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Les Films dans ma TV
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jordan4ever

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C'est bien, tu varies, tu passes d'un classique à un divertissement sympathique avec martin short après charlotte heston (pas bien de se moquer des morts^^), le film était sympa mais il a vieilli comme meg ryan icon_sad.gif
Message29 Avr 2008 19:22
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Cousin Hub'

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jordan4ever a écrit:
C'est bien, tu varies, tu passes d'un classique à un divertissement sympathique avec martin short après charlotte heston (pas bien de se moquer des morts^^), le film était sympa mais il a vieilli comme meg ryan icon_sad.gif

C'est bien plus qu'un divertissement sympathique à ce qu'on m'a dit, c'est limite du culte. En fait, j'en sais rien, je me suis fié à ce site : http://www.filmdeculte.com/culte/film-culte/Aventure-interieure-L-5466.html (très bon site d'ailleurs (ou d'ici))
Message29 Avr 2008 20:26
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jordan4ever

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Culte ? J'adorais lors de mon adolescence mais de là, à dire culte icon_eek.gif Après c'est selon son sentiment après le visionnage du film, "pinot, simple flic" fût pour moi un excellent film pendant quelques années avec des répliques cul(te) : rendez l'antenne ou les dom-tom pour thomas et dominique, j'étais jeune icon_rolleyes.gif
Message29 Avr 2008 21:01
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Cousin Hub'

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Culte, je sais pas. Mais en tout cas, j'ai trouvé ça excellent ! icon_biggrin.gif

Il y a tout dans ce film, tout : l'humour, l'action, l'amour... Et puis cette fin : magnifique ! icon_biggrin.gif Et Meg Ryan : SUBLIME !! On en fait plus des films comme ça de nos jours. C'est du grand art. (J'ai l'air euphorique la... c'est l'émotion...)

Le prochain film sera, je pense, Bad Lieutenant de Abel Ferrara.
_________________
- "You don't understand ! I coulda had class. I coulda been a contender. I could've been somebody, instead of a bum, which is what I am..."
Message30 Avr 2008 4:05
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Limguela

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Je suis un criminel, de Busby Berkeley et avec John Garfield.

Étonnant, j'ai toujours cru que je l'avais vu et en fait non... Tant de temps perdu pour un film finalement génial.

Bon allez, je raconte l'histoire... C'est pas mon habitude, mais c'est vraiment ce qui est prenant dans ce film. Donc pour une fois, je ne vais pas faire d'analyses^^ (C'est juste que le rythme est haletant, à chaque scène un évènement important qui remet en question la situation... enfin bref, j'arrête).

Donc Garfield est un boxeur minable. Dans les premières scènes on le voit dans sa "gloire" ; monsieur gagne, c'est la fête. Seulement Garfield se saoule le soir de sa victoire, il reçoit dans son appart' une poule et un type, un reporter arrive pour être comme la plupart des reporter, désagréable. Petite baston, et là, le premier, Garfield se fait assommer (aidé par l'alcool). Le type (de la poule) prend alors une bouteille et la fait péter sur la tête du reporter... "Mon Dieu ! tu lui as fait mal" dit la poule. Mal ?! ─ Il est mort. (Voilà, c'est l'hamartia, la faute originelle, sur quoi est bâti tout le récit futur).

Là bien sûr, le type joue les lâches (sinon comme dit Hitchcock, si on appelle les flics, il n'y a plus de film), embarque Garfield toujours dans les vapes. Il décidera bien de la suite plus tard. Mais faut pas rester avec un cadavre sur le dos. Tous les trois arrivent dans une baraque, Garfield est KO, la poule joue les ingénues ("oui mais il faut aller à la police, on nous croira, on est les gentils..."), contrepoint parfait pour le type qui lui est une vraie saloperie : il décide que partir est la meilleure solution. Et il profite de la situation pour faire les poches de Garfield, lui piquer sa montre et un bracelet. ─ Ils parent, on ne les reverra plus. Ils ont un accident de voiture, vraiment pas de bol (à croire presque qu'il y a un dieu qui punit les meurtriers). Et on croira que Garfield qu'on désigne déjà comme le coupable du meurtre du reporter (c'était chez lui ça aide un peu) est mort dans cet accident, étant donné... que le conducteur avait sa montre et son bracelet.(Ah ah, l'astuce qui tue !^^).

Garfield se réveille au petite matin. "Mais où donc que je suis ?!" Et il lit dans le journal que le meurtrier d'un reporter a été retrouvé mort dans sa voiture... Et là... vous parlez d'un cauchemar alors qu'on a la gueule de bois : on parle bien sûr de lui ! (On s'embarrasse pas avec la vraisemblance... que tout ça soit arrivés pendant le sommeil de Garfield, c'est pas très crédible, mais ça évite d'inutiles scènes... là au moins ça va vite ; l'important n'est pas d'être crédible, mais de raconter au plus vite une histoire en un minimum de temps).

Garfield va voir son manager. "Mais tu es vivant ! super, je peux garder tout le fric que je te dois... puisque si tu dis que tu es en vie... tu vas en prison !^^" Elle est belle l'humanité des gens... S'ils ont votre destinés entre leurs mains, ils ne vont pas se priver pour se servir de vous, vous mettre plus bas que terre. Et on comprend mieux une phrase dite plus tôt par Garfield : "Des amis ?! les amis n'existent pas..." (Hé on est à New-York, c'est chacun pour soi).

Notre boxeur est donc obligé de partir sur la route, aller le plus moins possible de la côte est, là où on ne le reconnaîtra pas. Pendant ce temps, Claude Rains, lui, un flic un peu illuminé (il a fait condamné autrefois un innocent et ne s'en est jamais remis... ─ c'est encore là, le thème du film : l'injustice... bref, on se croirait en plein dans un film de Fritz Lang !) est persuadé que ce n'est pas Garfield qui est mort dans l'accident. Et il se lance à sa recherche, tandis que tous ses collègues se foutent gentiment de sa gueule (c'est pas l'homme invisible mais tout comme).

On revient donc à Garfield qui se promène tranquilou sur le toit d'un wagon en plein désert de l'Arizona (normal... pas de fric rien). Course poursuite (wé, c'est un film d'action^^) sur le toit... il tombe... C'est le désert. Il ne passe pas quarante jours à marcher, mais il arrive bien dans une sorte d'oasis coupé du monde, un paradis, qui rappelle pas mal l'arrivée de Moïse au Pays de Madian. Il y trouve la Sephora qui deviendra son amoureuse, et les bergères sont changées en terribles diablotins, des voyous eux aussi de New York envoyés ici vers la quiétude (relative) des champs de palmiers dattiers (ça doit avoir un nom ça...). Une nouvelle fois, notre boxeur, s'effondre par terre (comme Moïse), affamé. Décidément pour un boxeur, il tombe souvent dans les pommes ! Fin du premier acte...

Le développement est tout à fait classique. Comme on pouvait s'y attendre, il va rester pour aider dans le ranch (dans ce genre de truc comme par hasard, il n'y a pas d'homme adulte et la seule femme, est jolie et célibataire^^). Garfield se montre alors parfaitement antipathique... Hé ho, c'est une petite frappe de New York, pas un Saint. Et c'est justement pourquoi le récit est intéressant : si c'était un homme parfait et sans reproche qu'on accusait d'un crime qu'il n'a pas commis, ce serait trop facile. Et en ça, c'est mieux par exemple que J'ai le droit de vivre (Henry Fonda, c'est pas James Cagney !^^ alors que Garfield, c'en est pas loin... bref, le salaud qu'on aime non pas détester ici, mais défendre). Antipathique donc, parce qu'il fait les quatre cents coups avec les gamins. Là je zappe, un peu, il y a une longue séquence dans un réservoir d'eau qui est excellente, bien utile pour montrer la naissance des liens entre Garfield et les enfants qui l'idéalise en quelque sorte.

Mais la vie n'est pas aussi rose qu'elle y parait dans ce petit havre de pays... Les dettes s'accumulent. Ah, l'argent... cette invention du diable, l'unique chose au monde qui puisse corrompre plus un homme qu'une femme. La solution a ce petit souci arrive donc très vite : en ville, un boxeur professionnel propose de fric à qui arrivera à tenir plusieurs round face à lui. Bingo ! exactement ce dont Garfield avait besoin pour aider ses amis. Seulement, il se doute qu'en montant sur le ring, il prend le risque de se découvrir. Peu importe, il est heureux de voir que tout le monde est confiant et fier de son geste. Et tout le monde l'aide à regagner une bonne condition physique (tout cela sachant qu'il ne révèle jamais qu'il est recherché, ou plutôt qu'il serait recherché s'il dévoilait sa véritable identité ─ tel Moïse qui ne dit pas qu'il est Prince d'Égypte^^ ─ les secrets et les mensonges sont le carburant des bonnes histoires^^).

Seulement patatras, le flic Claude Rains a retrouvé sa trace et il (Garfield) le surprend en train de questionner sur lui au guichet de la salle où se tiendra le jeu de massacre. Rains ne sait qu'une seule chose sur Garfield, qu'il est gaucher (et il est fameux pour son crochet du droit). Garfield revient dans le ranch et alors qu'on préparait une fête pour le futur champion, il est obligé d'annoncer qu'il renonce. Il avance un problème cardiaque bien sûr. Personne ne le croit. On le traite de lâche, etc. Mais finalement, un des mômes le convainc de se battre... (snif). C'est alors que Garfield a un éclair de génie : "je n'ai qu'à faire croire que je suis droitier !" Hé tu pouvais pas y penser plus tôt John ?!^^ (bah non sinon on aurait pas eu droit à tous ces beaux sentiments).

Arrive donc le soir des massacres. Deux boxeurs amateurs se font liquider toute liquidité, puis arrive Garfield sur l'arène des héros, là où selon la légende, se révèlent les héros... (Là on pense plus à Robin des bois, obligé de se masquer pour participer au concours de tir à l'arc). Garfield prend des coups, il arrive péniblement à tenir quelques rounds. Il tombe, et à cet instant, Claude Rains lui murmure à l'oreille : "Je t'es reconnu ! utilise ta droite... ta droite, ce magnifique crochet du droit !". Comme dans les meilleurs films de boxe, Garfield se relève au bout des 9secondes trois quarts, il prend encore deux ou trois coups histoires de comprendre qu'il ne pourra pas continuer sans sa botte secrète... et là instant magique du film, LA révélation (comme Néo comprenant à se servir de ses "pouvoirs") : plan sur ses jambes, changement de garde (c'était pas au ralenti, mais c'est tout comme). Le beau Garfield se sent revigoré, il gambade comme un jouvenceau, son adversaire lui dit : "Waoh, mais tu es gaucher !"^^ et là il en prend plein la gueule... de l'uppercut du gauche, du direct... et son fameux crochet du droit... Bref, il perd (c'est pas les happy end qu'on verra plus tard à Hollywood, on est en plein âge d'or... de même, le mot le plus utilisé dans le film, c'est "suck", gentiment travesti par la traduction par "poire"^^), mais ses amis viennent le féliciter. Mais pas seulement. Claude Rains est là. Scène classique du héros qui doit partir mais qui ne veut pas peiner ses amis... il prévient tout de même sa belle, que Claude Rains est un imprésario qui veut faire de lui un professionnel... Claude Rains joue le jeu un peu désabusé (les héros qui ont fauté et qui se sont repenti sont toujours désabusés^^).

Finalement, on se retrouve sur le quai de la gare. Claude Raine blablate : il dit savoir que le meurtrier du reporter était droitier, et conseille à Garfield de le dire à son avocat... Bref, Claude Rains commence à avoir des remords, parce qu'il voit bien que Garfield est aimé dans cette ville, surtout par toute la petite bande du ranch de palmier dattier. Rains monte sur le marche-pied du wagon, le train amorce son départ et il repousse Garfield sur le quais : "J'ai déjà fait une erreur par le passé. Je peux bien en faire une deuxième". Bon ok, là y a happy end^^ Mais au fond, on est heureux pendant tout le film.

Bah voilà, je ne dirai qu'un seul mot : ** chef d'œuvre**
_________________



Message01 Mai 2008 3:52
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jordan4ever

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L'orphelinat

Encore un film surévalué, plus grand succès de tout els temps du cinéma espagnol, 14 goyas, critiques dythirambique, bref je me lance, je sens que je vais frémir, être tout secouer, retourner et que le final va tout remettre en cause, donc je m'attends à un truc de ouf.....

Ben, non! C'est un film banal, pas de tension, pas de climat, trop esthétique, trop clean et même les dénouements ne changent rien à ce film, je préfère me refaire "les autres", qui est aussi un film espagnol mais avec une chute finale qui étonne mais avant, le film tourne bien, quelques scènes qui accrochent et une nicole kidman excellente.

Dommage, je vais essayer de trouver un autre film pour frissonner, le petit "rec" à l'air sympa.
Message02 Mai 2008 1:51
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jordan4ever

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la maison des 1000 morts de rob zombie

Comme j'avais adoré "the devil's reject", je me devais de voir celui-ci et je n'ai pas été déçu, c'est toujours aussi barré, déjanté, fêlé avec des personnages pittoresques, des situations délirantes, bref un film de oufs^^....C'est drôle, enfin un humour assez spécial, plutôt trash, cela vire aprfois au gore mais sans plus, c'est la tension, une impression de danger permanent, un petit régal.

10 000 BC de roland emmerich

C'est l'histoire d'une tribu hippie rastas 10 000 avant jesus christ, comme l'indique le titre, qui vivent dans les montages enneigés attendant l'exécution d'une prophétie, saupoudrée d'une histoire d'amour..........j'en raconterais pas plus mais c'est passable et vite fait, très vite fait, c'est du emmerich, pas de dialogues, d'un scénario, tout se finit bien, rien de bien original.

There will be blood de paul thomas anderson

Le chef d'oeuvre de paul thomas anderson avec le grandiose daniel day lewis, ce duo nous livre une fresque de 2h30 qui passe tout seul, intense, violente, obscure sur un pétrolier sans coeur, ni moral face à un jeune prédicateur aussi infame que lui, tout les deux motivés par l'appât du gain de manière différente. A ne pas rater et à côté de daniel, jr c'est une fiotte^^
Message11 Mai 2008 20:05
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jordan4ever

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Je suis le seul à voir des films, vous êtes tous ko à mater les PO la nuit, surtout c's/cavs, super somnifère^^

angles d'attaque

Le principe, le président des usa se fait assassiner en pleine conférence à salamanque, par qui ? Voilà la question et pour savoir, on a droit aux visions différentes de chacun, donc flashback permanent pour comprendre ce qui s'est passé.
Principe déjà vu mais exercice toujours intéressant sauf que là, cela tient 30mn après c'est ennuyeux, trop d'incohérences, de "comme par hasard il est là à ce moment là, etc....." bref, un joli petit navet avec un casting correct mais mal exploité; william hurt, forest whitaker, dennis quaid, sigourney weaver entre autres; on peut s'en passer de ce film.

le labyrinthe de pan

Je l'avais déjà vu au cinéma et comme j'avais adoré, je me suis acheté le dvd et j'adore toujours ce conte de fées pour adulte d'une noirceur et d'une cruauté, apr le biais du personnage de sergi lopez, capitaine espagnol sous franco durant la seconde guerre mondiale, un sadique psychopathe qui fait bien flipper.
Guillermo torro a réussi ce film qui vacille entre poésie, fantastique et réalité au travers d'une jeune fille se réfugiant dans ses livres et découvrant une fée qui va lui permettre de s'évader de sa sombre vie mais bon, il faut aps tout raconter mais je le conseille vivement.

la crypte

Super navet, bon en même temps c'est un peu prévisible mais à ce point, c'est du grand art. Il ne se passe rien sauf des petites disputes entrent les protagonistes vu que les terribles créatures se font super discrètes, apparament, elles n'avaient pas trop la dalle.
A éviter, tellement c'est ennuyeux, prévisible et soporifique comme la série c's/cavs^^
Message13 Mai 2008 12:24
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Limguela

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jojo : Guillermo DEL Toro pour le réalisateur...


Cloverfield :
Un brin de Godzilla, un autre du Projet Blair witch, le tout saupoudré d'Alien, Des Monstres attaquent la ville ou des Dents de la mer ou encore de Starship Troopers. La dramaturgie est bien sûr réduit au minimum. On voit rarement le monstre dans son intégralité. On a droit au début à une scène pour présenter les personnages qui, un à un, mourront. Le seul fil conducteur étant de rejoindre une amie à l'autre bout de Manhattan en essayant de survivre aux monstres... Bref, tout est basé sur le naturalisme et la linéarité des évènements. En cela c'est vraiment semblable à Blair Witch. Après l'horreur, le film catastrophe donc.

On avait déjà vu ce dont les effets spéciaux étaient désormais capable de faire en matière de réalisme dans le Fils de l'Homme, dans la scène du Débarquement d'Il faut sauver le soldat Ryan et dans la scène de Bataille spatiale du dernier volet Starwars. Comme dans le Fils de l'homme, l'idée est la transparence des effets pour accentuer le réalisme, la peur. C'est la technique qui se met au service du récit. Alors parfois c'est un peu surfait. Mais le paradoxe, c'est que les moins crédible, ce ne sont pas les images mais les acteurs, même si sur ce point, ils s'en sortent vraiment pas mal vu la difficulté d'être crédible et juste dans ce genre de truc qui se veut ultra naturalise.

On peut aussi penser que c'est un film directement issu du 11 septembre. Si les films de sciences-fiction mettaient en scène les peurs contemporaines de Américains, à savoir la peur de l'invasion des Rouges, là c'est pareil, le danger vient de l'extérieur et s'attaquent à la ville. La différence, c'est qu'il est moins défini, plus insaisissable. On ne sait pas s'il s'agit de monstre marins, d'extra-terrestre, de créatures issues de la folies des hommes... peu importante, l'Amérique est attaquée ! D'ailleurs, c'est pas une coïncidence si Invasion (critique au prochain numéro^^) est là encore comme une énième version de l'Invasion des profanateurs de sépultures... Hollywood n'a pas cessé d'adapter cette histoire, avec dernièrement, une version télévisée en série et donc ici aussi avec le film avec Kidman. Après le 11 septembre, les Américains avaient cessé de faire ce genre de film par respect pour ce qu'il s'était passé. Mais l'Amérique digère ses démons en les imprimants sur pellicule et les digèrent vite. Des films comme Indepandance Day ou Armageddon en dehors de leur (non) qualité esthétique sont la véritable identité de l'Amérique. Un pays basé sur le mythe de l'Eldorado, fait de bannis, d'exilés, de persécutés, et s'isolant du reste du monde pour s'en protéger. Et donc complètement paranoïaque des menaces extérieures qui la guète.

Il serait d'ailleurs intéressant de comparer la culture américaine avec les deux autres civilisations qui ont une histoire d'isolationnisme. On remarque dans la culture nippone une même peur de l'apocalypse, de l'étranger venant d'un ailleurs inconnu (Cf Godzilla). Le Japon a connu deux catastrophes nucléaires sur son sol. La Chine, elle, n'a pas vraiment cette culture. C'est un peu comme si la Chine se suffisait à elle-même, qu'elle était trop imposante pour servir de cible aux monstres et aux catastrophes. Sa culture est basée surtout sur des conflits à l'intérieur même de son territoire ; jusque dans sa culture, la Chine est restée très refermée sur elle-même. Même la culture issue de HK reste très axée sur elle-même, voir vers la Chine et quand Wong Kar Wai s'expatrie dans le Sud-Est asiatique ou en Argentine, ce n'est évidemment pas pour montrer l'étranger sous un mauvais jour (d'ailleurs il ne les montre pas, ce n'est qu'un décor). Il y a peut-être une culture similaire en Corée, influencée par le Japon ou par mimétisme par la Corée du Nord... Mais à ma connaissance pas de monstre en vue, pas d'attaque de virus, pas de film catastrophe ni même d'aventure ; des films policiers ou d'horreur tout au plus.

Chaque culture met donc en scène ses propres démons. L'Amérique met en scène ses peurs de l'étranger et des étrangers, ça se traduit soit par des récits remplis de violence urbaine soit de récits métaphoriques à travers tout le cinéma de genre. Le Japon tente de vivre après l'Apocalypse d'Hiroshima, la Chine revisite son époque médiévale pour échapper à la censure ou traduit l'oppression des communautés de quartiers, du communisme en général à travers la mise en scène de truands qui ont tout pouvoir dans un monde sans justice, sans police.

Et l'Europe dans tout ça ? Les Allemands ne sont jamais aussi meilleurs que quand ils revisitent leur histoire à travers des regards bien contemporains (Godbye Lenine, La Vie des autres), les délires de Visconti et surtout de Fellini ont été les fossoyeurs du cinéma italien ; Nanni Moretti et Benigni émergent de temps en temps, mais le néoréalisme et la comédie italienne n'ont pas eu de suite. La culture aujourd'hui, en Italie, elle est sur les chaines de Berlusconi...

En Espagne, on se tourne rarement vers le passé ou sinon l'époque franquiste n'est qu'un décor. Le meilleur film sur cette époque est sans doute anglais avec Land and Freedom de Ken Loach. Seul Almodovar a émerger entant que Espagnol, ses délires étant le signe d'une liberté nouvellement acquise. Il s'est depuis assagie, mais ses films restent des farces intemporelles, d'excellents films qui pourraient être aussi bien japonais ou français ; c'est un peu de la word culture...

L'Angleterre n'a pas à se trouver une culture, elle n'a pas de démons à affronter (à part du côté de l'Irlande...) car elle n'est finalement qu'une sous-culture de la Grande Amérique. Elle est après Hollywood, le centre cinématographique américain : une très grande partie des stars us sont en fait britanniques, ainsi que ses techniciens, une partie du phénomène pop musique est née là-bas ; le seul démon qu'elle pourrait avoir, c'est l'Amérique elle-même... sinon, qui irait se plaindre de la Reine ?!^^

Et en France ? Elle est schizophrène. Autrefois sa culture était au centre de toutes les attentions ; aujourd'hui, elle déprime en se sentant peu écouté. Surtout, elle ne cesse de vouloir se comparer à la culture dominante qu'est la culture américaine, parce qu'elle ne connait rien d'autre qu'être le centre de toutes les attentions. Jalouse, elle essaye d'imiter, mais ça ne marche pas (et pour cause, on n'intéresse pas grand monde quand on parle des démons des autres au lieu des siens). Reste des genres peu appréciés du grand public qui ne voit que par la culture américaine et qui en ayant honte se reporte également vers la découverte des autres cultures du monde. Comme l'Angleterre, si la culture française avait un démon ce serait la culture américaine, la peur de devoir se comparer à elle, la peur d'être oublié et de ne plus être jugé à sa juste valeur telle une grand mère qui rappelle à ses enfants qu'elle aussi était belle autrefois. La culture française a pourtant des démons qu'elle met souvent en scène mais qui attirent peu l'attention de son public. Nos démons d'aujourd'hui sont la peur de la précarité, le conflit social et le conflit familiale. Bienvenue chez ceux qui n'ont pas de problèmes. Problèmes de riches, de gens heureux (qui ne le savent même pas)... "Les gens heureux n'ont pas d'histoire". C'est parce qu'il ne fait pas bon mieux vivre dans aucun pays du monde qu'il est difficile de se trouver des démons à combattre. Les nôtres sont minuscules, donc risibles. Parfois. Chez Maupassant, chez Flaubert non plus il n'y a que des conflits de genre "minimes", mais ils ont été porté par le rayonnement d'une culture à son apogée. S'ils vivaient aujourd'hui, ils seraient dépassés. Ce qui intéresse chez eux, c'est l'environnement bien français de la fin du XXe siècle. Un environnement déjà décrit dans d'innombrables récits, donc même si ils nous décrivent un petit village de campagne sans intérêt ou une chambre à Paris, ça nous paraît déjà fantastique rien qu'à leur évocation ; parce qu'il y a derrière tout une culture qui nous est familière, qui est familière au monde entier. Difficile d'avoir été quand on est plus, on ne sait quoi faire... Copier, réinventer ? La culture française se cherche...

Le plus ironique dans tout ça c'est que souvent, en dehors de la culture us qui n'a jamais de peine à mettre en scène ses démons (Freud s'il n'avait pas été Viennois aurait été quelques décennies plus tard Américains ─ d'ailleurs ses "théories" ne sont pas plus populaires ailleurs qu'aux USA), les cultures elles mêmes ne sont pas toujours les mieux placées pour parler de leurs propres démons. Du moins, de les affronter directement. Le meilleur film sur Hiroshima, le plus explicite, c'est un film français, Hiroshima mon amour. Le Tombeau des lucioles par exemple aurait pu traiter le sujet, mais a glissé timidement sur autre chose, une autre catastrophe (mais un démon tout à fait identique). Le meilleur film sur la part d'ombre de l'histoire française a été réalisé par Kubrick, avec ses Sentiers de la Gloire et ses "fusillés pour l'exemple". Les films sur la résistance ont été nombreux, mais sur la collaboration, sur le régime de Pétain, finalement, très timides. On préfère encore se souvenir des héros, plutôt que des monstres, or les héros sans monstre ne sont rien, et là, c'est comme si ces héros ne faisaient jamais face à leurs démons, comme si c'était du vent. Les collabos ? En dehors de Lacombe Lucien, j'en vois pas beaucoup.

Il y a un domaine que les Français devraient creuser, au lieu de vouloir imiter la violence urbaine américaine (totalement inexistante en France ou presque), c'est le film catastrophe ou de science-fiction sur la peur des envahisseurs, de l'intrus, de l'étranger. On imite leur violence urbaine alors qu'on habite sans doute dans le pays le plus sûr au monde, où il fait le plus bon vivre, alors qu'on a un point commun avec eux, même si notre approche est sans doute encore plus schizophrène, c'est la peur de l'autre, de l'intrus, de l'infiltré. La série V aurait dû être française, toute la gamme de film sur le thème des Envahisseurs marcherait ici.

Encore faut-il avoir des auteurs disponibles et écoutés (on peu avoir des auteurs mais ils ne sont pas toujours pris au sérieux... Ainsi entre mille exemple on peut citer La Planète des Singes de Pierre Boule ou encore Papillon de Henri Charrière). On pourrait traiter la Guerre d'Algérie, les attentats de la fin des années 90, le déploiement d'armée ou d'ONG dans le monde... Même ça, on ne fait pas, on préfère laisser faire par les autres. Quand la femme (française) de Richard Pearl sort un bouquin, ce sont les Américains qui l'adaptent.

Au fond, on peut se rassurer autrement. Si on a pas d'auteurs français qui influence la culture du monde, au moins on peut être fier d'avoir une économie (grand paradoxe) qui fait vivre une bonne partie du cinéma du monde (hors USA, quoi que beaucoup présente aussi, via Universal, le cinéma indépendant ou des co-production, hors Inde et Chine). Sans Canal+ et sans les redistributions sur recette à la production française (qui produit une très grande part dans le cinéma hors France), certains cinémas étrangers n'existeraient pas. L'influence de la culture française, elle est là. Pas d'auteurs, mais des producteurs. Un vrai paradoxe (une autre schizophrénie) pour cette culture qui met en avant autant "la politique des auteurs"... sans en avoir, ou plutôt qui refuse de voir les siens... De David Lynch à Almodovar, en passant par Wim Wenders, Nanni Moretti, Wong Kar-wai, Aki Kaurismaki ou Theo Angelopulos, les fonds français sont partout. Et tel les bons marchants, il n'y a pas mieux que nous pour mettre en valeur les produits venant des ces ailleurs, à travers une quantité impressionnante de festivals sur tout notre territoire. La France, c'est ni Florence, ni Vienne, mais c'est déjà Venise, et c'est déjà pas si mal. Mais faisons en sorte maintenant de ne pas couler^^.

Invasion
Rien d'autres à dire en fait dessus... Enième version d'une même histoire.

88 minutes
Morale assez douteuse. Doit-on influencer un témoin, lui suggérer de faire un faux témoignage pour être sûr de faire condamner un criminel pour qui les preuves sont trop faibles mais dont on sait « personnellement » qu'il est coupable ? Et doit-on laisser un avocat qui a été victime de ce même criminel officier dans son procès ? Pour ce dernier point, même aux USA, je crois qu'il y a des lois qui rendent impossible les conflits d'intérêts dans de tels cas... Un scénario donc qui est un peu bidon, à la moralité douteuse, comme en son temps 8m de Joel Shumacher... L'Amérique, le pays où les droits de victimes doivent occultés ceux de l'accusé... Où sont passés les films des Fritz Lang sur l'injustice, les lynchages... L'Amérique de Bush qui prétend ne pas l'être en faisant dire à son personnage principal à la fin "Je ne suis pas pour la peine de mort", un peu à la manière d'un bon petit Blanc disant qu'il n'est pas raciste parce qu'il a un ami Noir... La belle hypocrisie. La Justice a des règles. Si ses règles sont faillibles, ce sont à elles qui faut s'en prendre, pas à la Justice en se rendant coupable d'un parjure...

Trois enterrements.
(Voilà un exemple de co-production française, via la société de Besson Europa... Là, il n'y a pas seulement que des fonds, une bonne partie de la production est française)
Le film a été primé à Cannes pour son scénario d'abord puis pour son acteur principal (et réalisateur : Tommy Lee Jones). Le film méritait sans doute quelque chose, mais à mon avis, deux fois, la jury a ciblé à côté.

Pour moi, tout d'abord le film repose sur une bonne mise en scène. C'est comme souvent la qualité principal d'un film d'acteur. Le scénario est bien sûr de qualité, qui repose sur une bonne idée, mais il est tout de même étrangement foutu. Ça commence avec des récits qui s'entrecroisent à la manière de Pulp Fiction ou de Babel (normal, c'est le même scénariste), c'est très sophistiqué, on s'accroche pour comprendre et pour remettre un sens dans tout ça. On droit, au passag,e à une histoire un peu secondaire pour donner du charme à cet aspect du film, la touche féminine quoi. Et puis tout d'un coup, en plein milieu, le film devient un road movie, dans la pure tradition du western, une sorte de quête métaphorique, initiatique. C'est peut-être un effet voulu, mais si c'est le cas, c'est un peu mal foutu, parce qu'abandonner certains aspects du récit, ne les reprendre que brièvement par la suite et les conclure à la va-vite dans une gare routière à une demi heure de la fin, c'est un peu ballot...

Ensuite, donner le prix de l'interprétation au réalisateur, ok, c'est plus vendeur, il fallait bien lui donner aussi quelque chose (il n'a pas écrit le scénario). Mais il a beau avoir le rôle principal, il ne fait rien d'autre que dans ses précédents films, à savoir tirer une tronche plissée par l'effort ou l'incompréhension ou rester tout simplement impassible. Non pas que ce soit simple, mais il n'y a rien de nouveau là-dedans. Il avait montré qu'il était déjà un excellent acteur auparavant, alors pourquoi ne pas lui donner un prix pour son interprétation dans Men in Black ? Non, celui qui méritait bien quelque chose, qui a bien mouillé le maillot, qui en a pris plein la gueule, qui s'est mis en danger, c'est Barry Pepper. Mais c'est sûr, c'est plus glamour de laisser un prix à une vedette déjà connue. Honorer un demi-dieu et vous aurez toutes les chances d'être remercier en retour par les dieux ; mais honorer un gueux et vous aurez toutes les chances qu'il vous crache à la figure. Seulement, quand on honore quelqu'un, on doit le faire sans riche remerciement en retour, il faut être juste. Et là, c'est bien injuste de le filer à Jones... Il n'a pas appris à parler espagnol pour le film que je sache, ni à tirer la tronche...


I Am a Fugitive From a Chain Gang
Là, les démons exposés sont simples : la vie difficile des combattants du fronts au retour de la guerre, puis les conditions de vie dans bagne, puis l'État voyou, bref, il y a de la matière toujours à faire des histoires aux USA^^. Un thème de départ maintes fois utilisé par les américains (Voyage au bout de l'enfer, Les Plus belles années de notre vie, Né un 4 juillet... et un thème qui dans quelques années reviendra sans doute avec l'histoire actuelle de ce pays) (c'est sûr que quand on gagne la guerre, les soldats peuvent revenir, alors que la France, elle a perdu la dernière grande guerre et suce encore le pouce de celle qui l'a aider à s'en sortir...). Et pour le thème de l'injustice ou des conditions de vie des prisonniers, ils suffit de voir tous les films de Fritz Lang de la période américaine, jusqu'à la Dernière marche (même si là on parle directement de la peine de mort, plus du bagne)...

Les démons là sont donc bien réels, puisqu'il s'agit d'une histoire vraie. En fait l'histoire du film ne coïncide pas à la fin avec la véritable histoire, parce que le véritable "héros" de cette histoire après s'être échappé une seconde fois des travaux forcés, au lieu de perdre la boule comme Paul Muni dans le film, il part dans le New Jersey, y écrit son livre, et celui-ci sera presque aussitôt adapté au cinéma. Difficile cette fois donc pour le gouverneur d'extrader le forçat en Georgie, quand on le retrouvera peu après sa seconde évasion, difficile pour l'État de Georgie de ne pas respecter la parole qu'elle avait donnée au prisonnier quelques années plus tôt et qu'elle n'avait déjà pas tenue...

Mais la fin du film est bien plus cruel et lourde de symbole : cet homme qui est en fait le Jean Valjean américain, qui n'a rien fait au départ, qui s'échappe, dont on promet la grâce (qui ne viendra donc pas), qui s'échappe à nouveau et qui devient fou, complètement paranoïaque, cet homme, quand il vient retrouver la femme qu'il aime et qu'il n'a jamais pu épouser à cause des mensonges de l'État de Georgie, répond à celle-ci quand elle lui demande comment il fait pour vivre : "Je vole !". Cela dit dans un air complètement dément et en disparaissant dans l'ombre... Woooah ! Glaçant...

A peine deux ans entre sa dernière évasion et le film. Comme réactivité, on fait pas mieux. Et comme l'a dit bandini, cette histoire a au moins aidé à changer les conditions de vie des prisonniers en Amérique, parce qu'ils n'avaient plus le choix, après le buzz à la sortie du livre puis du film. Cependant, un peu à l'image des Sentiers de la gloire interdit en France pendant des années, le film a été interdit dans l'Etat de Georgie...

Un dernier mot sur Paul Muni, dont le seul autre film connu est Scarface. Je l'avais trouvé plus que moyen dans ce film, justement parce qu'il est très commun, c'est une sorte de James Stewart. Donc difficile de le voir dans le rôle d'un gangster. Mais là c'est justement ce qui fait sa force dans ce film : James Allen, c'est monsieur tout le monde, c'est pour ça que c'est fort et c'est pour ça qu'il convient parfaitement au rôle.

I.Now.Pronounce.You.Chuck.And.Larry
Très con (compliment). Ça se regarde.

Sympathy for Mr Vengeance
Entre bof et pas trop mal. Mais c'est le dernier film que j'ai vu, et j'ai dû réfléchir un bon moment pour rappeler ce que c'était que ce film... C'est tout dire.^^
_________________



Message13 Mai 2008 21:21
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