voir que c'est un garçon. Sa femme lui dit comment il s'appelle, et Inuk lui répond : "Comment tu sais qu'il s'appelle comme ça ?!"^^ Et puis alors, c'est le drame... le bébé n'a pas de dent ! et Inuk gronde sa femme de lui avoir fait un bébé sans dent. Ils sont tout proche de l'abandonner ("tout le monde se moquera de lui quand il sera plus vieux !") mais la mère parvient à convaincre Inuk de le garder en priant que ses dents poussent... ouf !
Quelques temps plus tard, Inuk se fait intercepter alors qu'il chassait par des hommes blancs venant le capturer pour avoir tué le missionnaire. Inuk a beau expliquer que c'est le missionnaire qui l'a insulté dans son propre igloo, ça passe pas "la loi, c'est la loi". Le choc des cultures...
Inuk les suit donc sur leur traineau mais arrive une tempête. Inuk propose son aide, il a plus d'expérience, mais ces blancs savent décidément tout mieux que tout le monde et l'un des Blancs meurent en tombant dans l'eau glacée, la banquise s'étant cassée sous le traineau... L'autre homme (premier rôle de Peter O'toole au cinéma) n'ayant plus de fusil, il est obligé de suivre Inuk pour rester en vie. Les chiens de traineaux manquent de les bouffer, ils sont tout seuls dans le grand désert blanc (Lawrence de la banquise^^). Inuk parvient finalement à ramener le policier dans son Igloo où la femme et le fils de Inuk n'avaient presque plus rien à manger (si le père chasseur meurt, se perd, disparait, c'est toute sa famille qui disparait avec lui ! puisque la notion de village n'existe pas : ce sont des nomades qui créent leur igloo quand vient la fatigue ─ pas la nuit, parce qu'il y a un jour et une nuit pas an ─ et quand ils tombent sur un autre igloo, ils font connaissance).
Le policier lui dit que s'il l'aide à survivre, il sera obligé de le ramener à la ville, mais Inuk est un bon chrétien... pardon, un homme bon, comme tous les Esquimaux (ils se prennent jamais le chou : ils ont toutes les qualités des hommes sans avoir les défauts qu'amène la société... le mythe du bon sauvage vraiment). Inuk le suit et au dernier moment le policier a des remords. Mais Inuk ne veut pas partir, alors il l'insulte pour l'obliger à partir... Il n'y aura pas de procès...
Voilà, pas forcément intéressant comme post^^ mais moi ça me fait plaisir de me raconter cette histoire. Pas un chef d'œuvre, mais un film... rafraichissant, qui ressemble à rien d'autre. Des personnages aussi simples, pas corrompus par la folie des villes, c'est plutôt rare. _________________
09 Juin 2008 18:56
jordan4ever
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Le syndicat du crime 3
Voilà, j'ai cloturé la trilogie qui aurait pû s'arréter au second, le meilleur de la série, car malgré chow yun fat et tsui hark à la production, mais aussi à la réalisation à la place de john woo, cela n'a plus aucun rapport.
D'ailleurs, cela aurait pû s'appeller "le melo du crime", malgré quelques gunfights pour faire le quota mais qui sont bien banals (niveau texas rangers), c'est plus une histoire d'amour à 3 voir 4 et ça pendant près de 2h, c'est pas très enthousiasmant, j'ai lutté pour arriver à la fin avec l'espoir d'une bonne scène mais non, c'est le pire des 3, à éviter et moi je cumule les navets
10 Juin 2008 17:13
Limguela
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Sujet du message:
Bah oui mais si tu regardes les films qu'on te déconseille aussi^^.
J'attends de voir si tu aimes Ju dou et le Stoppard... même si je suis pas sûr que ce soit ta tasse de thé.
D'ailleurs, une précision parce que c'est peut-être pas évident, et je me rappelle pas si c'est expliqué dans le film, en tout cas, c'est un truc qu'il vaut mieux savoir au début pour apprécier le film : Rosencrantz et Guildenstern sont deux personnages minimes dans la pièce Hamlet. Ce sont des amis d'Hamlet qui sont chargés de le surveiller à un moment, on les voit très peu. Et donc le film, c'est leur histoire en marge de la pièce. Un truc sans doute venu à l'esprit de Stoppard en pensant aux acteurs de seconde zone au théâtre qui poirotent une heure pour juste délivrer un message ou un truc du genre^^. Même si le plus souvent chez Shakespeare, ces personnages sont si nombreux qu'en fait les acteurs les cumulent si bien qu'ils n'ont jamais le temps de se poser les questions existentielles que se posent ces deux imbéciles joués merveilleusement bien par Tim Roth (vu dans Pulp Fiction, la Planète des singes...) et par Gary Oldman (Leon, Dracula-Coppola...). _________________
10 Juin 2008 19:52
jordan4ever
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Sujet du message:
The great debaters
De et avec denzel washington masi aussi forest whitaker et son fils denzel whitaker, nate parker et la magnifique Jurnee smollett.
Le sujet : texas 1935, une petite université noire, sous la houlette d'un professeur va créer un groupe de débateurs et affronter les autres universités du pays, jusqu'à la blanche et intelligente harvard.
Produit par oprah winfrey, tiré d'une histoire presque vraie, étant donné que denzel a voulu réecrire la réaltité, seul le personnage de forest whitaker est réellement celui qui est présenté, le reste est pur mensonge, dommage ça gache un peu le plaisir.
Sinon, c'est un film excellent, le sujet, les acteurs ne pouvait que me plaire et ce fût le cas, le sud raciste, les rapports fils/père et un triangle amoureux qui ne vire pas au melo, c'est sobre, instructif et passionnant, si le sujet vous intéresse, je vous le conseille vivement.
La vie aquatique
De wes anderson avec bill murray, willem dafoe, owen wilson, anjelica huston, jeff goldblum et cate blanchett.
Le film est porté par l'excellentissime bill murray (qui au contraire de kobe, ne passe jamais au travers^^), en pathétique sosie de cousteau, mais attachant aussi avec la magnifique cate blanchett enceinte (pourquoi c'est pas de moi.....).
Un film de wes anderson est toujours bien, souvent drôle sans que l'on est besoin de vulgarité ou de tartes à la crème, parfois poétique porté par la voix de seu jorge chantant du david bowie à sa sauce portuguaise, bref je le conseille aussi.
ps : comme quoi, je regarde pas que des navets^^
14 Juin 2008 11:50
Limguela
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Sujet du message:
Guys and Dolls. Joseph L. Mankiewicz. 1955
Plutôt insignifiant. C'est adapté d'une comédie musicale à succès de l'époque. Quelques jolis numéros chantés ou dansés, certains très connus, mais cette histoire parallèle entre le personnage de Marlon Brando et celui de Frack Sinatra je ne vois pas du tout l'intérêt, où ça nous mène. J'ai du mal à comprendre l'enjeu de tout ça...
Donc quand on s'ennuie, reste à regarder les décors... bof, trop prétentieux, trop grands, trop... les acteurs... Jean Simmons, heureusement, Sinatra, pas mal... et puis Marlon Brando ! Non mais là, c'est une blague, qu'est-ce qu'il fait dans ce truc ?! Le personnage lui va bien, mais déjà le voir dans un Mankiewicz, c'est déjà étonnant, mais alors dans une comédie musicale ! Il danse pas trop mal, il chante... mais il est loin d'être convaincant. Surtout quand il chante « luck be a lady » qu'on compare inévitablement aujourd'hui à la version qui viendra plus tard de Sinatra. Et puis Viviane Blaine, qui joue l'éternuement avec une réussite jamais égalée. ─ pas étonnant cependant, elle a eu le temps de se perfectionner : elle est la seule actrice à avoir tenu le rôle depuis les débuts à Broadway, plus de mille représentations, de quoi prendre bien le coup.
L'Homme qui n'avait plus d'étoile. King Vidor. 1955.
Je ne me rappelais pas bien de ce western et pour cause, rien de bien original dans cette histoire. Bien sûr c'est bien construit, il y a un début un milieu et une fin, mais c'est trop court, ça manque de densité, de complexité dans les rapports entre les personnages, ou tout simplement de péripéties. Au bout du compte ça ressemble à une tranche de vie : Kirk Douglas qui s'arrête dans une ville, qui chope un boulot, on apprend qu'il n'aime pas les barbelés, il prend sous son aile un type qui lui rappelle son jeune frère, et puis basta, on ne sait pas trop de quoi ça parle d'autre, quel est l'enjeu, le réel sujet de tout ça. Le rapport avec le gosse est d'un classicisme effrayant, vu et revu mille fois. Le personnage de Kirk Douglas est intéressant, mais c'est l'archétype du "cowboy" intelligent, viril, solitaire, séducteur, qui ne cherche pas les embrouilles et qui les trouve. Le rapport avec la patronne est déjà plus intéressant, plus singulier, mais comme le reste, ça manque de développement, de péripéties. On est pas loin de la fin bâclée de Jumper... Le personnage de Douglas qui dit tout simplement au revoir, sans raison...
Il y a des western bien meilleur, bien plus intéressant, que celui-ci...
Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon. Elio Petri.1970
J'ai pas aimé le mélange des genres... humour noir, très subtil au début qui penche vite vers la caricature et le film politique, engagé... Quand on met en scène ses ennemis politiques qu'est-ce qu'on peut espérer d'autre qu'une grosse caricature, des personnages sans nuances... ? C'est tellement gros parfois qu'on est proche de la farce, ça m'a fait penser à la comédie politique de Dario Fo (Mort accidentelle d'un anarchiste, et écrite la même année, se référant aux mêmes évènements terroristes, la même dénonciation des pratiques de la police...) que j'ai vu le mois dernier à Paris, sauf que là, le second degré n'est pas le même : la farce peut dénoncer, mais les personnages restent sympathiques, là, on peine à trouver l'humour, au début, on est un peu perdu par le ton et par les agissements du commissaire, et au final, on arrive jamais à aimer ce personnage (le principe de toute histoire, c'est que même avec les pires criminels, il faut leur donner un aspect sympathique, sinon le public ne peut pas adhérer à un truc pareil). Ce genre de films n'a qu'une valeur aujourd'hui historique : savoir que dans les années 70 et 80 le cinéma italien était fortement engagé (et qu'il y avait sans doute de quoi, et Gian Maria Volonte a toujours été du combat...). Mais comme film "politique" j'ai tout de même vue plus subtile, des films qui décrivaient des situations bien particulière, qui mettait en scène la lutte contre le pouvoir, ses aberrations, ses scandales, alors que là, on dit juste : "ce type est un fasciste, normal, c'est un psychopate". Quand on veut combattre des idées, on formule une argumentation, au cinéma, on met en scène ceux qui lutte, ses partisans, pour "parler" en son nom, les autres, ceux qu'on aime pas, si on est pas capable de défendre leur point de vue, autant les laisser aux rôles d'opposants ; caricaturer les méchants pour les combattre, c'est aussi intelligent qu'un môme qui dit "toi tes méchants parce que t'es pas beau !". Mettre en scène ses ennemis, c'est d'une parfaite mauvaise foi, on les montre sous leurs plus mauvais jours, on accentue le trait... Même si le film n'est pas sans intérêt, pour moi, c'est raté. Ça ressemble à ce que pourrait être un film du parti communiste français sur Sarkozy...
Cover Girl, Charles Vidor.1944 (qui n'est pas le frère de King^^)
J'ai vu ce film il y a pile deux ans. Comment ai-je fait pour oublier un tel film ? Certains chefs d'œuvre ne se laissent apprécier qu'après plusieurs relectures, d'autres vous retournent les tripes après avoir mijoté longtemps ou d'autres sortent du lot simplement quand ils émergent d'une période où on ne voit rien d'autre de bien enthousiasmant. Là... oublie total^^. Pourquoi ? J'en sais rien, sans doute que l'humeur y joue aussi pour beaucoup. Peut-être que c'était le film que j'avais envie de voir (ou de revoir) après Guys and Dolls... Pourtant, je lui avais déjà donné une excellente note (B)... je comprends pas cet oubli.
Quoi qu'il en soit, cette histoire d'une Rita Hayworth qui "atteint la gloire » en étant choisi pour la couverture d'un magazine de mode, qui passe alors d'une scène minable de Brooklyn où elle travaille avec des amis à Broadway, là scène du centre du monde... et qui finit par tout lâcher pour revenir auprès de son beau (ou des siens plus généralement) après avoir rencontré les futilités de la gloire, c'est pour moi, une sorte de petit bijou. Dans Guys and Dolls, on sent le fric de la grosse production à chaque image, chaque décor, chaque personnage secondaire, c'est du spectacle forcée. Là, au contraire, la comédie musicale renoue avec sa source, l'opérette à la française. Pas de grands numéros dans les rues avec trois cents danseurs, c'est l'opérette romantique à quatre ou cinq tout au plus. Et les numéros sont portés par un scénario excellent, une véritable histoire forte, d'une grande simplicité, mais qui fait son petit tour : tout est centré sur le personnage de Rita Hayworth, belle rousse ambitieuse mais dont l'ambition n'est pas assassine, jalouse... elle n'est pas prête à tout. Sa réussite, lui tombe dessus un peu par hasard, elle l'accepte, avant de se rendre compte que ce n'est pas ce qu'elle recherche, ou en tout cas, qu'elle n'est pas prête à renoncer à son véritable amour, à son bonheur, pour se prostituer à sa gloire naissante. Ce personnage principal est particulièrement sympathique, il évolue rapidement, fait un petit tour avant de revenir sur sa base quand tout redevient comme avant, un peu pareil, en mieux, parce qu'on est allé voir de l'autre côté pour se rendre compte que l'herbe n'était finalement pas si verte que ça. C'est la base de la dramaturgie : tout va bien ou presque, puis arrive l'élément déclencheur d'un conflit, d'un dilemme, on subit les conséquences de ses actions et de ses choix, on essaye d'abord de faire avec, de résister puis on atteint son but, le réel but, celui qui c'est révélé en cours de route, qui n'est parfois pas le même que celui qu'on croyait au début, et c'est un ainsi que tout revient à la normal, que tous les problèmes sont résolus, on revient au point de départ et on mesure le chemin parcouru : on est à la fois identique et différent. Une histoire est réussie quand le personnage principale découvre en fait qui il est vraiment après un certain nombre d'aventures, d'expériences qui lui ont révélé qui il n'était pas, qui il devait être. Une expérience, une initiation. Par empathie, par catharsis, c'est ce qu'on recherche dans une histoire : voir des personnages qui se cherchent et qui se trouvent, c'est finalement ce que nous rêvons tous de faire et nous voudrions pousser la catharsis jusqu'à l'imitation... ou au moins la catharsis produite en voyant ces personnages résoudre leurs problèmes et se révéler à eux mêmes tempère notre frustration de ne pouvoir faire de même.
Le personnage de Hayworth est donc au centre du film, son destin, mais le trio qu'elle forme avec Gene Kelly, l'amant (dont c'est l'un des premiers rôles), et Phil Silvers (Genius), l'ami qui complète une sorte de sainte trinité pré-maternelle, pré-nuptiale, n'est pas en reste du tout, puisque ce dont cherche sans le savoir encore Rita, c'est bien le bonheur d'être avec les gens qu'elle aime, donc ici symbolisé par ces deux personnages. Et le récit traduit merveilleusement bien la perfection, l'utilité, de ce trio. Bien sûr dans les numéros musicaux (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Chantons sous la pluie : les numéros à trois, joyeux, et un numéro de Kelly seul dans la rue pourchassé, dansant, avec son reflet) mais également dans les scènes de bar où les trois personnages aiment se retrouver comme un rituel (tellement français^^). On est pas dans le triangle amoureux, ce trio c'est comme la base de la vie avant que la famille ne se crée, avant même l'amour, parce qu'on a l'impression que l'amour entre Rita Hayworth et Gene Kelly n'est jamais consommé, pour ne pas mettre à l'écart le personnage de Booman. Ici, le bonheur, c'est avant celui de la famille, celui de ces amis. Et le récit ne s'éparpille pas, il ne risque aucun malentendu : on ne sait rien des familles des protagonistes (en dehors des flash backs avec la grand-mère du personnage de Hayworth, mais qui n'est qu'une évocation, elle n'intervient pas dans le récit). Le sujet du film, il est là : aucune gloire ne peut (ou ne doit) vaincre la loyauté, l'amitié, ou en d'autres termes, aucune gloire ne doit corrompre qui on est vraiment. Ce n'est pas une romance, ce n'est pas le choix entre deux hommes. Et jamais, ni le récit ni la mise en scène de Vidor ne tombent dans cet écueil. Pour preuve, Vidor ne fait jamais réellement embrasser Hayworth et Kelly sur la bouche, on ne ressent aucune passion entre eux deux, ils sont presque comme frère et sœur, il ne s'agit que d'amitié forte, bien sûr leur amour est suggéré, mais on ne sait jamais jusqu'à quel point il a pu aller, à quel stade ces deux là en sont, ce n'est pas le sujet du film, on ne mélange pas tout, et c'est de là peut-être que réside la réussite du film. Voilà pourquoi paradoxalement, le personnage le plus important de cette histoire c'est celui de Genius, l'ami, qui est le ciment, le lien entre Hayworth et Kelly, le maitre du ton du film, le confident on pourrait dire aussi (là encore on sent l'influence de la culture française, puisque c'est un personnage de la tradition classique - d'ailleurs on pourrait voir dans la disparition des comédies musicales us, la perte de l'influence de la culture française dans la leur, puisque les comédies musicales sans influence ou sans évocation de la culture française existent bien sûr, mais très souvent, il en est question de près ou de loin, que ce soit quand ça se passe à Paris, ou que ce soit dans les thèmes : la mode, le cabaret...).
Bref (oups pas envie de corriger ce gros paté sans points et sans paragraphe), le film n'est pas très connu, mais c'est pour moi une véritable réussite, une sorte de perle en quelque sorte, comme celle du film : irrégulière donc sans valeur... autre que celle qu'on veut bien lui donner nous. "Tout ce qui brille n'est pas d'or"... comme on dit dans Guy and Doll, et qui s'appliquerait mieux à cette production.
There Will be blood. Pau Thomas Anderson.
Très déçu. On parle partout de grande saga épique, d'une fresque sur l'Amérique du pétrole ou je ne sais quoi... On est très loin de l'épopée, de la saga à la limite, pour moi c'est une chronique sans grand intérêt. S'il n'y avait pas la mise en scène et la prestation de Daniel Day Lewis, ce serait une daube. Là, il arrive à en faire un bon film, mais l'histoire est pour moi pas à la hauteur. C'est la première fois que Anderson choisit de mettre en scène une histoire qui n'est pas la sienne, bah c'est raté. J'ai bien sûr pas lu le roman, le thème est intéressant (la quasi biographie d'un des premiers pétroliers, son évolution...) mais c'est loin d'être épique. Il n'y a pas une scène sans le personnage de Daniel Day Lewis, c'est rien d'autre qu'un long plan séquence sur l'acteur pendant deux heures trentes. Le développement de l'histoire est vraiment très très mince. Daniel trouve du pétrole (d'ailleurs on comprend mal... est-ce qu'il cherchait avant cela de l'argent et de l'or et qu'il tombe sur du pétrole par hasard ? Est-ce l'un des premiers prospecteur ? On sait rien de tout ça parce que le récit s'évertue à être sans parole, sans explication et à se focaliser sur des scènes particulières, c'est la rythme d'une chronique à la Almtan, à la Anderson même puisque c'est ce qu'il a toujours fait, mais une telle histoire réclame plus de densité dans le drame, plus de péripétie, des opposants bien déterminés qui n'apparaissent pas comme ça au hasard des scènes et qui sont totalement écrasés par la présence de l'acteur Daniel Day Lewis), on lui apprend qu'il y a du pétrole dans un coin perdu de Californie, il y plante son derrick, on pense que ce n'est qu'un début, qu'il va aller ailleurs, qu'il va faire fortune, bref, que ça va bouger... bah non pendant tout le film, on reste accroché à ce seul et même environnement. Elle est où l'épopée là-dedans, c'est terriblement statique !
Et même dans la mise en scène on pourrait trouver des défauts. Dans la direction d'acteur, sur le rythme imposé dans les scène (même si le rythme lent est un peu trop utilisé à mon goût), ça aucun problème, il a prouvé qu'il était peut-être le meilleur au monde (alors quand en plus il tourne avec l'acteur le plus exigent...), mais c'est dans son traitement du récit, de la mis en forme où moi j'y trouve des défaut. Dans sa volonté sans cesse de prendre de la distance avec l'action, de ne pas juger, de ne donner aucune indication, de refuser systématiquement le pathos, d'utiliser des effets de musique grossier et répétitif, on en vient à avoir une étrange impression, on peut comme s'il ne savait pas où il allait. Paul Thomas Anderson est un cinéaste qui s'attache beaucoup à réalisme dans le jeu d'acteur, mais il y avait toujours quelque chose dans le récit, l'histoire, le traitement, quelque chose qui laissait penser que tout était déjà écrit, tracé, donc pour le coup plus du tout réaliste. C'est ce qui donnait à Boogie Night ou Magnolia ce côté sophistiqué. Mais là, on a l'impression qu'il pose juste ça caméra et qu'il attend que ça se passe, on ne sent pas la présence derrière d'un narrateur pour nous dire que tout est déjà écrit, que c'est une sorte de conte et qu'il n'y a plus qu'à attendre la morale de l'histoire à la fin. Je sais pas si c'est voulu, si c'est une volonté d'épurer sa mise en scène, de faire plus confiance aux acteurs (en l'occurrence en un seul), aux situations...
Alors peut-être qu'il y a un truc que je ne comprends pas, à quoi je suis hermétique ; j'ai jamais apprécié non plus Impitoyable de Eastwood dont je trouve une tonalité un peu identique. Peut-être que c'est tout simplement à cause de Daniel Day Lewis qui est trop bon (et purée, c'est vrai qu'il est bon^^). Non seulement il est dans toutes les scènes, mais il mange tous les autres acteurs, qui ne font absolument pas le poids face à lui. Paul Dano surtout est vraiment pas terrible. Encore un pasteur « faux prophète » il est crédible (sauf dans la dernière scène où il fait trop jeune), mais quand on repense à la scène où il joue le frère de Eli, il joue les deux frères de la même façon, alors qu'ils devraient être totalement différent... Enfin bref, quand je vois que certains l'ont mis parmi des listes de top 10 de tous les temps... Il y a tant de mauvais films aujourd'hui que dès qu'il y en a un bon (et c'en est) on crie chef d'œuvre ? Boogie Night, c'est un chef d'œuvre. Mark Walhberg a le rôle principale mais il n'est pas tout seul, les autres personnages sont tout aussi important. C'est qui a toujours fait le style Anderson, c'est un peu comme chez Altman ou Scorsese les destins de personnages, les rapports entre personnages. Là, c'est un peu comme voir MASH avec un seul acteur du début jusqu'à la fin... quel intérêt ? Remets-toi à écrire Paulo, arrête avec les histoires des autres...
L'Ennemi publique. William Wellmann.1931
Je retire ce que j'ai dit à bandini sur la scène du pamplemousse, c'est pas du tout une scène d'amour^^ . Me rappelle plus pourquoi j'ai dit ça, mais ce serait plutôt en fait le signe de l'insolence non pas seulement du personnage mais de James Cagney surtout. Et pour rester dans les fruits, Cagney porte dans le film dans une scène un melon et ça m'a fait penser à Malcolm Macdowell dans Orange mecanique : le même visage, la même insolence. Étonnant.
En parlant d'insolence, le film était bien pourvu parce que mettre Cagney et Harlow dans le même film, c'est assez explosif (« I wanna blow » qu'il dit à sa blonde platine à côté^^). Malheureusement, ils ne le voient pas beaucoup ensemble. Mais Jean Harlow, même si elle n'est vraiment pas belle, elle semble porter son sexe à son visage : des sourcils taillés comme les stars du porno, je laisse imaginer ce que pourraient représenter son nez et sa bouche...
Le film en dehors de ça n'a rien de très enthousiasmant. C'est un film pré-code et pourtant le studio nous sort une intro et un final des plus puritains... Le pays des contrastes et des paradoxes, comme quand James Cagney se pointe dans une armurerie pour acheter un feu comme on achète son pain alors qu'on est en plein prohibition. Sans Cagney le film serait minable, on est pas loin de Scarface. Il faut voir les mimiques de Cagney quand il sert la main poisseuse d'un riche producteur de bière,, le regard qu'il lui jette... Le genre de type dans la vie qui fait peur, imprévisible, qui ne vous manque pas, et pourtant qui nous est sympathique, sans doute parce qu'on se doute que s'il nous arrive une tuile, il sera là pour nous aider... Encore le paradoxe... Mais c'est le tout début du parlant, il faut se satisfaire de ça... Et puis bon, la mise en scène de Wellmann, ça craint un peu... La manière dont il laisse la Harlow seule après un départ pressé de Cagney, lui faisant jetter un verre après quinze secondes de blanc inexplicable, si ça c'est pas du n'importe quoi^^. _________________
16 Juin 2008 2:59
thomyorke37
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Limguela a écrit:
Guys and Dolls. Joseph L. Mankiewicz. 1955
(...) mais cette histoire parallèle entre le personnage de Marlon Brando et celui de Frack Sinatra je ne vois pas du tout l'intérêt, où ça nous mène. J'ai du mal à comprendre l'enjeu de tout ça...
Comme toi je n'ai pas aimé ce film par contre je suis pas sûr d'avoir saisi le sens de la phrase que j'ai cité. Car c'est évident qu'on voit où nous mène cette histoire parallèle entre Brando et Sinatra, on comprend l'enjeu de suite. Sinatra a besoin d'argent pour organiser un tournoi clandestin de dés. Brando est un joueur invétéré. Sinatra parie à Brando la somme qu'il lui faut pour le tournoi qu'il n'arrivera pas à emmener avec lui le lendemain une des filles les plus vertueuses du monde, chef d'une mission religieuse locale luttant contre les addictions par la voie de Dieu. Bref l'enjeu est clair, tout comme la fin est prévisible. _________________
16 Juin 2008 9:56
Limguela
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Non je comprends toujours pas. Quand tu as deux personnages comme ça, avec la même importance dans une histoire, il faut que ce parallèle symbolise quelque chose, veuille dire quelque chose. Là, tu me racontes l'histoire. C'est pas ça que j'ai pas compris. C'est bien ce lien supposé symbolique entre les deux. Quand on fait un parallèle, c'est pour faire une comparaison, le bon, le méchant, le doué, le pas doué, le beau, le moche... Il peut y avoir compétition ou au contraire entre-aide. Là, le titre de l'opérette semblerait plutôt dire qu'il y a un parallèle entre les garçons d'un côté et les filles de l'autre, peut-être que c'est ce parallèle que j'ai pas bien compris non plus. Il y a un peu une opposition entre les deux personnages féminins, mais c'est pas au centre du récit. Ce qui est au centre du récit, ce sont bien les deux personnages de Sinatra et de Marlon Brando. Or, ils ne sont ni potes ni réelement opposants. Ils font un pari ok, mais ça ne représente pas grand-chose : c'est le point de départ, mais ensuite, au trois quart du film, on passe à autre chose. Y a pas de ligne directrice, d'unité d'action, ça va dans tous les sens, on sait pas où ça va, ce qu'est le sujet du film qu'aurait été le lien symbolique entre ces deux personnages. Ce pas leur histoire de pari qui mène toute l'histoire, et même si c'était le cas, c'est pas un truc assez fort, c'est traité un peu par dessus la jambe. Brando révèle à Simmons que c'était un pari, il réagit à peine, preuve que c'était pas au centre des préoccupations du film. Un pari, pour moi, c'est pas un bon sujet de film (j'ai peut-être justement un problème avec ça puisque tout le monde semble s'y intéresser, moi j'arrive pas à comprendre^^) : il est où le conflit, ils sont où les opposants. C'est juste futile comme film : c'est pas parce que c'est une comédie musicale qu'on doit oublier les principes de la dramaturgie. Quand tu vois les bad boys de ce film, face à la police, ça fait presque rire, tellement on y croit pas.
Heureusement que j'ai vu Cover girl après. Là, il y a une vraie histoire (et pourtant les opposants sont bien gentils aussi... ils s'agit plus d'un dilemme, donc un conflit intérieur... va chercher le conflit intérieur dans guys and dolls, chez les deux personnages principaux... chez Simmons oui, mais Brando, à l'air de se moque de ce qui lui arrive).
Le seul intérêt du film, c'est de voir Brando qui jouera quinze ans après le Parrain, film dans lequel un personnage qui rappelle Sinatra fait appel à la mafia pour trouver un job à Hollywood. Moi c'est ce lien là qui me fait bien rire : peut-être que le Brando, il en avait vu des trucs derrière Sinatra. _________________
16 Juin 2008 13:36
Kiskay
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Sujet du message:
Désolé d'avance de casser l'ambiance avec le film que j'ai vu ce matin.
Il s'agit de "Il était une fois", en attendant la game 5 du match Lakers/Celtics, je voulais regarder le film par pure curiosité et je me suis laissé embarquer littéralement par le film (la honte, maintenant vous savez pourquoi je n'ai pas répondu plus tôt sur msn)
Je dois être un peu fleur bleu comme type, mais j'aime bien les histoires qui se finissent bien... Pour un conte de fée, je trouve que l'histoire est vraiment originale : C'est une bonne idée de passer de l'animation à la "vie réelle", on reste dans l'esprit du merveilleux. Et ça vaut le coup de voir Amy Adams en princesse, elle a très bien joué le rôle de la princesse Giselle (et elle a un très jolie visage, des yeux magnifiques...).
Bref... Il y a une scène que je trouve d'anthologie, c'est avec Pip le petit rongeur... J'étais MORT DE RIRE (bon j'ai retrouvée la scène en anglais mais même pour ceux qui ne comprennent pas la langue... La communication passe ! ^^)
_________________
Palmy For Ever, c'est le Thai, BiGBeN, Kiskay et Amaru !!!!!!!!!!
16 Juin 2008 15:06
dams75
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Sujet du message:
Très bon film, j'ai bien aimé moi aussi... _________________
16 Juin 2008 15:09
bandini
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Sujet du message:
Hasard total, tombé sur "Elle s'appelait Scorpion" de Shunya Ito sur Arte ! Bien content de le revoir après la daube Guys & Dolls (revu en accéléré en un 1h chrono)... L'un des rares films que j'ai vus avant que je me mette à la chose cinéma par wagons. Passé à l'époque sur canal plus avec Ring, Tetsuo via le cinéma de quartier de Dionnet.
Une histoire de vengeance et d'évasion, un prison movie féminin ! Ca bifurque même vers le road movie lorsqu'elles s'emparent d'un bus rempli d'otages. Un mélange des genres avec des flashbacks genre théâtre nippon sur chacune des évadées. Un film d'exploitation façon giallo comme le cinéma japonais en regorge à la pelle derrière les Mizoguchi, Ozu, Naruze... Et puis de l'audace visuelle avec la chute d'eau crachant du sang...
La belle Meiko Kaji (muette durant tout le film ou presque) comme actrice principale (celle qui jouera madame Lady Snowblood un an plus tard dont Kill Bill est le "remake")... On y retrouve aussi la chanson chantée par Meiko Kaji que Tarantino a inclus dans la bande originale (euh originale et tarantino?^^) à la fin du premier volet -je crois- quand "Sophie" et Carradine se causent. Pas certain, faudrait que je revois Kill Bill pour ça, mais j'ai cru voir le même plan (la tueuse sur un pont puis travelling avant sur sa proie alors en bagnole) que la partie d'animation de Kill Bill vol.1.
Allez un ptit update pour le cru 1972 des Indispensables!
B+
Hop un autre prison movie féminin^^, Ladies they talked about - 1933
Un pre-code avec Barbara Stanwyck dans l'un de ses premiers rôles (elle avait malgré tout tourné une dizaine de films). Barbara est la seule femme d'un "gang bank". Madame arrive à l'entrée de la banque et commence à faire du gringue au gardien "Chéri, je sais bien qu'elle n'ouvre que dans 30min mais laisse moi entrer..." . évidemment si t'es un homme normalement constitué, tu t'exécutes^^ ! Barbara voyons... Elle est le dindon de la farce et se fait prendre durant le braquage. Direction San Quentin... Et le Distric Attorney qui l'as mis la dedans est une vieille connaissance qui l'a dans la peau. Histoire d'amour en place mais Barbara c'est la monture qu'aucun homme ne peut mont... dompter. Perruque blonde ou brune ensuite, elle tente de faire sa place en prison, Le film vaut surtout pour sa galerie de portraits de prisonnières : il y a le "le club des colombes" qui se sont faites pigeonner par leurs hommes^^, celle qui est toujours pressée alors qu'elle a pris à perpétuité, une grosse lesbienne...
C-
Woman on the beach (femme sur la plage) - Renoir 1947
J'en attendais peut être un peu trop de celui la... C'est un (re)noir, et c'est dommage qu'on n'y puisse pas y voir les peintures de l'aveugle de mari en la personne de Charles Bickford (j'aodre ce type!) comme dans Scarlett Street ou Laura ou Faltese Falcon pour y retrouve un objet au centre de toutes les attentions. Ca donne une épaisseur au film je trouve, un rôle pivot sur quoi élaborer ou du moins quelque chose qui nous permet de jauger les personnages face à l'objet donc. Et là dommage, rien de tout cela. Pas de tableaux, un comble pour un Renoir^^. Une histoire d'amants se laissant tenter par le crime comme "Le Facteur Sonne..."
D
Eternal Love de Lubitsch - 1929
J'adore le muet. Mon ptit jeu, c'est de dire à voix haute les panneaux qui s'affichent, c'est mes seuls aptitudes d'acteurs chez moi^^. Quand je pense au nombre de muets qui n'ont toujours pas trouvé preneur dans le format dvd fr, hey! suis là les gars^^, je peux vous les faire ces traductions !
Donc le dernier muet de Lubitsch. Bruitages rajoutés post production et musique également. Une histoire d'amour, un quatuor amoureux dans les Alpes de Suisses. John Barrymore, c'est l'illuminé du village, le cowboy qui ne jure que par son fusil. S'ensuit des mariages forcés qui en feront des amants, forcément... De grands moments de cinéma notamment des scènes de foules, la soirée du carnaval, la masse chassant Barrymore...
Une dernière scène grandiloquente, irréelle... Les amoureux se réfugient dans les montagnes, les villageois ne vont pas tarder à à arriver pour leur botter les crever. La fille se met à genoux, se met à prier "Oh mon Dieu, vous savez très bien que notre seul crime est de s'aimer...", Barrymore l'enragé fait de même. Une avalanche éclate... Le couple se jette un regard, le dernier! comme dans Bonnie & Clyde et "pénètre dans l'avalanche" ainsi devenant les amants éternels ! Que c'est beau ! Quelqu'un a lu "La nuit des Temps de Barjavel" ? L'amour entre les deux personnages est du film est de cet acabit !
B _________________
21 Juin 2008 2:50
Limguela
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Sujet du message:
L'Etrange incident. William Wellmann.
Le voilà le chef d'œuvre du bon William que j'attendais depuis un moment. Un film simple (et très très court) mais qui soulève mille questions sur la responsabilité, la justice, la conscience des hommes... Il fait partie des ces westerns qui se rapprochent de la grandeur tragique des grands mythes de l'antiquité. Parce que ce n'est pas l'histoire des personnages isolés à la frontière mexicaine, c'est l'histoire d'une humanité toute entière. L'environnement, la société ne sont en rien les auteurs de ce drame, c'est l'homme, seul. Cette histoire aurait pu se passer n'importe où, elle est universelle. On revient aux origines de l'homme et de la société, quand ses règles, ses lois, son autorité, sont encore balbutiantes. On croit rendre justice aux noms des hommes quand en fait on la bafoue, la déshonore. La civilisation, ce n'est pas une chose qu'on improvise ; la réinventer au milieu du désert n'est pas une chose aisée. C'est parfois dans le western, là où on trouve beaucoup de cruauté, qu'on voit naître l'humanité de l'homme ; le plus souvent quand il se retrouve face à sa propre inhumanité. Le thème de la vengeance est au cœur du western, apparaît donc en face de ça, comme contre-point les thèmes de l'homme qui se lève : le doute, la conscience, l'empathie... C'est dans le western peut-être qu'ils sont les plus forts, parce qu'ils sont en lutte directe avec la cruauté des hommes. Le film est un accéléré de l'évolution de la société des hommes : on commence par l'envie de la vengeance brute, on part lyncher les coupables, puis le doute apparaît dans l'esprit de certains, on procède à un vote (la bonne conscience en se donnant des airs de petite démocratie), on exécute, et finalement, on se repend (sans jeu de mot) de cette terrible méprise. La Justice des hommes serait-elle né du besoin de rédemption de ceux qui se sont rendus coupable de se croire des juges tout puissants ? c'est en tout cas une vision plus idéaliste, plus belle, de la Justice, mieux qu'une Justice réparatrice ou punitive. La Justice c'est aussi le doute, c'est aussi l'erreur, parce qu'il s'agit de la Justice des hommes et qu'il ne peut en avoir une autre. Et si on avait plus conscience de ça, sans doute serions nous prêt plus à accepter ses défauts (mais si on en a pas conscience, c'est aussi parce que la Justice manque souvent à son devoir d'humilité, celui de rappeler qu'elle n'est rien d'autre que la justice imparfaites des hommes).
Un film humaniste, essentiel qui dit ce qu'est la Justice et ce qu'elle n'est pas ; un film à montrer dans toutes les écoles. Parce qu'on ne peut sans doute pas apprendre à être intelligent à l'école, mais on peut au moins apprendre à y devenir un homme, un homme, un vrai pas comme l'entend le général de ce drame et qui finit par se suicidé quand toutes ses illusions s'écroulent à l'annonce de la révélation tragique...
La scène de la lecture de la lettre du faux coupable est particulièrement émouvante, même si on se rapproche un peu plus d'un idéal presque religieux, en tout cas humain, terriblement humain. "Ceux qui sont à plaindre sont ceux qui devront porter toute leur vie le poids de leur faute ─ moi je suis déjà mort. C'est à eux qu'il faut penser..."
L'erreur est humaine... la justice, légitime ou non, aussi.
A noter du beau monde dans la distribution : Henry Fonda (toujours dans les bons coups quand il s'agit de « faux coupables »), Anthony Quinn, Dana Andrews (injustement méconnu parce que la filmo est impressionnante : Laura, Crime passionnel, Les Plus belles années de notre vie, Boomerang!, Mark Dixon détective, L'Invraisemblable vérité...).
B
Permission jusqu'à l'aube (Mr Roberts). Ford-Leroy. 1955.
Une frégate de ravitaillement dans le Pacifique pendant la seconde guerre mondiale. Loin du combat. Un capitaine tyrannique, un équipage qui s'ennuie et un officier qui rêve de partir pour le front...
Une petite comédie... On s'y fait suer presque autant que les hommes d'équipage... Jamais vu autant de monde embarquée dans la même galère (ils s'y sont mis à deux pour réaliser un film avant tout bavard, ça papote entre James Cagney, Henry Fonda et Jack Lemon). Dans le même genre, même Opération jupon est plus intéressant.
D+
Crime school.1938. Avec Humphret Bogart.
Sympa de retrouver les enfants du Dead End Kids, ces gosses qu'on voit dans I Am a Fugitive From a Chain Gang et de Les Anges aux figures sales. Ils ont cette fois le beau rôle.
J'ai l'impression d'avoir vu mille fois cette histoire. Les scénaristes us n'ont pas arrêté depuis de faire des histoires (des séries le plus souvent je crois) qui suivent ce cheminement avec des archétypes d'action (la punition, le Bon Samaritain qui prend sous son aile un gamin, qui lui propose de l'aider, l'enfant refuse par défiance ou par fierté, puis il finit par se ranger de son côté après que le bon tombé du ciel lui a prouvé sa valeur et gagné sa confiance ; tout se passe bien pendant un temps, mais le jeu de manipulation commence et les méchants ouvrent les yeux du gamin sur les présumés mauvaises intentions du bon bogart envers sa sœur ; retournement brutal de comportement, le petit monstre redevient le monstre qu'il était avant et veut se venger... bien sûr il échoue, Bogart camoufle ce qui a débordé dans la vengeance du gamin, tout est bien qui finit bien...).
C'est bien huilé, mais ça été tellement repris depuis, qu'il est difficile d'y trouver un réel plaisir. Et puis le film est trop court et le message pas aussi puissant que L'Etrange incident : faut pas être dur avec les jeunes durs, sinon on finit par y tuer tout espoir de tendresse... ou personne n'est irrécupérable... ou ce n'est pas le libre arbitre de l'homme (encore moins de l'enfant) qui fait l'homme, c'est son environnement. La dimension sociale aurait pu être intéressant si elle était au centre du récit, mais ce n'est pas le cas, on a plus affaire à une histoire à la Joséphine Ange gardien, plutôt qu'un réel réquisitoire contre les mauvais traitements des jeunes délinquants dans les maisons de correction. Le sujet du film devient vite la vengeance et les magouilles de l'ancien directeur du centre pour récupérer son poste et rendre la vie dure à Bogart.
Au début, on pense au film de Barry Levinson, Sleepers : les mêmes gosses issus du même quartier de New York (Hell's Kitchen), la même maison de correction...
C-
Body snatcher. Robert Wise. 1945.
Woah, Bela Lugosi et Boris Karlof réunis ensemble dans un même film autour du sosie de Patrick Duffy...
L'origine de la franchise Body snatcher sans doute. Je ne savais même pas que c'était tiré d'une histoire de Robert Louis Stevenson. Rien à voir avec les body snatchers qui viendront plus tard (issus en fait d'un autre roman se référent à celui-ci). Rien de fantastique, rien qu'une histoire de dissection et de vol de cadavre. Pas très passionnant.
D+
Et comme j'ai dit ailleurs, j'ai revu avec plaisir Meshi... des Naruse pendant tout l'été...le pied ! _________________
23 Juin 2008 15:51
Limguela
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Sujet du message:
Sourires d'une nuit d'été. Ingmar Bergman. 1955.
Un vrai bonheur de film. Une comédie légère, une sorte de pièce de Marivaux sous le soleil éternel, doux et frais de l'été suédois. Une pièce, parce que j'imagine que c'était avant que Bergman en fasse un film, une pièce qu'il a monté... mais c'est pas sûr parce que ces films de cette époque sont très bavards, très théâtral (d'ailleurs, ils le seront un peu toujours).
Comme chez Marivaux donc, on a les jeunes ingénus qui n'y connaissent rien à l'amour, qui sont les proies des vieux... Tout ça flotte dans un grand libertinage, tout le monde badine avec tout le monde, mais ce n'est pas pour autant un invitation dans le lit... On s'amuse quoi. On fait l'amour avec les mots, surtout, tout est futile, léger, il n'y a pas une once de drame dans tout ça. La force du film, c'est le t