Forum basket :: Le Blog:: Rechercher :: S'enregistrer :: :: Profil :: Se connecter pour vérifier ses messages privés :: Connexion
Les Films dans ma TV
Aller à la page Précédente  1, 2, 3 ... 21, 22, 23, 24, 25  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Basket NBA, Euroleague, Pro A: News, photos, vidéos de matchs Index du Forum -> Musique - Jeux Video - Cinéma - Littérature
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
thomyorke37 a écrit:


1ère partie de soirée:
- Canal+: Reservation Road. Je sais pas ce que c'est mais c'est avec Joaquin Phoenix (spéciale dédicace pour JJ) et Jennifer Connelly (spéciale dédicace pour tout le monde).


Il faut sept fois plus de temps à un bon cinéaste pour faire un film que pour un bon acteur pour en faire un. Donc... les bons acteurs font sept fois plus de bouses que les bons réalisateurs. Donc, il vaut mieux regarder un film qu'on connait pas d'un réalisateur qu'on apprécie plutôt qu'un film qu'on connait pas avec des acteurs qu'on apprécie ─ parce qu'il y a une forte chance qu'il s'agisse d'un de ces six films nuls qu'ils sont obligés de faire en attendant que les bons réalisateurs montent leur projet^^. Et comme il y a cinquante trois fois moins de bons cinéastes qu'il n'y a de bons acteurs... alors là, je ne sais plus où j'en suis mais je suis sûr en tout cas que je fais pas regarder ce film de ché pas qui^^.
_________________



Message28 Mai 2008 2:09
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Cousin Hub'

M.V.P
 

Rank: M.V.P

Messages: 1002

Sujet du message:
Répondre en citant
Bon, ça faisait longtemps que j'avais pas regardé de films, mais la c'est reparti (surtout avec ce temps de merde).

Les Hommes des Président

J'ai bien aimé. On plonge dans l'enquête avec Dustin et Robert (yeah!), on comprend pas toujours tout (moi, en tout cas), mais sinon ça va. Dans l'ensemble, c'est bien ficelé, sauf l'histoire avec l'indic' mystérieux, c'est un peu trop facile je trouve... Les deux acteur prinicpaux sont excellents (Hoffman et Redford donc). On sens qu'ils ont envie de découvrir la vérité sur ses magouilles de la Maison Blanche. Ils sont à fond dedans mais ils surjouent pas, c'est ça qui est fort !

Voila, rien d'autre à ajouter. Merci, au revoir.
_________________
- "You don't understand ! I coulda had class. I coulda been a contender. I could've been somebody, instead of a bum, which is what I am..."
Message29 Mai 2008 17:15
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
bandini

M.V.P
 

Rank: M.V.P

Messages: 1147

Sujet du message:
Répondre en citant
When Worlds Collide (le choc des mondes) 1951
Nul à chier. J'aime bien les fables SF mais là... Tout l'attrait "dernière danse avant la fin du monde" ou "invasion" n'est pas là. La planête Zyra fonce tout droit sur la Terre (ils l'ont pas découverte à temps^^), s'ensuit un projet fou qui consiste à construire un vaisseau pour s'installer sur une autre planète. Seulement quelques heureux élus (44) auront le loisir d'être de la partie afin de fonder une nouvelle civilisation humaine. Le voyage ne se déroule sans aucune tension, sans accroc. Il y a une page imdb sur un remake prévu pour... 2010.

Voici le temps des assassins (duvivier) 1956 Gabin/Danièle Delorme
C'est l'histoire d'un grand restaurateur parisien et célibataire Jean Gabin. Sa vie n'est reglée qu'au rythme des plats qu'il cuisine mais il s'en contente. Il a depuis longtemps lâché l'affaire concernant les femmes.

Le film est toute une plongée dans le Paris grouillant des Halles où l'accent parisien (atmosphère atmosphère, est ce que j'ai une gueule d'atmosphère^^ copyright Arletty, Hotel Du Nord je crois) résonne. Un jour, une jeune marseillaise se pointe et lui annonce que son ex femme est morte (cette marseillaise qui est en fait la fille de l'ex femme de gabin). Il bronche pas Gabin vu comment elle lui en a fait baver par le passé, lui faisant cracher des bifetons et mal au coeur. Sachant que la jeune fille est sans le sou, il décide de l'héberger pendant quelques jours, lui donne un ptit job dans son resto. Des liens se tissent et Gabin finit par l'épouser non sans mal, s'en foutant du qu'en-dira-t-on.

Sauf que la jeune fille tient de sa mère ! Et il s'avère que l'ex femme n'est pas morte ! Qu'elle est dans une chambre d'hotel de Paris dans un état encore plus critique que le Mifune de l'Ange Ivre. Et qu'elles ont toutes les deux manigancé ce plan (choper un porte feuille par les liens sacré du mariage) !

Pour arriver à ses fins, elle va brouiller Gabin avec son entourage. Elle ne l'épouse rien que pour toucher le magot de l'héritage. Faut voir comment elle se débarrasse du jeunot que Gabin a élevé comme son fils pour qu'elle soit la seule sur l'héritage. C'est simple, elle va monter les deux hommes entre eux : à Gabin je lui dis "Oh! Il est gentil, il est amoureux voilà tout. Je ne lui en veux pas de tenter de me conquérir" et à l'autre "Il est si différent dans le privé. Il est odieux : les coups, ses ronflements... J'ai été obligé de l'épouser ! Aide-moi!"... Forcément, les deux hommes autrefois amis se tapent sur la tronche.

Tout d'un coup, la jeune fille sans le sou qui choisit le porte feuille à l'amour (oui rien d'extraordinaire) mais là avec l'apparition de la mère, ca prend des allures de film noir (sans keufs). Quelle garce, quelle salope, quelle FEMME FATALE ! L"innocente" Lana Turner en tenue blanche dans le Facteur... détronée^^. Barbara Stanwyck Double Indemnity de même !

Je ne vais pas raconter la fin parce qu'elle m'a laissée icon_eek.gif icon_eek.gif icon_eek.gif !

Lock pour un possible update dans la liste des Indispensables. Ce n'est pas les personnages romantiques et héroiques de Pépé le Moko, là la réalité écrase les personnages. Mais quel Duvivier ! Chef d'oeuvre. Film 5 étoiles - ou 3 étoiles je ne sais plus si ce sont les hotels ou les resto qui ont un barème plus étoilée - (ce qui tombe bien pour un film dont le personnage principal est restaurateur).

Advise & Consent / Tempête à Washington (otto preminger) 1962
Cousin' Hub parlait du film de Levinson je crois un peu plus haut... Mais là c'est Preminger, l'humour n'y a pas sa place.

Un autre film dans les sphères de la politique donc : on y voit tout le processus de la nomination du Secrétaire d'Etat (en gros notre ministre des affaires étrangères). De la création d'une commission chargée d'évaluer le candidat (Henry Fonda), des prises de positions au Sénat jusqu'au complot du Président ricain (Franchot Tone) souhaitant imposer son poulain par n'importe quel moyen.

Une histoire minutieusement menée et comme aux échecs, les politiques se placent sur l'échiquier : il y a le jeune loup qui fait un peu trop de zèle pour montrer son attachement à son parti, les vieux de la veille de chacun des deux partis...

Capra, quelques années auparavant, sortait Mr Smith Goes To Washington. Preminger offre son versant maléfique. Des personnages écrasées par leurs fonctions, des allées et des allées de couloirs dans la bureaucratie ricaine... Des perso aussi froids et calculateur que leurs costumes noirs.

Charles Laughton donne sa meilleure prestation et Gene Tierney demande : "Suis-je une salope?" huh ! Le premier film américain de cette époque où j'entends BITCH, ça m'a fait tout drôle. Pourtant on entend souvent dans ce cinéma "Tramp" (pute, trainée) et d'autres insultes de la même veine... mais jamais "Bitch".
_________________

Message01 Juin 2008 9:13
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
jordan4ever

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 5247

Sujet du message:
Répondre en citant
Syndicat du crime 1 & 2

Enfin, je me suis décidé à voir cette trilogie (il manque le 3) réalisé par john woo et produit par tsui hark. Pas de quoi en faire tout un flan, assez déçu, je préfère largement "à toute épreuve" ou une "balle dans la tête".

Le 1°, est assez confus, surjoué, réalisation niveau téléfilm en essayant de mélanger divers sujet : l'amitié virile, la rivalité entre frères, le bien contre le mal, la rédemption,etc.....
C'est vrai qu'il y a un attrait, l'envie de suivre, de savoir ou ça va mener, l'espoir que cela soit sauvé par des gunfights chorégraphiés, mais ce ne sera pas le cas, un film passable sans plus.

LE 2°, lui est plus abouti, chow yun fat ne surjoue plsu trop, leslie cheung heuresement on l'a voit moins mais plutot sobre, le reste des acteurs aussi. L'intrigue est plus simpliste malgré l'emprunt de divers chemins pour y arriver, des réactions assez incompréhensibles, la folie du père énervante mais déjà c'est beaucoup mieux filmé, le carnage final est suréaliste mais plaisant.
Bien supérieur au 1° mais toujours pas de quoi en faire un classique, ni un chef d'oeuvre, c'est à voir pour savoir.
Message01 Juin 2008 20:01
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
(Heureusement que j'oblige personne à me lire icon_lol.gif )

J'ai rajouté le film de Duvivier. Je l'ai vu il y a dix ans... mais de toute façon pratiquement tous les Duvivier sont essentiels. Et il faudra que je revois ma liste parce que pour avant 1990, je ne me suis fié qu'à wiki, et en utilisant ma liste de films vus, je devrais en trouver bien d'autres, sans parler des dessins-animés que j'ai bêtement snobé au début.

Le Tempête à Washington il est dans la liste (1962) et lui je l'ai vu il y a tellement longtemps qu'il n'est même pas dans ma liste (ça remonte donc au mieux à 1994 !). Donc quand j'ai vu en te lisant qu'il y avait Laughton et Tierney, j'étais un peu surpris^^/ Pour moi, à l'époque, c'était deux parfait inconnus et c'est à peine si je connaissais Henry Fonda. Un film à revoir pour voir. Je crois me rappeller que je l'avais vu au cinéma de minuit... un autre siècle.

Déçu pour toi jojo que tu n'aies pas apprécié le Syndicat du crime. C'est un film sans doute pour lequel il faut un certain cheminement. Moi, je l'ai vu avec une bande de pote et on l'a vu au second degré. Et on a bien rit en se repassant vingt fois un type dans la séquence finale qui se fait shooter par devant et qui saute en avant comme si un pétard lui explosait dans le derrière... et qui retombe trois mètres plus loin !^^ Tout ça bien sûr au milieu des autres cascadeurs qui mourraient aussi vite que dans un jeu vidéo (une balle tirée, quinze méchants). Donc il faut "saisir" le second degré. Il n'y a rien de réaliste là-dedans, tout est ironique (sauf le jeu des acteurs, mais le Chinois est très expressif, on a l'impression qu'ils disent sans cesse "whoaaaaaaa" et ce parfois en fin de phrase... je crois qu'en chinois l'intonation détermine parfois le sens d'un mot, c'est pour ça qu'on peut avoir l'impression qu'ils surjouent ─ mais de toute façon, les Chinois sont aussi considérés comme les latins d'orient... certains acteurs Italiens peuvent aussi donner l'impression de surjouer). Son crédo, c'est l'excès et le mauvais goût. Dans le mélo comme dans les boucheries des films d'actions, il ne connait ni les règles de la vraisemblance ni celles de la bienséance, il met le paquet. Comme dans la scène où le jeune premier murmure avant de mourir le nom qu'il veut donner à son enfant au téléphone à sa femme : "Sue Sue Hellen" (époque Dallas oblige) ou encore cette scène absolument cultissime dans le restaurant chinois où l'Américain dit à Chow Yun fat que sa bouffe c''est de la merde etc... C'est une caricature des mauvais films américains (que John Woo finira par tourner d'ailleurs^^ avec Van damme), ou encore quand deux blaireaux guettant dans la nuit la maison des méchants et qu'une étoile filante apparait dans le ciel... C'est totalement ridicule, avec la baraque en miniature et l'étoile filante au dessus^^... Mais c'est ça John Woo.... Alors au début, ça fait rire, mais plus tu le voies (surtout le second, le premier je suis d'accord...) plus tu entres dans son monde, son ton, et tu ne rigoles plus, tu es juste fasciné.
Tu es peut-être un peu déçu aussi parce qu'on t'en a fait tout un flanc. En revanche, quand tu dis que c'est filmé comme un téléfilm... je ne suis pas du tout d'accord. Il faut remettre dans le contexte, ce sont les années 80 donc la pellicule et la bande son (même si moi j'adore^^) sont moches. Sinon, au niveau du découpage, du montage, du cadrage, c'est du grand art. On n'a jamais fait de meilleurs gun fights.

******************************************

BeeMovie. Pourquoi j'ai regardé ce truc ?... Bon c'est pas si mal.
D+

Le bucher des vanités. De Palma. 1990.
Contrairement à certains films qui s'écroulent au fur et à mesure, celui-ci, c'est un peu le contraire. La force du film, c'est ça moral, la fin... Totalement paradoxale, donc réaliste. L'innocent lynché est obligé de se fabriquer une preuve pour s'en sortir, le juge nous fait un beau speach bien naïf sur le pouvoir de la vérité et des lois, et le narrateur, la mouche à merde est devenu un beau papillon que tout le monde s'arrache. C'est ça la vie. Les justes ne sont jamais récompensés, ce sont les pourritures qui s'en sortent et nous sommes tous plus ou moins corrompus... Un jeu sur les apparences aussi : puisque tout le monde ment, on se découvre comme on dit dès qu'il y a des merdes ; et quand il y a des problèmes, c'est là que les masques tombent et qu'on sait à la fois qui on est et qui sont ceux qui vous accompagnent. Ça pourrait être du Lang ou du Molière.

Le problème, c'est que si le bouquin était certainement excellent. Il est certainement trop dense et trop profond, subtile pour deux heures de film. L'histoire englobe trop de thèmes, allant du racisme, à l'écueil des apparences, à l'injustice, au pouvoir, à la politique, aux médias, à la famille... Bref, c'est histoire sur la société new yorkaise, un pamphlet sur la société occidentale en général... Et De Palma, comme d'habitude (ou comme souvent) n'est pas à la hauteur. Il en fait une farce ridicule, il n'a pas le temps de développer tous les thèmes. Je n'ai pas lu le bouquin mais à mon avis, au lieu de la farce nihiliste, il aurait fallu en faire un drame ironique, sarcastique. En en faisant une farce, De Palma fait du ton sur ton, il manque de subtilité et toute la profondeur des évènements s'envolent en fumée.
C

Bien dommage.

Dementia 13, 1963
Première réalisation de Coppola, sous les ordres des Corman. Le scénario forcément est un peu bidon, mais c'est le genre qui veut ça ; Coppola aura l'occasion plus tard de montrer son talent d'écriture... Reste la mise en scène. Sans grand intérêt mais on reconnait déjà le talent pour la composition et le montage...
D-

Sans plus attendre, Rob Reiner 2007
Deux cancéreux font chambre commune. L'un est le riche propriétaire de l'hopital, l'autre un heureux grand père noir. Ils font copains copains et décident de suivre une liste de choses dont ils auraient envie de faire avant de mourir (tous les deux ayant moins d'un an à vivre). My namis is... Morgan Freeman et Jack Nicholson.
L'un est désagréable et quasi sans famille, l'autre tout le contraire... Et comme attendu le second va permettre au second de trouver la "joie", comme d'autre (comme lui) trouvent la Foi...
C'est bien niannian, Rob Reiner et les deux acteurs ont déjà fait mieux, c'est très convenu, sans surprise (y en a un qui meure à la fin, comme prévu^^). Mais faut pas cracher sur un peu d'émotion procurée à la fin, même si très politiquement correct (c'est pas bien d'être grincheux, les amis et la famille, c'est plus important que le pognon).
Parce que le film ne cherche rien d'autre qu'émouvoir ; il n'y a aucun malentendu là-dessus... C'est juste un bonbon à sucer et à jeter.
Un film construit pour ces deux acteurs, qui jouent depuis dix ans les mêmes personnages. Entendre Nicholson martyriser son homme à tout faire, c'est un véritable plaisir (même si on connait déjà la chanson).
D+

Romance inachevée, Antony Mann (L'histoire de Glen Miller)
La première partie est bien. On suit Miller dans son évolution vers le succès. C'est un type de récit classique : l'artiste fauché qui va peu à peu se faire sa place dans le monde. Son rapport avec sa femme est singulier, ça fait avancer le film. Mais une fois qu'ils arrivent au succès on quitte le récit traditionnel pour une simple hagiographie de Miller. L'histoire vraie de Glen Miller... sauf que je ne vois pas ce qu'il y a de particulièrement singulier dans cette histoire... Elle est tragique bien sûr, mais affreusement banale. Et pour une fois le titre français est bien vu et ne manque pas d'humour. Parce que certes il y a une romance inachevée, comme toujours quand un membre du couple disparait tragiquement, mais là, c'est le film qui est inachevé. Une demi heure sans intérêt où on suit la réussite de Miller, sans un brin de conflit, d'obstacle à l'avancée de sa gloire, et puis tout s'arrête d'un coup dans un accident d'avion qui n'est qu'évoqué. On ne prend même pas la peine de mettre en scène son "aventure" durant la guerre, parce qu'il n'y a rien à raconter. Le seul fait d'arme, du "commandant Miller", c'est d'avoir osé jouer sa musique durant un défilé de troupe (hou lala ! quelle audace ! quelle impertinence !)... Et là même pas de problème pour le personnage, puisque le général a aimé. C'est un peu comme si on racontait ce qui se passe après le "et ils se marièrent et eurent tout plein de mioches"... aucun intérêt.

Heureusement qu'il y a cette première partie avec notamment une apparition de Louis Armstrong et la présence de June Allyson (déjà charmante dans les Quatres filles du Docteur March). Une manière de prouver une fois encore que derrière chaque "grand homme" il y a souvent une femme pour montrer la voie (c'est souvent valable pour les hommes politiques - cf la femme de John Adams pour citer un exemple qui me vienne à l'esprit - mais souvent aussi pour les artistes).

Ce film était peut-être une manière de remercier Miller qui a beaucoup contribué à la musique d'une époque (la bonne vieille musique de papa, qui paraissait si insolente, si hot à l'époque), au cinéma, mais le film ne mérite pas tous les honneurs qu'il a eu à l'époque. C'est un demi film, un film inachevé, raté.
D


Et je reparle de John Adams, "série" de HBO. En fait un long film de dix heures sur la naissance de la nation américaine. Pour ceux qui s'intéresse à cette Histoire, c'est absolument à voir (sauf si on sait déjà tout).

Le premier épisode commence quand l'avocat John Adams défend des militaires anglais accusés d'avoir tiré sur la foule.. Il s'efforce de démontré qu'ils y ont été forcé par des indépendantistes... Après cette histoire, l'un de ses amis lui dit que grâce à cette affaire (qui montre son intégrité) il ferait le candidat parfait pour représenter Boston au congrès secret qui se réunie à Philly... Adams n'est pas chaud pour la politique parce que ce n'est pas un grand orateur et qu'après cette histoire il ne s'est pas fait que des amis (sauf au près du roi d'Angleterre qui lui propose un poste^^). Il décide finalement de se lier aux Patriots.

Le second épisodes (le plus passionnant sans doute) est presque entièrement dédié à ce congrès (le film narre aussi la vie plus personnel du futur président, en montrant comme je l'ai dit plus haut, l'importance qu'avait sa femme dans ses choix, sur son talent...).En est au début de cette guerre qui n'a pas encore de nom et dont on ne verra que peu d'image (tout se passe dans les salles de réunion). Et là c'est absolument passionnant parce qu'on voit les divergences entre ceux qui désirent simplement montrer leur désaccord avec les taxes imposées sur les Colonies (entre autres) et ceux comme Adams qui comprennent qu'il n'y a plus la place pour la négociation et qu'il est temps de proclamer son indépendance. Et là tout ce joue un jeu subtile non seulement où il faut arriver à convaincre les représentants des autres colonies, mais aussi déterminer quand sera la meilleure période pour déclarer cette indépance.

On découvre alors les personnages récurrents de la série (et de l'Histoire) : Franklin, qui a l'expérience de la politique à Londres et qui prodigue des conseils à Adams ; Jefferson, l'âme de la révolution, l'idéaliste et le poète ; le général Washington, représentant peu bavard de Virginie et surtout une gloire militaire, et que Franklin et Adams choisissent pour diriger l'armée des Patriots uniquement parce qu'il a beaucoup de prestance (il est immense... ça tue le mythe^^). Et certains autres.

Adams arrive enfin à persuader tout le monde qu'il faille une déclaration d'indépendance. Et une fois qu'il l'a, il demande à celui qui semble le plus doué pour une telle tâche de s'exécuter : Jefferson. C'est là que Jefferson en fait plus qu'une déclaration d'indépendance mais un texte sur l'égalité des hommes etc. (un texte qui s'inscrit dans la continuité de la "philosophie des lumière", notamment Montesquieu, et qui influencera par exemple la déclaration des droits de l'homme...). Seulement, c'est un peu trop osé pour Franklin et celui-ci décide d'y enlever les passages traitant de l'esclavage pour ne pas froisser les états du Sud... Dont est originaire pourtant Jefferson... Quand on sait qu'ils auraient pu là éviter une future guerre civile qui viendra un peu moins d'un siècle plus tard^^

Dans l'épisode 3, John Adams se rend à contre cœur en France pour y demander l'aide du Roi ; sa femme insiste pour qu'il ne parte au moins pas seul : il embarque avec son fils (lui aussi futur président).
Il découvre la vie de la cour à Versailles. Alors que Franklin, lui, est tout à fait à l'aise au milieu des orgies et des dorures, Adams se demande un peu se qu'il fout là et n'a pas la diplomatie de son ami pour arriver à ses fins. Il passe même pour un imbécile devant le roi de France, un extraterrestre, parce qu'il ne parle pas français (les Français sont présentés comme les Américains d'aujourd'hui : ils sont le centre du monde, l'Amérique est toute petite, et la langue de la diplomatie ─ et le restera jusqu'à la seconde guerre mondiale ─ est le français). Adams n'appréciant pas d'être traité comme un provincial et de devoir sucer la queue de sa majesté de france, il rejoint le Royaume de Hollande, également ennemi de l'Angletterre, mais il y tombe malade. Il devra envoyer son fils accompagné un autre émissaire américain à Saint-Petersbourg pour rencontrer la Grande Catherine... parce qu'on y parle le Français et que le petit Adamas a eu le temps de l'apprendre à Paris.
Dans cette épisode, la cour française est vraiment montrée comme un truc complètement à côté de la plaque. Le contexte est sans doute bien retraduit, parce qu'on comprend bien qu'une telle société ne pas pas durer...

Dans l'épisode suivant, Adams toujours à Paris fait venir sa femme (à vue de nez, il est déjà partie depuis quatre ou cinq ans ! ─ un autre temps... on est loin du Concorde^^). Jefferson aussi le rejoint. Les Adams (leur enfants sont restés aux Etats-Unis, ils sont grand maintenant^^) profitent des manoirs français, des opéras, des jardins... la vie parisienne quoi... Jusqu'à ce Adams reçoive une lettre lui demandant d'aller en Angleterre, pour être le premier ambassadeur à la cour du roi. Juste avant ça, il y a une scène assez hallucinante ou trois des grands hommes qui sont à l'origine de la Déclaration d'indépendance (Franklin, Jefferson et Adams) se retrouvent coincés dans des jardins à Paris alors qu'on est en train de rédiger la Constitution aux Etats-unis icon_eek.gif
Adams part donc pour l'Angleterre et la scène avec le Roi George III est est un vrai régal. D'un côté l'Américain qui rechigne à faire les courbettes d'usage et de l'autre le souverain qui tire la tronche face à bonhomme qui a décidé en somme de ne plus être son copain^^.

Mais très vite (enfin dans le récit, il a dû y rester un sacré temps tout de même), les Adams se lassent de Londres où ils ne sont pas les bienvenues (ils sont loins les palais français...). Et Adams demande à ce qu'il soit remplacé. Ce qui sera finalement accepté. Et à sa grande surprise, il est accueillie comme un héros à son retour. Il retrouve également ses enfants, qu'il n'avait pas vu depuis... bien dix, quinze ans ! c'est à peine s'il les reconnait.

Il arrive juste à temps en fait pour les premières élections (ah ah peut-être que Londres c'était pas si mal que ça^^). Il se présente et est battu par... Washington, le grand gaillard, qui est incapable d'alligner deux mots. Son investiture est presque comique : personne ne l'entend (grande carcasse, petite voix, petite quéquette^^). Adams devient lui vice président.

Episode 5 : Là on entre dans la politique. Je n'avais pas de sous-titres, donc je n'ai pas tout compris icon_confused.gif ... Bref, en gros, il y a lutte de pouvoir entre tous ces bonshommes. Washington veut affirmer et assumer ses idées, Adams est frustré de son rôle (nul) de vice président, Jefferson vante les mérite de la révolution française, pour lui c'est dans l'ordre des choses (c'est un idéaliste). On apprend même que c'est lui est à l'origine de la Déclaration des droits de l'homme... (mais oui mais oui !). Et tout le monde se bagarre pour la position à adopter face à cette révolution qui les embarrasse au plus au point. il y a un risque d'expansion dans toute l'Europe et la guerre avec l'Angleterre risque de s'intensifier. Or, les Français ont aidé les Américains dans leur indépendance, donc ils devraient tout naturellement les aider en cas de souci. Seulement, les Américains ne peuvent s'engager... et Washington (qui en place avait combattu les français dans sa jeunesse, donc c'est pas ses copains^^) décide contre l'avis du peuple (très pro français ─ c'est un peu le monde à l'envers aujourd'hui), contre l'avis de Jefferson, de signer un traité de non agression (ou un truc comme ça ─ je suis pas historien hein^^) avec l'Angleterre. Une excuse toute trouvée pour le premier président : "Hé oh, on a passé un accord avec Louis XVI, pas avec la République... et vous lui avez coupez la tête !"^^ Bref, le joli coup de pute^^.

Le double mandat de Washington s'achève et un peu à la surprise générale (alors qu'entre temps on a appris aussi que la première élection avait été bidouillée^^ ─ c'est donc une vieille habitude), Adams se fait élire Président. Jefferson jouera les inutilités au poste de vice président.

Episodes 6 : après des agressions de certains vaisseaux français dans les caraïbes (donc le fait qu'on ait jamais été en guerre, c'est du flanc^^, pas de guerre déclarée, mais des bateaux coulés de part et d'autre : "hé je croyais que t'étais mon copain, mais tu t'es bien défilé quand j'ai eu besoin de toi ! Tiens prends ça dans la gueule ! ─ E4, touché coulé !^^"), les Américains se voient dans l'obligation de se créer une armée sur les cendres de l'ancienne armée continentale. On désigne Washington pour la forme mais en réalité c'est son second, le premier faucon déjà on pourrait dire, parce que l'ancien président est HS... Ce second (désolé j'ai oublié le nom) se plait à jouer au petit soldat d'abord en s'amusant en crée la garde robe de son armée ("des jolies rayures jaunes sur le côtés, ça ferait classe ! pas vrai Monsieur le Président ?!"^^) mais surtout le bonhomme semble être un peu trop belliqueux au gout de Adams... Faut dire qu'il voulait s'emparer de la Floride, de la Louisiane et de la Californie. Et là Adamas qui sort la phrase de Chirac : "il n'y a pas de guerre propre... la guerre est toujours la plus mauvaise des solutions" (ou un truc dans le genre).

Pendant ce temps Adams rejoint la nouvelle capitale (un peu à l'image de la Chine médiévale, un nouvel empire crée une ville nouvelle... c'est ce que devrait faire Sarko^^)... Washington. Et là, c'est très symbolique encore, parce que la Maison blanche est à peine achevée, elle est perdue au milieu d'un immense champ de boue, au milieu de nul part, et elle est battie par des esclaves noirs... Finalement Adams perd la nouvelle élection et Jefferson s'installe à la Maison Blanche ("non non pas la peine de t'essuyer les pieds partout Thomas... C'est aussi propre à l'intérieur qu'à l'extérieur... c'est pas encore vraiment le palais des glaces").

Le dernier épisodes est presque exclusivement dédié au rapport avec sa famille, sa vieillesse (il s'était un peu brouillé avec son grand copain Jefferson à cause de cette histoire d'accord avec l'Angleterre, ils renouent contact et finiront tous les deux par mourir le même jour... l'ironie, le 4 juillet, cinquante ans après leur déclaration d'indépendance).

Je ne rentre pas dans les détails des affaires familiales. Si certains sont intéressés par la "série" ils auront au moins la surprise là dessus (parce que c'est tout de même très présent durant les 7 épisodes et très bien fait). Mais cet épisode est au moins intéressant pour voir tout le chemin parcouru depuis la déclaration d'indépendance, mesurer l'incroyable histoire d'une nation naissance, des hommes décidant eux-mêmes de ce que sera fait leur pays, la création des lois, des relations extérieures, les petits conflits internes... et donc de voir tout ça grandir. C'est tout de même passionnant ! J'ai bien envie de me le revoir, si j'arrive à trouver des sous-titres français, pour comprendre tout ce que j'ai pas compris, certaines subtilités... En tout cas, je le conseille à tous ceux qui s'intéresse à l'Amérique. Après avoir vu cette série, on ne peut que l'aimer un peu plus encore (et accessoirement on apprend aussi pas mal de truc sur la France de l'époque).

(Bon, ça fait pas mal de kilomètres de mots... mais si ça ennuie certains de me lire ─ surtout que j'ai pas envie de me relire^^ ─ moi ça m'a permit de me remémorer l'une des meilleures séries que j'ai vue... même l'un des meilleurs films historiques tout court... ─ J'aimerais bien voir un tel truc en France basé sur la bibliographie d'Alain Decaux sur Victor Hugo... ça m'avait transporté ce truc aussi)
_________________



Message02 Juin 2008 1:31
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
samacom

M.V.P
 

Rank: M.V.P

Messages: 1953

Sujet du message:
Répondre en citant
Après mon rationnement de film d'Alfred Hitchcock, il me semblait bon de venir y en parler.

Je commencerais par un des plus célèbres, "La mort aux trousses".

"Roger Thornhill (Cary Grant), publicitaire arrogant mène une vie rangée jusqu'au jour où il est enlevé par des brigands le prenant pour un certain George Kaplan, s'en suit alors une poursuite à travers les Etas-Unis où chaque personnage est tour à tour le chasseur et la proie.

Cary Grant joue à merveille cet homme à la recherche de la vérité et qui au fil du film, s'imprégne totalement de la personne pour qui on le prend. Les quiproquos alimentent une bonne partie du film. Malgrè l'intrigue haletante, Hitchcock y met une touche d'humour et de romantisme. Cary Grant succombe à la charmante et mystérieuse Eva Marie Grant. Cette derniére devient vite sa priorité, quand Cary Grant apprend enfin que le Kaplan en question n'existe pas.

Si la scéne ou Cary Grant est poursuivi par une avion reste sans doute comme l'une des scénes d'action les plus connues, celle qui cloture le film m'a un peu déçu. J'ai trouvé un peu "gros" que Cary Grant, mocassin & costume, et Eva Marie Grant en tailleur, décident de descendre le Mont Rushmore comme si ils descendaient de la colline du coin. Le décor est certe beau, mais je m'attendais vraiment à une autre parade d'Hitchcock pour clôturer ce magnifique film.
_________________



Message02 Juin 2008 9:31
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé MSN Messenger
thomyorke37

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 5114

Sujet du message:
Répondre en citant
J'espère qu'on pourra voir prochainement en France cette série sur l'histoire des débuts des Etats-Unis. En tant que passionné par l'Histoire, et notamment de l'histoire US, ça m'intéresse évidemment beaucoup.


LE PROGRAMME POUR CE SOIR:
- Arte, 21H, "Cookie's fortune" de Robert Altman avec Glenn Close, Julianne Moore, Liv Tyler. Pas vu. Vous me le conseillez?

-M6, 20H50, "Armageddon" de Michael Bay avec Bruce Willis, Billy Bob Thornton, Ben Affleck et encore Liv Tyler. Déjà vu et pas envie de revoir les Etats-Unis sauver l'humanité.

-tvbreizh, 20H45, "La traversée de Paris" de Claude Autant-Lara avec Bourvil, Gabin et de Funès. Déjà vu et j'adore. C'est synique, insolant, provoquant à l'instar de la fameuse réplique de Gabin "salaud de pauvres!". A l'image du film, qui se déroule la nuit, on y voit les travers sombres de la france occupée. Culte!
_________________


Message02 Juin 2008 18:46
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
thomyorke37 a écrit:
J'espère qu'on pourra voir prochainement en France cette série sur l'histoire des débuts des Etats-Unis. En tant que passionné par l'Histoire, et notamment de l'histoire US, ça m'intéresse évidemment beaucoup.



Tu peux pas demander à ta tante d'aller... le chercher à la vidéothèque du coin, John Adams ?

Pour le Altman, c'est sympa, mais rien de plus. Ça passe le temps.

Sur Histoire, il y a la Déchirure. J'adore ce film^^.
_________________



Message02 Juin 2008 19:57
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
thomyorke37

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 5114

Sujet du message:
Répondre en citant
A la vidéodèthèque tu crois que ma tante trouvera les sous-titres en français?
_________________


Message02 Juin 2008 20:00
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
Si les trouve je te fais signe. J'ai envie de le revoir en VOST.
_________________



Message02 Juin 2008 20:50
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
thomyorke37

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 5114

Sujet du message:
Répondre en citant
Je me suis fait "Cookie's fortune". Tu avais très bien résumé: "sympa, mais rien de plus. Ça passe le temps."

J'aime bien cette atmosphère qu'on retrouve sur les films parlant du Sud des States. Ca faisait penser à "Midi dans le jardin du bien et du mal" ou à "O'Brother". Tout y est, le blues bien sûr et aussi la chaleur qui induit du coup un rythme lent. Par contre vers la fin ça dérape un peu et on commence à trouver ça long (pas la 1ère fois que j'ai ce sentiment avec Altman).

Ma note: 10/20. Pas plus car je sais que je n'aurais pas l'envie de le revoir. Mais la moyenne quand même parce que c'était assez agréable de suivre tous ces portraits bien singuliers et tous drôles.
_________________


Message02 Juin 2008 23:26
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Kiskay

NBA Champion
 

Rank: NBA Champion

Messages: 2490

Sujet du message:
Répondre en citant
Pour ma part je viens de voir "Little Miss Sunshine" en version original (et pour la première fois)... Cela va ravir jordan icon_lol.gif . Au départ, j'ai trouvé le déroulement du début de l'histoire un peu long (présentation de la famille) mais après, on se laisse facilement entraîner par les péripéties de la famille Hoover.

Un film qui m'a bien fait rire !

Bon... Prochain film à voir que je viens d'acquérir : "Volver" réalisé par mister Almodovar.
_________________


Palmy For Ever, c'est le Thai, BiGBeN, Kiskay et Amaru !!!!!!!!!!
Message03 Juin 2008 3:00
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
thomyorke37

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 5114

Sujet du message:
Répondre en citant
LE PROGRAMME POUR CE SOIR:
Bien sûr il y a le dernier match de préparation pour les Bleus et la demi-finale retour de ProA Asvel-Nancy. Mais en cas de besoin de paix dans le couple, il y a aussi:

- France3, "8 Femmes" de François Ozon avec Deneuve, Huppert, Béart, Ardant, ... Les 8 actrices sont splendides et nous amusent dans ce film assez kitsch qui se fout bien d'être réaliste. On est juste là pour s'amuser et ça fonctionne plutôt.

- Direct8, "l'Affaire Dreyfus", les 2 parties du téléfilm d'Yves Boisset avec Thierry Frémont.

- Virgin17, "Ghost Dog" de Jim Jarmusch avec Forrest Whitaker. On a déjà beaucoup parlé de ce film sur le forum. Comme beaucoup ici j'adore. Je l'avais vu au ciné poussé par des amis. J'étais vraiment pas chaud mais je n'ai pas regretté de m'être forcé. Franchement splendide, s'il y a un film à voir ce soir c'est bien lui.

- Paris 1ère, "La firme" de Sydney Pollack avec Tom Cruise et Gene Hackman. Hommage à Pollack qui vient de mourir. C'est pas son meilleur mais c'est très efficace. Les acteurs sont excellents, le scénario bien fichu, plein de rebondissements. Ca le fait.

Pour ceux qui ont les chaines ciné:
"L'ivresse du pouvoir" sur Ciné culte et "Fenêtre sur cour" sur TCM.
_________________


Message03 Juin 2008 10:02
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
bandini

M.V.P
 

Rank: M.V.P

Messages: 1147

Sujet du message:
Répondre en citant
Samac' : Moi c'est ce dépaysement total que j'ai adoré dans ce Hitchcock. Dès la première minute, on est lancé dans une de ces histoires ! Ca ne s'arrête jamais ! Certains voient dans ce film comme le premier film d'action réalisé. Sans me convaincre mais ça se tient. Et qu'est ce qu'elle est red hot la blonde ! Ouh ! Et puis ce dernier plan du train qui fonce tout droit dans le tunnel, si c'est pas phallique ça^^.


Il Bidone (Fellini) 1955

Chef d'oeuvre. Fellini s'en va à Hollywood. Enfin c'est tout comme... Même la BO de Nino Rota crie Hollywood en proposant quelques thèmes d'orchestres big bands de la grande époque d'Harlem.

L'histoire de 3 gangsters volant aux pauvres pour tenter d'être riche. Si c'est pas la loose tout ça^^. Parce que faut être sacrément cynique, enculé, sans scrupule pour arnaquer de si pauvres gens en se faisant passer pour des émissaires du Vatican^^. Mais le crime ne paie pas ou plutôt se paye et nos personnages s'en apercevront à leurs dépens.

L'un est un peintre raté apeuré à l'idée que sa femme et sa fille puissent le quitter, l'autre est un bellâtre rital qui veut nous faire croire qu'il se lancera dans une carrière de crooner ("j'ai acheté 15 disques de Johnny Ray"). Et le plus vieux n'a jamais eu le courage d'abandonner son racket. Comme un symbole, c'est le plus vieux de la bande qui se sera fait croquer. Le mal l'a dévoré plus que les autres.

Et un véritable tour de force de Fellini avec la scène de la soirée de Nouvel An. Tous ces personnages brassés... et pourtant c'est très clair, très direct alors que cela aurait pu être un bordel pas possible... On y décèle toutes les angoisses de nos héros (le vieux qui finit tout seul sur les coups de minuit), comment ils se situent face à leur boss...

Les grandes Manoeuvres de René Clair 1955. Beaucoup plu, je me suis bien poilé. C'est du badinage ou presque... comme on en fait trop peu au cinéma alors que ça s'y prête si bien.
_________________

Message03 Juin 2008 10:33
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
Héhé, en voilà un qui prend de l'avance...^^

Cyrano de Bergerac.Rappeneau.1990.

L'occasion de revoir ce film qui ne m'avait pas convaincu la première fois que je l'avais vu... Ça reste Cyrano mais tout autant Cyrano que cela puisse être, ça n'en reste pas moins une pièce immontable en film comme sur scène. Pour moi, c'est de la littérature. D'ailleurs, Rostand au début n'avait pas comme ambition de la faire monter il me semble. C'est une pièce à prétexte. Le canevas est ce qu'il est : grossier ; les personnages sont ce qu'ils sont : Cyrano est une péninsule et tout le reste n'est que poussière (il est au centre de tout, or ce qui importe dans une histoire, ce sont les rapports entre les personnages ; si on ne peut rien pour Christian, qui est le jeune premier bateau, Roxane, dont il est dit qu'elle est intelligente n'a jamais le temps de le montrer...). Reste une première partie excellente, mémorable, mais là suite, qu'on soit au théâtre, au cinéma ou qu'on la lise, c'est parfaitement ennuyeux. Il faut attendre la fin pour trouver un peu d'humanité dans cette pièce.

Quand à la mise en scène, je la trouve sans rythme, sans poésie. Rappeneau délaisse tout à son compositeur, or c'est à lui de faire la mise en scène, à accentuer en moment d'émotion, d'action... Il est lui-même comme spectateur de ce qu'il monte, il laisse faire. Reste qu'il est difficile de trouver le ton juste dans une pièce qui mélange autant les genres. Mais le mélange des genres est une tradition anglo-saxonne. Cette pièce est un ovni dans le contexte théâtral de l'époque, comme le Cid l'avait été également. C'est peut-être des chefs-d'œuvre, mais on est paradoxalement pas les mieux armés pour les mettre en scène.

Si une adaptation est possible, je ne sais pas ce qui pourrait en faire un chef d'œuvre. Je suis sans doute plus dur au jugement avec ce film qu'avec un autre parce que j'ai baigné dedans (le théâtre) très petit et que je n'ai peut-être pas autant d'exigence avec des films qui m'échappent un peu plus. Mais tant pis. Après tout, on est toujours les moins bien placé pour juger de qui on est, et ce film est un film bien français ; c'est plus simple de juger et de s'émerveiller de ce qui se fait ailleurs, parce qu'on n'y voit sans doute pas un certain nombre de défauts.

Et quitte à faire une adaptation, je pense que l'idée de couper voir d'ajouter des vers est une mauvaise idée. Il n'aurait pas été plus sacrilège d'écrire des bribes en prose pour donner plus de vie à certaines scènes. Là, dans les scènes de bataille par exemple, tout le monde a le gosier fermé et on ne peut pas croire à un truc pareil ; dans ce genre de séquence, traditionnellement, les personnages parlent, hurlent, souvent des phrases qui sont loin des vers. Et la pièce est tellement baroque, que cela n'aurait pas été un scandale. D'ailleurs, ce qui fait la réussite des pièces de Shakespeare au cinéma, c'est que souvent lui-même mélangeait scènes en vers et scènes en prose ; il n'avait pas peur de rajouter des mots pour le vent, pour remplir : Shakespeare, ce n'est pas que de la littérature, des beaux mots, il y a malgré tout un réalisme incroyable justement du fait de cet adaptabilité du langage.

Il y a finalement très peu d'adaptations de pièce (post-moderne) qui m'ait convaincu. Le plus souvent des pièces de Shakespeare, par Zeffirelli, Welles ou par Olivier. Shakespeare, pour, moi, c'est déjà du cinéma, Rostand surtout quand c'est mal joué (et c'est souvent trop dur à jouer) c'est de la littérature ─ au même titre que Feydeau par exemple.

Et puis en passant, il faut lire une pièce du vraie Cyrano de Bergerac, la Mort d'Agrippine, je me souviens l'avoir vu et lu il y a une quinzaine d'année, et ça aussi ça valait le coup d'œil. Le théâtre « classique » ne se résume pas qu'à Racine, Molière ou Corneille (d'ailleurs on pourrait discuter si ces deux derniers sont vraiment des classiques...).

Un dernier mot sur les acteurs. Depardieu est exactement l'acteur qu'il fallait pour cette pièce filmée et injouable ; je me rappelle avoir vu Belmondo au théâtre, et on ne peut pas trouver mieux pour ce rôle que ces deux-là. A côté Vincent Perez est excellent dans un rôle ingrat, vraiment pas facile à jouer, mais lui c'est encore plus convaincant que Depardieu, parce que c'est à la fois un acteur de théâtre (et un très bon) et de cinéma ; après il faut aimer l'acteur, mais c'est une autre histoire... Anne Brochet est belle à tomber, mais se laisse emporter dans les tunnels et quand on pense qu'en France (comme ailleurs d'ailleurs) les filles ont plus de talent que les garçons dans ce domaine, ils auraient pu trouver une autre jolie fille mais avec bien plus de talent (même inconnue) ─ même si on aurait pu craindre un choix encore plus mauvais que la Brochet... Et Weber est nul (son rôle est plus que difficile, mais pas seulement).

Au même titre que De Palma ne peut pas être considéré comme l'auteur du Buché des vanités (et de pal mal d'autres^^), Rappeneau ne peut pas être considéré comme l'auteur de ce Cyrano. Il ne se l'approprie pas assez. L'auteur, le maître d'un film, reste malgré tout le réalisateur, pas celui qui en écrit le scénario. D'où l'extrême difficulté de se lancer dans une adaptation.

C+
_________________



Message03 Juin 2008 23:15
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Limguela

Hall Of Famer
 

Rank: Hall Of Famer

Messages: 7091

Sujet du message:
Répondre en citant
Les Arnaqueurs, Stephen Frears.1990.

Pas étonnant que je me rappelle que très peu de ce film. Il y a tout ce qui me laisse froid au cinéma. Les histoires de fric, la cupidité... des personnages seuls qui n'ont besoin d'aucune aide, des parasites qui pour survivre sont capable de tuer leur mère... Le fric doit représenter autre chose que ce qu'il représente, parce que le fric à lui seul, ce n'est rien.

En fait, je me rappelais juste qu'il y avait un final très intéressant. Et c'est bien ce qui sauve le film pour moi. Tout d'un coup, on a affaire à une scène totalement improbable, en dehors de toutes les règles, on peut dire originale.

La mère vient piquer l'argent que cache son fils chez lui. Déjà ça, on oublie le fric et on s'imagine qu'elle peut tout aussi bien venir y chercher quelque chose d'autres... ça nous ramène à un vécu, à une crainte forte. La mère qui viole l'intimité de son fils. L'idée d'inceste apparaît.

Puis, le fils la surprend dans sa sale besogne. Elle fouille, elle fouille... c'est les préliminaire... On en rajoute une couche, l'argent pour une fois n'est plus que prétexte, non plus moteur, une relation forte s'installe entre les personnages, une relation incestueuse où l'argent devient le symbole de leur désir refoulé, et qui apparait là parce que c'est le seul moyen de survie de la mère... qui en est réduit presque à la prostitution incestueuse. Là, on retourne les rôles, c'est le gamin qui à la fois surprend sa mère en plein vice, dur de s'apercevoir que sa mère n'est pas parfaite. Elle n'est plus une arnaqueuse, elle devient voleuse-violeuse ─ c'est tomber bien bas pour un arnaqueur. Et à la fois... il surprend sa mère en plein acte de masturbation ! (elle est bien seule...) On retourne les rôles (si l'idée de la masturbation est trop audacieux, on pourra toujours dire qu'elle a fait une bêtise et qu'elle risque de se faire gronder pas son « papa »^^, ou pire que par son non dénie du vol, elle assume son désir d'inceste, ou son devoir d'inceste ─ pour survivre...) : si le fils devient celui qui surprend sa mère dans un acte interdit, alors il devient le père et s'il devient le père... Le vice continue, l'inceste est toujours là suggéré. On se rapproche de quelque chose...

On joue alors un jeu dangereux entre la mère et le fils. Pour s'en tirer, pour survivre, la mère joue la carte de la filiation (elle a donné la vie à son fils qui donc lui doit bien ça) ; le fils lui joue déjà le rôle paternaliste de celui qui demande à sa mère de devenir raisonnable, d'arrêter les arnaques. Ici, le fric est toujours prétexte, mais il devient de plus en plus symbolique : elle le veut, lui ne veut pas lui donner. Elle le veut !!! ─ Qui ?! le fric ou le fils ? ou les deux ?... Autrement dit, si la mère veut son fric, c'est lui qu'elle veut, tandis que lui refuse de le donner et de se donner.

Le fils résiste (il n'est pas en position de faiblesse, donc peut encore maîtriser ses fantasmes de petit garçon). Alors, la mère n'a pour survivre qu'une seule alternative, devenir encore plus directe. Vient donc la "proposition indécente"... ─ "Tiens, mais la pillule passera mieux si je lui dis que je ne suis pas sa mère"...

On ne peut pas rêver une scène plus tordue, plus fascinante, plus complexe. Le fils et la mère n'ont pas le père pour se mettre entre eux, ils ne peuvent faire appel qu'à leur raison. Et dans ce cas, la raison vient du fils, puisqu'on a inverser les rôles et qu'il n'est pas dos au mur. C'est donc le fils tout naturellement qui se refuse à sa mère (alors que tout le contraire était suggéré dans les scènes précédentes ─ quoi que dès leur première scène, c'est bien la mère qui vient embrasser son petit sur le bouche). Et comme une bonne histoire ne peut pas rester sur un final raisonnable (et qu'on ne peut pas tout de même laisser un inceste se développer... merci la bienséance...) la seule porte de sortie, c'est l'infanticide. Et c'est la folie qui gagne.

Finale admirable donc, fascinant, troublant, qui pour moi sauve tout le film. Mais pour le reste... C'est profondément ennuyeux. Les histoires de fric ça n'a jamais fait avancer une histoire... alors que les histoires de cul, de pouvoir, oui. Reste que l'intention d'un film, elle n'apparait qu'à la fin. Un très bon film qui a une fin à chier est un film, finalement à chier ; tandis qu'un film moyen qui termine en apothéose... mérite un petit + : C+ ^^
_________________



Message05 Juin 2008 1:12
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web du posteur MSN Messenger
Cousin Hub'

M.V.P