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De rien^^
Oui, je suis d'accord Cluzet, c'est un acteur exceptionnel, et qui l'a toujours été, contrairement à un type comme Depardieu qui a commencé très mauvais, est devenu un génie et puis est devenu fainéant à mesure qu'il claquait trois cents films par an. Mais un des problèmes aussi des acteurs français, c'est aussi que c'est des acteurs à la Delon, des acteurs incapable de composer des personnages, Cluzet ne manque pas à cette règle, mais bon à quoi bon composer un personnage quand on joue très bien à chaque fois le français moyen...
Je viens de voir American Gangster. Très bof. Scott a fait son film de gangster, ça y est il est content. Le film nagigue toujours dans un même rythme : pas de points forts, pas de points faibles, tout est au même niveau avec des scènes sans grand intérêt. Ça manque de grandeur, d'épopée, c'est super sage, paresseux. Le scénario a un énorme défaut au départ, il ne présente pas bien le et les personnages, cette intro est vraiment très mal fichue et puis tout au long du film on a droit à des clichés de scènes, des trucs vue mille fois sans apporter réellement quelque chose de nouveau. Et comme l'intro est totalement bidon (pas d'enjeu bien défini, on ne c'est pas ce qu'on regarde, ça va dans tous les sens sans vraiment savoir où ça va) que ça se cherche pendant tout le film. Il y a des moments intéressants, on ne voit pas non plus les deux heures trente du film parce que vers le milieu, le scénario est bien meilleur. Encore une bonne fausse idée de départ : faire un film sur le premier chef mafieux noir, à première vue, c'est pas mal, c'est bien pour la pub et on est sûr de gagner déjà tout un public pas trop difficile (c'est sûr que ce film passe pour un chef d'oeuvre à côté des merdes que doit voir la racaille...), mais quand il n'y a rien derrière, quand on s'appuie juste sur des anecdotes "étonnantes" (comme ce truc où le flic qui a trouvé un million de dollars est allé le rapporter au commissariat au lieu de le garder pour lui...), bah, ça sert à rien de faire un film, ou sinon on trahi l'histoire et on essaye d'en faire un truc plus épique, moins sage. Tout aussi inutile que la Chute du faucon noir... Scott veut faire comme Kubrick en testant un peu tous les genres, mais ce serait sans mieux s'il cehrchait à faire du Ridley Scott avant tout, c'est à dire s'il se concentrait sur la mise en scène. Là, ce serait peut-être mieux (quoi que le scénario est bien bien vide et mal fichu) si la mise en scène n'était pas aussi pépère... Allez au placard Ridley, Fincher t'a piqué tout ton talent.
Troisième volet de Startrek.^^
Je me fends la gueule. Un peu moins ridicule que le second, un scénario là aussi édifiant. Parfois de belles images (c'est pour ça que je le regarde pour être franc) et heureusement qu'on a des acteurs excellents. Cette série (et donc les films) ils valent vraiment par le talent des acteurs. Des acteurs de théâtre, ça se voit tout de suite, capable d'être à l'aise dans une mise en scène et surtout un scénario totalement hiératiques, capable de ne pas être ridicule en sortant des phrases d'une connerie intersidérale. Pas sûr qu'avec des acteurs bidons comme on devrait en trouver normalement dans des trucs comme ça, que Star trek ait eu autant de succès. D'ailleurs on voit la différence avec pas mal de second rôle. Certes parfois, ils sont grimés d'une manière où il pourrait avoir tout le talent du monde qu'on ne verrait rien, mais c'est tout de même pas au niveau des acteurs initiaux présents sur la passerelle. Au premier rang duquel William Shatner, qui demeure malgré les daubes qu'il a tournée pour la TV un acteur excellent : la série lui a interdit de trouver d'autres rôles intéressants mais il suffit de le voir dans les Frères Karamasov pour comprendre que lui c'est du tout bon (un beau gâchi en somme, mais le théâtre a dû se régaler). _________________

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18 Fév 2008 1:21 |
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Après le Death Proof de Tarantino, j'attendais le 2ème film "Grind House" de Robert Rodriguez : Planet Terror.
Du bon n'importe quoi, bien distrayant ! Si vous avez aimé Une Nuit en Enfer, ça devrai le faire.
Au début du film, il y a une "preview" pour Machete, qui donne le ton :
http://www.dailymotion.com/video/x3df3r_machete
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19 Fév 2008 22:59 |
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Trop fort ça Le "padre" avec ses deux fusils à pompes  _________________
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19 Fév 2008 23:07 |
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Dans la nuit des Temps - Tsui Hark 1995
C'est la fête des Affinités en Chine (j'ai vérifié et ça n'existe pas^^ il n'y a que la fête chinoise des amoureux qui s'en approche), les chinois batifolent et nos deux héros font tous les rituels possibles et imaginables pour que leurs espoirs se concrétisent. Evidemment durant tous ces rituels de passage, ils vont avoir à faire à l'autre et se chamailler, je te pousse dans l'eau et tu me vomis à la gueule c'est sympa c'est l'Asie... les prémices d'une relation quoi.
Ce sont deux jeunes romantiques rêvant d'une romance et Tsui Hark va pas faire semblant ! Un garçon un peu pataud, tête en l'air et une fille garçon manqué (My Sassy Girl Powaaa!). C'est de nouveau le couple de "The Lovers" de ce même réalisateur et j'arrêterai de fumer fissa si, en échange, on me promettait de ressentir, comme une première fois, les émotions éprouvées à la vision de ce film. C'est la plus grande histoire d'amour du cinéma, The Lovers !
Tsui Hark n'a peur de rien ! Il peut faire monter comme de la chantilly une histoire d'amour rien qu'avec une ampoule et un poteau électrique ! Et c'est pas du bullshit, c'est vraiment ça ! Etranglé par le cable d'un poteau électrique par un caid, notre héros voit la possibilité de réapparaitre dans le monde réel grâce à l'électricité et demandera l'aide de la jeune fille pour éviter sa mort atroce - parce qu'il a aussi le pouvoir de retourner dans le passé^^-
Il y a de l'audace visuelle (ça m'a fait le même effet que Zu, les guerriers de la montagne magique) : les caractères d'exclamation, interrogation... apparaissant au dessus du personnage féminin, les passages déformés dans l'ampoule, leurs corps ne font plus qu'un ce qui donne des scènes quiproquo digne du théâtre.
Vraiment magnifique ce film, un gros coup de coeur aussi enlevé que "Le Festin Chinois" (encore tsui hark pour ceux qui n'auraient pas suivi).
Berlin Express de Jacques Tourneur 1948
Un film de guerre, d'espionnage avec des remontées de film noir. Tout le film tourne autour d'un certain dr bernhart, l'homme qui veut réunifier l'allemagne après la 2WW : les "patrioites" allemands nazis veulent l'en empêcher tandis qu'un petit groupe d'individus le protège.
Aspect documentaire (les ruines de Francfort qui rappelle la course poursuite et ses lumières fuyantes du "Third Man" de Carol Reed ave Orson Welles), enquête plutôt bien menée...
En plus, c'est de la RKO, un studio d'Hollywood un peu moins envahissant que la MGM ou la wWarner mais est arrive à sortir de rudements belles bobines. Les editions Montparnasse ont sorti tout leur catalogue à mini prix 10 euros. Il y a Bedlam fabuleux à la Freaks, du John Ford avec The Fugitive et Henry Fonda, Marx Bro, c'est un studio qui a déroule le tapis rouge à Katherine Hepburn et pleins d'autre trucs... _________________
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20 Fév 2008 23:48 |
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Tiens, c'est des films que j'ai pas vu ça... Hark, Tourneur, c'est dans ma liste...
Dans la semaine j'ai vu Je suis une légende (en passage à Bagdad où il est déjà sorti en vidéo). Il ne se passe pas grand chose, le film est trop court. La mise en scène est pas si mal, sobre, les images des synthèses c'est nouveau, mais pas plus mauvais que les figurants maquillés... Le chien joue très bien, dommage que Will Smith soit si mauvais. Il est tellement habitué d'en faire des caisses, que là, quand il ne faut rien faire, il en fait toujours trop et comme il est à chaque plan, il n'arrive pas à oublier la caméra, et ça se voit... J'ai pas lu le bouquin, mais ça pas grand intérêt, très peu évolution finalement, de flash back de merde où on apprend rien, des personnages secondaires qui arrivent trop tard et que la longueur du film rend totalement inutiles. J'aime bien l'atmosphère rendu par la mise en scène, mais soit il fallait rester là-dessus et laisser les créatures dans l'ombre, soit adopter des contrepoints ailleurs que dans ces scènes avec les créatures, qui sont vraiment bidons telles qu'elles nous sont montrées. Un manque d'intensité flagrant, moins dû à la mise en scène que par le manque de péripétie digne de ce nom. Bref, c'est trop mou ou pas assez, trop au milieu, trop consensuel, trop Will Smith.
Et pour être franc, je dois être stupide, mais j'ai rien compris au film^^.
Capote.
Le même film adapté d'un bouquin lui-même inspiré du roman de Capote sur une période particulière de sa vie, film dont j'ai oublié le nom mais dont j'ai déjà parlé ici et qui est sorti à la même période que celui-ci (étrange tout de même). Bref, pareil pas convaincu par la démarche de l'écrivain. Reste qu'il faudrait que je lise un de ses trucs parce qu'il devrait avoir une écriture qui devrait me plaire (un peu pompeux), et peut-être que par la rhétorique de ses mots, il me convaincrait qu'il y a autre chose à voir chez lui qu'un mec qui se sert des autres pour son art...
Votez McCay. Intéressant, une démonstration nihiliste que la politique n'est que spectacle, foutage de gueule, opportunisme, mensonge, stratégie. Le film préféré de Sarkozy peut-être.
Revu, J'ai le droit de vivre. Beau chef d'œuvre de Fritz Lang. Toujours le thème de l'injustice. Fin heureuse ? Ah bah non, manque de peau... Là aussi, un truc finalement nihiliste (la seule valeur sûre de ce monde).
Revu Blade Runner. Pour au moins la cinquantième fois, mais cette fois aux côtés d'une fille (!). Sacrilège de ma part : je n'arrêtais pas d'expliquer le film, en quoi c'était un film génial... (chose qu'on ne doit pas faire mais bon quand on me lance moi^^) je n'arrêtais pas de sauter de mon siège en criant des "Purée mais c'est trop bon !"^^ Et le plus étonnant, c'est que la fille comprenait tout ce que je lui disais !!! Digressions, bégaiements, néologismes ponctués de trois ou quatre galipettes d'extase, phrases sans véritables sens apparents, parfois totalement paradoxales ("shut ! là c'est une scène géniale^^"), spoileries en tout genre, exégèses de comptoir... toutes les limgeries y sont passées, rien n'y faisait, elle comprenait tout... Y aurait-il finalement des gens normaux sur terre ?^^ (Et le pire... c'est qu'en le revoyant, j'ai encore vu des détails que je n'avais jamais vu, compris grâce à elle... ─ ah la puissance des chefs d'œuvre ! capable de donner du sens à chaque revisionnage, une sorte de corne d'abondance en somme... Je vais m'acheter un lecteur dvd portable et je vais aller voir les clodos pour leur montrer des films, ils auront sans doute à leur tour des trucs à m'apprendre sur certains films^^... Après tout, Al Pacino s'était bien fait donner une leçon shakespearienne par un clodo dans son Looking for Richard... Surprenante humanité tout de même...) _________________

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25 Fév 2008 2:06 |
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| Limguela a écrit: |
| Revu Blade Runner. Pour au moins la cinquantième fois, mais cette fois aux côtés d'une fille (!) . Sacrilège de ma part : je n'arrêtais pas d'expliquer le film, en quoi c'était un film génial... (chose qu'on ne doit pas faire mais bon quand on me lance moi^^) je n'arrêtais pas de sauter de mon siège en criant des "Purée mais c'est trop bon !"^^ Et le plus étonnant, c'est que la fille comprenait tout ce que je lui disais !!! Digressions, bégaiements, néologismes ponctués de trois ou quatre galipettes d'extase, phrases sans véritables sens apparents, parfois totalement paradoxales ("shut ! là c'est une scène géniale^^"), spoileries en tout genre, exégèses de comptoir... toutes les limgeries y sont passées, rien n'y faisait, elle comprenait tout... Y aurait-il finalement des gens normaux sur terre ?^^ (Et le pire... c'est qu'en le revoyant, j'ai encore vu des détails que je n'avais jamais vu, compris grâce à elle... ─ |
C'est ce qui différencie des 49 fois où tu as regardé Blade Runner ?
As-tu fais "la cour" a la demoiselle ? As-tu récupéré son 06 ? As-Tu un autre rencart avec elle ? Je veux savoir !!!!
Bon sérieux, quand tu as revu le film t'étais toujours à Bagdad ? Et d'ailleurs qu'est-ce que tu fabriques là-bas ? Voyage d'affaires ?
Je pose trop de questions ! La curiosité est un vilain défaut !!! Pô bien Kiskay !!! Je retournes me coucher ! _________________
Palmy For Ever, c'est le Thai, BiGBeN, Kiskay et Amaru !!!!!!!!!! |
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25 Fév 2008 3:10 |
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**** edit du 26 février***
Je viens de voir Barfly, de Barbet Schroeder avec Mickey Rourke, Faye Donaway et Frank Stallone^^. Et j'ai beaucoup aimé. D'habitude je ne suis pas un fan de ce genre de film à oscar où les acteurs jouent des rôles bourrés à problème, super glauque, mais là il faut dire qu'il n'y a pas de ton sur ton. L'humour, l'ironie rehausse le tout. Encore et toujours un truc nihiliste... forcément avec des alcooliques... L'histoire est super simple, l'intrigue évolue doucement mais sûrement. Tout reste d'une grande simplicité et d'une grande simplitude. Ça ne cherche pas à faire un chef d'oeuvre. Pourtant il y a quelques moments d'anthologie, avec des scènes complètement barrées. Comme cette scène où le personnage de Faye feint la mort, celui de Rourke appelle une ambulance pour la énième fois en trois jours, les ambulanciers entrent et en voyant Rourke en caleçon, l'un d'eux lui sort : "vous changez jamais de caleçon ?!" Le mélange des genres, ça surprend !... L'autre ambulancier va voir la mourante et revient désabusé en disant qu'elle va bien mais qu'elle est raide bourée et grosse.. ils se cassent, et Faye bondit de son lit avec une pêche d'enfer et regarde Rourke avec des yeux outrés : "le salaud, il a dit que j'étais grosse !" Totalement décalé, pas loin du vaudeville et pourtant c'est un film au ton plutôt désabusé.
Les performances d'acteurs, elles sont ce qu'elles sont... Toujours compliqué d'être bons et crédibles quand on est sensé jouer des personnages sans cesse bourrés, difficile de jouer sans continuité théâtrale les différents stades du type bourré de manière réaliste... Le plus souvent, au cinéma, c'est pas compliqué à jouer, parce que ce sont souvent des personnages secondaires, montrés de manière furtive et stéréotypées. Mais quand on "passe la journée" avec Mickey Rourke et que le style du film se veut naturaliste, c'est inévitable, ils y a des enchainements un peu douteux. Un vrai calvaire pour un acteur de cinéma ainsi que pour la script girl... j'ai l'imression que Mickey Rourke et Franck Stallone se donnant parfois de vrais coups dans leurs batailles derrière le bar qu'ils avaient des blessures réelles au visage et aux mains et du coup, du fait de la non continuité de la réalisation de scènes, on pouvait se retrouver avec des blessures qui disparaissaient puis réapparaissaient d'une scène à l'autre... Ah les acteurs, ils veulent tout faire pour de vrais, mais, ils feraient mieux de penser aux résultats... Et le réalisateur français qui laisse passer... pas bon sur ce coup là Barbet...
Heureux d'une part de voir Frank Stallone dans un film (parce que j'adore sa musique ─ il a vraiment la gueule de son frère et apparemment le même goût pour la boxe...) et aussi heureux de voir que la Zoetrope de Coppola a tout de même réussi à faire quelques films^^ Le pauvre Francis, c'est pas avec ce film qu'il a du ramasser encore beaucoup d'oseille...^^
Et puis Mickey Rourke, c'est toujours mieux que Nicolas Cage dans Lining las vegas... Il a beau être le neveu ou je ne sais quoi de Coppola, il est vraiment mauvais cet acteur^^ _________________

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25 Fév 2008 4:48 |
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Ice Strom de Ang Lee (avec Spiderman, Frodon, lieutenant Ellen Ripley, Otto, Mercredi Adams, Joey Potter... c'est pas les quatre fantastiques, mais ça y ressemble^^)
Je préfère de loin ce Ang Lee là, celui qui fera plus tard Le Secret de Brockeback montain, que celui de Hulk ou de Tigre et Dragon...
Comme souvent dans les bons films, il y a un savant mélange des genres. Un petit côté doux amer... on rit beaucoup (en repérant dans ces familles de banlieue des comportements qu'on connait chez nous...) et bien sûr on est ému ─ pas aux larmes parce que c'est pas un film tire-larme. C'est doux amer quoi...
C'est le genre de film, intimiste dont a la réputation le cinéma français, mais c'est une mauvaise réputation, parce que le cinéma français, c'est souvent un cinéma parisien basé sur l'individu (et oui), sur la misère (humaine le plus souvent, sociale aussi). Les vrais bons films intimistes, ils se font aux usa (là aussi). Que ce soit même pour les films à la psychologie lourde comme des Gens comme les autres de Redford, le premier film de Eastwoo, et plus certainement pour les films "intimistes" à valeur ajouté avec des sujets moins creux, moins masturbatoires. La famille comme thème au lieu de l'individu (ah du Rastignac on en bouffe dans la culture française et pourtant il n'y a rien de plus antipathique...), la banlieue (celle de American Beauty, de Desperate Housewives) au lieu des ghettos (riches ou pauvres). Il n'y a rien à dire, même dans ce genre de film les ricains sont plus forts que nous pour raconter des histoires... Quelle misère. (Je suis pas un fan de Truffaut, mais lui il savait faire ça ; heureusement qu'il y a parfois quelques films qui sortent du lot ─ avec tout ce qu'on produit, c'est sûr que ce serait étonnant qu'il n'y ait jamais rien de bon, mais bon, nos films moyens sont des daubes comparés aux films moyens de là-bas).
C'est tout de même étonnant que pour revoir ce que j'ai vécu en gros dans ma banlieue en Essonne que ce soit dans un film ricain et non français... La banlieue (la vraie, pas celle des cités qui ne représente finalement pas grand chose dans les banlieues françaises) on en parle pas en France. Ce soit Paris, soit les autres villes, soit la campagne perdue, jamais la banlieue (si il y en a eu deux : Série Noire et Buffet Froid, pas étonnant que ce soient deux des meilleurs films français). _________________

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27 Fév 2008 2:08 |
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Blog ou es-tu ? m'entends-tu ?...
Personne n'a fait un compte rendu du film de ce soir ? Ça m'étonne...
Donc, c'était A la recherche de Mr Goodbar. Et la mort a fini par l'emporter sauvagement sur Diane Keaton (puré, j'ai perdu dans le jeu des pronostics, j'espère qu'elle saura se reprendre... à mince, la série est finie, la mort a un match avec quelqu'un d'autre...)
Film signé du vétéran Richard Brooks, celui qui avait déjà figuré pas mal de fois au top10 avec de nombreux films (mon préféré étant ce méchant film inspiré de Dostoïevski, FD47 pour les intimes : Les Frères Karamazov ─ une vraie bombe ce film, la première fois que je l'ai vu, toute la salle était en furie, personne n'en croyait ses yeux !).
Très bon début, très rythmé, du run'n mum. Pas mal de cuts dans le montage, des séquences très courtes. Pas d'actions spectaculaires mais des tactiques rapides bien mises en place.
Mais à la fin du premier QT, ça a commencé à me mettre mal à l'aise. Ça se passe dans les années 70, les années baise, la libération des soutiens gorges. Et moi ça ça me saoule. Diane Keaton passait d'un joueur à un autre : "un homme c'est déjà trop et un million, c'est pas assez". Bref, super perso la Diane, elle ne pense qu'à elle, au cul. Les cross avec Richard Gere sont excellent (il aurait mérité plus de temps de jeu, ou au moins d'avoir la possibilité dans sa carrière de jouer pour des équipes qui joue pour le titre et à part "Chicago", c'est pas à la hauteur de son talent, et de son charme...).
Il y a une scène sympa d'ailleurs, où vers la fin du second quart-temps, Diane Keaton se pose dans un bar. Elle lit, ou fait mine (elle attend qu'on vienne la draguer). Gere vient donc tourner autour et regarde le bouquin : Le Parrain. Et là, qu'est-ce que lui dit Gere (ESPN insider) : "Oh, j'ai vu le film. C'est vraiment très bon. Al Pacino est vraiment excellent" ^^
(Pour les incultes, je précise que Diane Keaton jouait l'année dernière avec Al Pacino, et qu'elle a justement gagné le titre, deux fois, avec lui pour ce film).
Bref, c'était sympa jusqu'à la fin. Diane mène pendant tout le match et elle trouve le moyen de se faire rattraper sur le fil. La mort la rattrape, d'une manière assez surprenante. A force de baiser avec n'importe qui, de ramener n'importe quel voyou ramassé dans un bar, elle tombe sur un malade mentale, qui la charcute en même temps qu'il la baise en lui sortant "allez t'en veux encore salope, hein tu en veux prends ça..." Même pas de prolongation, le match est fini comme ça, sur un buzzer beater...
Ce qui me dérange, c'est pas que la mort ait gagné, c'est ce que ça révèle de l'histoire, de la volonté de la gonzesse qui a écrit le bouquin. En gros avec une morale comme ça, d'une part on a une vision passablement homophobe du personnage assassin que joue Tom Berenger (parce que c'est un homo refoulé et que forcément un homo ça doit être mal dans sa peau et surtout, s'il est homo c'est qu'il a des problèmes psy et donc qu'il est capable de faire des trucs aussi chelou que ça...), mais en plus, alors que tout le film semble aller dans le sens de la société de la baise qui n'est jamais remis en cause pendant tout le film, parce qu'on a toujours le point de vue de Diane Jeaton, et non celui de sa famille catholique..., là le film prend un contre-pied total (bonjour les chevilles !) parce qu'en gros avec une fin comme ça, on veut dire : "tu l'as bien chercher, t'es qu'une pute, il fallait pas jouer avec le feu, la société de la baise, c'est mal, revenons à notre bonne vieille morale de papa..."
Sans doute écrit par une écrivaine coincée de la chatte qui se rêve des aventures au milieu des années 70 quand tout le monde le fait, et que elle, elle est coincée avec son petit mari. Elle s'amuse un peu, et à la fin, elle vous dit que c'était que pour rire, que finalement on est toujours mieux chez soi, dans les bras du seul amant qu'une femme puisse avoir : son mari. _________________

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28 Fév 2008 1:26 |
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| lim a écrit: |
| Votez McCay. Intéressant, une démonstration nihiliste que la politique n'est que spectacle, foutage de gueule, opportunisme, mensonge, stratégie. Le film préféré de Sarkozy peut-être. |
J'ai laché en cours de route, trop politique à mon goût. Tu as du le voir sur TCM peut être, juste avant la chaîne avait diffusée "les trois jours du condor". L'un des meilleurs rôles de Robert Redford à mon avis. Simple fonctionnaire américain, il se retrouve au milieu d'un réseau d'espions au sein même de la cia. Méfiance, complots et course contre la montre alimentent le film. Du bon Pollack. _________________
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28 Fév 2008 17:37 |
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J'ai enfin pu voir Psycho ! D'Alfred... Il faudrait que je me tape le remake de Gugusse...
They Live By Night (Les Amants de la Nuit) 1948 - Nicholas Ray
Des évadés de prison comptent se refaire un pactole en dévalisant des banques. Mais l'un deux s'éprend d'une souris...
Pas mal. Ce n'est pas vraiment un film noir : on ne voit rien des casses, ça ne se déroule pas dans les big cities, peu d'alcool, les poulets sont quasi absents (quoique... la peur de la flicaille est bien présente)... Il y a une bonne tronche de film noir par contre, un borgne qui ne lâche jamais ses cigares ! L'un des premiers plans montre les gangsters en cavale en bagnole filmé depuis un hélico, pas mal pour l'époque.
Ce que j'ai aimé, c'est que ce sont des jeunes adultes qui ont grandi bien trop vite dans un pays, United States, bien trop grand... Chose qui reproduira Ray dans "La fureur de Vivre" (Rebel Without A Cause avec Jimmy Dean) mais en moins réussi avec toujours ce héros masculin sans figure paternel. Ce boy, c'est le Terry/marlon brando de "Sur Les Quais" lâchant "You don't understand. I coulda had class. I coulda been a contender. I coulda been somebody, instead of a bum, which is what I am, let's face it. It was you, Charley.". Il aurait pu devenir quelqu'un mais... Illustration par la chanson de Gainsbourg "Bonnie & Clyde" :
Il faut croire
Que c'est la société
Qui m'a définitivement abîmé...
J'aime bien ce point de vue d'une société intolérante face à des gamins...
Scène attendrissante : Cathy O'Donnell patiente que les paupières de son mari soit fermées avant de s'endormir à son tour... ça n'a l'air de rien comme ça mais ça a toujours été mon truc. Regarder quelqu'un s'endormir... On se sent un peu moins fou.
Silk Stockings (La Belle de Moscou) 1949 - Rouben Mamoulian
Bof bof... Ca manque de plans sur les gambettes de Cyd Charisse^^. Topo : un agent russe doit récupérer ses compères distraits par la frivolité "capitalistique" de Paris. Majorité des chansons de Cole Porter sur le thème du conflit usa/urss, il a du bâclé ça entre deux bandes originales. Un seul numéro musical que je compte revoir sur youtube, c'est bien maigre... C'est une comédie musical sans mouvement, peu rythmée... Peter Lorre et George Tobias sont sympathiques en agents soviétiques effrayés par la Sibérie. Ca joue sur le même registre que One Two Three, roule des mécaniques sur l'opposition usa/urss post 2WW. Sauf que dans celui ci, t'avais un James Cagney atomique ! _________________
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28 Fév 2008 22:01 |
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J'en ai vu des tonnes recemment, mais je passe faire un peu de pub pour "Serpico", avec Al Pacino en flic modèle, ou idéaliste plutot. Je l'ai trouvé excellent, puis ça fait drole de le revoir jeune (et drole, il l'est parfois). Ce film a du bien déranger à l'époque, car les flics n'y ont pas bonne image.
A voir au moins pour le bob de Pacino ( ) et pour la vieille Renault Dauphine en plein coeur de NY. _________________
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28 Fév 2008 23:54 |
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The Parallax View (A cause d'un assassinat) - Alan J.Pakula 1974
Film inspiré de l'assassinat de John Kennedy. Un journaliste enquête sur la mort douteuse d'un sénateur. Il agit sous couvert car sa vie est menacé, ses investigations le menent tout droit vers la parallax Corporation qui s'avère être une société recrutant des tueurs à l'origine de ce meurtre. C'est vraiment la théorie du complot aux profondes ramifications. Une histoire bien opaque.
Il y a un clin d'oeil amusant et bien ironique sur l'utilité d'une commission d'enquête telle la comission Warren qui en 63 avait conclu à l'absence totale de conspiration dans le meurtre de Kennedy. Warren Beatty campe à merveille le rôle du gratte papier isolé qui se crée un personnage d'homme asocial, agressif dans le but d'être recruté par la parallax.
Ce film est sorti la même année que Conversation Secrète avec Gene Hackman, palme d'or en 74. Ca reflète parfaitement le climat paranoiaque de l'époque avec le scandale du watergate qui rend les américains méfiants envers leurs institutions.
Il faut savoir que Pakula réalisera deux ans plus tard Les Hommes Du Président et en 93 L'Affaire Pélican, deux films exactement de la meme veine que celui là. Il en ressort de chacun à chaque fois une atmosphère bien lourde, suspicieuse avec des plans tres sombres qui renforcent ce sentiment, le choix des musiques qui accompagnent l'histoire est judicieux aussi. Bien content de l'avoir vu ce film, tres plaisant. |
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29 Fév 2008 23:18 |
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@bandini : Les Amants de la nuit, moi j'adore. Les manières toutes féminines de Cathy O'Donnell... un truc de vieilles filles qui n'existe plus. (Bon les gars, présentez moi vos grands-mères pour que je connaisse le grand-amour^^)
Le Mamoulian, je ne l'ai pas encore vu.
@U-Turn : Serpico coco ! Un incorruptible qui se bat seul contre tous... ça pourrait être du Fritz Lang. Il faudrait que je le revois. Je me rappelle que Pacino changeait de look à toutes les scènes...^^
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Un film pas terrible mais agréable si on est pas trop difficile : La faille avec Hopkins.
C'est super bien jusqu'au trois quart, on prédit un peu tout, mais moi ça m'a jamais dérangé ça (c'est même fait exprès donc...). Mais à la fin, d'une part, on a vu tellement de film de ce genre qu'on s'attend à un retournement final, et là on est un peu déçu, mais surtout la mise en scène passe à côté des effets pour mettre en valeur les moments clés. C'est un peu comme si le type récitait un poème étranger sans en comprendre le sens... La mise en scène est bien, impeccable, formellement excellente, mais elle ne sait pas se focaliser sur des points importants du récit. L'emploi de la musique notamment est lamentable. On attend, les "tindin", un peu passage obligé dans ce genre de truc, et non ça reste mou, tout est traîté de la même manière, aucun relief, du coup on attend toujours LA scène.
En plus l'acteur du jeunot est pas terrible. Une vraie gueule de con. Je ne sais plus où je l'ai vu, mais ça devait pas être un chef d'oeuvre. (Et Hopkins avec le talent qu'il a, il pourrait faire autre chose de temps en temps...)
A noter qu'il y a plein d'acteurs anglais (ah c'est acteurs british), puisque l'une des grandes dames du théâtre shakespearien, Fiona Shaw, joue le rôle du juge.
Hostel.
Weuha ! Mince, c'est quoi ce film ! Je ne sais vraiment pas quoi en penser. Ça commence comme une comédie avec d'ailleurs les comédiens qu'il faut pour ça (avec l'acteur de Men in trees), on sent que ça va déraper vers un truc louche mais on ne sait pas encore quoi (le ton est de toute façon donné dans le générique sanglant), et dès qu'on comprend qu'ils (les joyeux américains venus en Europe pour "baiser de l'européenne") vont quitter les Pays Bas paradisiaque pour la Slovaquie (qui sort de la guerre !^^ première nouvelle !), on sent qu'on ne va pas échapper aux clichés.
Ça manque pas. Les gens de l'Est sont bien des dévoreurs d'enfants, et presque tous les gens disparus de la terre se retrouvent charcutés là-bas...
Le scénario est simpliste, mais plutôt efficace : une disparition, puis deux et enfin la vue subjective du dernier qui forcément en ressortira vivant.
C'est la scène de sodomie dans la cave de Pulp Fiction version mille, et surtout sans possibilité de sortie (un peu avec une sorte de principe "sawien" dans lequel tout semble déjà joué), parce que c'est le sujet principal du film. (D'ailleurs Tarantino semble avoir participé à la production du film : le mélange des genres lui a certainement plu).
Dans des films ouvertement de divertissements que sont les films gore comme Saw, au moins c'est clair, on s'embarque dans bateau fantôme pour se faire peur. Là, il y a la même incertitude que dans Meurtre à la moissonneuse bateuse (ou je sais plus le titre). Mise en scène crue, distante et surtout super réaliste : c'est pas une animation dans un parc de Disney land, on est en Slovaquie, on est chez les dévoreurs d'enfants ! C'est donc d'autant plus flippant, mais ça fout aussi mal à l'aise... L'organisation secrète (d'ailleurs qui me rappelle le film "13"), le fait que rien ne soit jamais expliqué ou si peu, le fait que ce soit dans un autre pays que les USA... c'est vraiment déroutant. Et en plus, on a toujours jusqu'à la fin ce dernier personnage au départ "comique" (lui aussi je ne sais plus dans quoi je l'ai vu) qui fait qu'on a toujours du mal à croire toutes les horreurs qui lui arrive.
Comme quoi le cinéma a encore de quoi nous surprendre... _________________

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02 Mar 2008 2:39 |
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@ u-turn , serpico c'est un film pour et avec al pacino qui montre tout les aspects de son jeu d'acteur de nain rital excité, un peu comme moi c'est pour ça que je l'aime bien (je suis ni rital, ni nain), seul contre un système pourri, très bon film.
@ lim, hostel ressemble à un film de max pecas avant de basculer dans l'horreur bien crade, avec un final ridicule et défoulant, bizarre ce film, passable ou nase ? je sais toujours pas. Puis la faille, c'est un téléfilm avec des moyens hollywoodiens, rien de bien surprenant, ça se laisse voir et on oublie vite.
Le dahlia noir
Comme j'ai lu le roman de james elroy et surtout, que je l'avais adoré, que brian de palma l'adaptait mais que le casting ne me motivait pas, que les critiques l'ont descendu à sa sortie, j'ai patiemment attendu pour le voir et je n'ai pas été déçu, c'est vraiment raté.
Pourquoi ? Parce que brian a privilégié un triangle amoureux au dépend de l'intrigue, et pour un film noir, ce n'est pas très emballant, josh harnett fait gamin et pour un flic/boxeur c'est pas crédible, aaron eckhart en fait des tonnes sans savoir pourquoi, scarlett johanson est fade, hilary swank fait autant femme fatale que ma mère et brian de palma filme avec ses effets habituels dans n'importe quelle situation, juste pour le faire.
Autant se refaire encore LA confidential, la seule bonne adaptation d'un roman d'ellroy, je vais vite oublier cette daube. |
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02 Mar 2008 11:06 |
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Excellente prestation de Pacino dans ce film. Le petit nain rital au milieu d'une bande d'Irlandais ripoux jusqu'a l'os.
Voici le site officiel du vraie Frank Serpico:
http://www.frankserpico.com/ _________________
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02 Mar 2008 13:06 |
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The Matrix : Tu m'as l'air bien calé en films 70's tandis que je suis à la rue, je sais à qui m'adresser au cas où !
J4E : bon définitivement, je pense que le Dahlia Noir va finir tout poussiéreux dans ma liste. Je crois que je ne m'en remettrais pas de voir Scarlett fade et sèche.
Hier, j'ai suis tombé sur Série Noire pendant la mi temps de Georgetown @ Marquette... Il faut à tout prix que je m'y intéresse. C'est l'une des marottes de Limguela...
Ninotchka 1939 - Ernest Lubitsch - Greta Garbo, Melvyn Douglas et apparition de Bela Lugosi !
Même story que La Belle de Moscou (comédie musicale) qui m'avait bien déçu...
Quel film ! L'URSS, c'est le plus bel écrin pour le coq à l'âne de Lubitsch. Il peut s'emporter comme jamais !
"Oh ! Je suis fasciné par votre plan quinquennal depuis 15 ans!" ou "Non désole. Notre camarade Kasabian n'est plus dans les parages depuis six mois. Il a été rappelé d'urgence en Russie. Vous pouvez en apprendre beaucoup plus par sa veuve." ahahahahahahha.
Et Garbo rit ! Elle est si fascinante passant d'un robot soviétique examinant la tour Eiffel d'un point de vue technique à une femme naïve, amoureuse, sans défense dans la deuxième partie du film... Jusqu'au moment où sa nationalité, le poids de son pays la rappelle à l'ordre interdisant son amour.
Comme je suis fainéant, copier/coller du site de TCM de l'intégrale Pré-Code chaque jour à partir de minuit pour mars et avril. It's a Wonderful Life ! J'ai beau depuis un certain temps me faire un film par jour, je n'en vois jamais le bout ! La plupart de cet intégral, c'est de l'inédit pour moi. Jetez un œil à la programmation du site pour en savoir plus...
| TCM website a écrit: |
Avant la censure, il y eut la période du « Pré-Code », parenthèse enchantée dans l’histoire du cinéma américain. Dans les années 20, William H. Hays, politicien obsédé par l’obscénité, arrive à Hollywood pour faire le ménage. Loin d’être imposée, cette censure est initiée par les studios eux-mêmes afin d’éviter une censure de l’extérieur, de garder le contrôle de leurs productions et pour se donner une image plus respectable auprès du public.
Mais entre le début du parlant autour de 1930 et l’application stricte du code Hays (en juin 34), Hollywood va multiplier les films mettant en scène des femmes immorales, des gangsters psychopathes ultra-violents, des étreintes lascives, des adultères, sans oublier perversion, sadisme ou viols… Des scènes aussi diverses que variées qui disparaîtront ensuite des écrans, et ce pendant plusieurs décennies. Des films de gangsters, des comédies, des drames, des films d’aventures, des comédies musicales... |
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02 Mar 2008 18:46 |
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Ninotchka aussi c'est un de mes films préférés, tout comme Série Noire.
Pour ce qui est du code Hays, moi je suis fan. Je sais que c'est pas bien, mais c'est aussi ce qui a fait le charme de ces films de l'âge d'or d'Hollywood. Entre les années 30 et 34, y a quoi comme film ? pas beaucoup de chef d'œuvre.
Le code Hays, ça a permi un code narratif commun, et le but souvent était de s'en servir, flirter avec les limites. C'est ce qui fait certains films savoureux, parce que le vice est suggéré et c'est souvent mieux que quand il est montré tout naturellement, sans artifice. Ça donne un côté irréel à ce cinéma, totalement artificielle. Et montrer toujours la haute société, des héros parfois sombres mais jamais négatifs (c'est tout de même un piège narratif de vouloir créer des méchants méchants, et là, c'était interdit donc ça a permis de faire pas mal de bons films).
Je continue le cinéma de daube : L'échine du diable, Les fous du roi et le Collectionneur. Que des films récents (pour moi récent, c'est moins de quinze ans). _________________

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03 Mar 2008 1:59 |
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Je poursuis mon voyage intergalactique avec Star Trek IV.
Encore réalisé par Spock, donc très classique (mais une réalisation sophistiquée de Star Trek, ça passerait pas, en tout cas avec ces acteurs... je serai curieux de voir le prochain l'année prochaine celui de J.J. Abrams ─ avec encore et toujours Leonard Nimoy !).
A mon sens le meilleur jusqu'à présent. Il faut dire que le scenario sort un peu de l'ordinaire. Après leurs précédentes aventures (la résurrection de Spock sur Genesis, tout un programme^^), l'Amiral Kirk et son équipage retournent sur terre à bord d'un vaisseau extraterrestre. Seulement voilà, comme par hasard, quand ils arrivent, des extraterrestres sont en orbite et cherchent à communiquer avec... leurs amis baleines dont ils n'ont pas eu de nouvelles depuis un bon bout de temps. Et pour cause, les baleines ont disparus depuis plus de deux siècles. Or il faut à tout prix trouver des baleines pour leur dire "ok les amis on va bien pas de problème, vous pouvez repartir ". Kirk et Spock descident donc de remonter le temps à bord de leur casserole spatiale pour revenir à la fin des 80's pour voler les baleines du centre des mammifères marins de San Francisco. Et on retrouve donc Kirk, Spock, Sulu, McCoy, Scott, dans les rues de San Francisco avec leur habits ridicules^^. Spock apprend à jurer, McCoy traite les médecins de cette époque de barbares, Chekov se fait capturer par les militaires qui le prennent pour un espion russe "un peu débile", et bien sûr Kirk séduit la belle blonde de centre des mammifères marins en lui promettant de lui montrer son gros vaisseau spatial...
Tout ça donne une saveur bien particulière au film. Un humour très discret mais certain. Et quand en plus leur mission est de sauver la Terre en capturant deux baleines... qu'il faut les "téléporter" dans leur vaisseau tout pourri, tout ça fait vraiment un film sorti de nul part mais qui change du ridicule habituel de cette saga.
Comme quoi, on peut tomber sur des perles, en cherchant bien. Et ce film, on est pas près de le revoir en dehors du cycle Star Trek, bien dommage tout ça. _________________

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10 Mar 2008 16:27 |
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